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Le fouet des joies ou les lanières du plaisir Sangles d’Eros, les brides du désir

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 20:37 (2016)    Sujet du message: Le fouet des joies ou les lanières du plaisir Sangles d’Eros, les brides du désir Répondre en citant

Le fouet des joies ou les lanières du plaisir


Sangles d’Eros, les brides du désir et les étreintes de l’âge mur


La pudeur des gens, l’arrogance des nuls et l’orgueil des cons.


DES FORUMS INJURIEUX


Le Web est un défouloir universel. Un cirque de gladiateurs où les tribuns mondialistes deviennent des juges sur le Net avant que la presse ne se réveille. Exercice de la démocratie su PC ou sur phone. Pour peu, ils exigeraient de voir sourdre des larmes et du sang, sur le vif, de leurs écrans. Justice est faite, on passe à autre chose ! On condamne rapidement souvent. On s’essaie à comprendre, parfois, sur le tard ! C’est valable pour les institutions empressées de faire pareil.







Qu’est-ce qu’ils n’ont pas reçu comme injures, sur les forums d’ici, de France et de Navarre. Le tout libellé sous des pseudos anonymes, à la suite leur banale et triste aventure. Pire que Daech et Zine El Abidine, les tyrans, les corrompus, les déviants, les déments et les pédophiles, aucune pitié face au L’couple dissident du MUR ! Pas une âme charitable qui dise au omniscients, ‘’attendez l’enquête, attendez le tribunal avant de les jeter aux ordures’’. Qui n’a jamais transgressé, chers lecteurs ? Allons, soyons miséricordieux ou simplement francs et sincères ! 
Tous les mots de la Bible et ceux du code pénal sont sortis pour les charger de péchés et de déshonneur. Les audits et les arrêts de l’Inquistion, celles d’ici et de l’Occident, les châtiments du Jugement Dernier et ses damnations, se sont imprimés avant terme, sur la Toile. 
Transparence et discrétion ne vont pas de pair. Mais, ce n’est pas une raison pour excuser toute la terre, ni jeter la morale et l’éthique, aux ordures. Il en est des vertueux qui n’ont plus d’instinct ni d’hormones. Il est des couples réguliers, des familles correctes et des amitiés professionnelles restées loyales et sincères. Plus que chastes et morales. Elles sont si rares, dites-vous, qu’elles flottent comme des anges en l’air ! Est-ce rare de stigmatiser les délits ou exceptionnel d’en voir ?


UN CAS DE ROMANCE


Omar Benhammad et Fatima Nejjar, cet amour de jeunes-vieillards n’est pas une verdeur méconnue. L’instinct d’Eros, le dieu-roi de l’amour, reste vigilant, mais quiescent quand la passion est corsetée par la conduite morale. Sanglée sur des corps, devenus frigides, gelés et fossilisés même, quand elle se réveille est devient ahurissante. 
Les hormones ont faim de chairs…De quelles façons disposent les individus ou les couples, pour se réveiller aux vielles relations du passé, aux amours dépassées, avec leurs vieux corps ? Il n’y a pas que l’esprit sur ce théâtre d’ombres, mais aussi un physique, des articulations et des muscles qui ont perdu beaucoup de leur force et de leur nécessaire vigueur. 
Mais que de fois, la passion, en délire, succombe aux faiblesses, pour tenter de s’éveiller et de s’ériger, en droit existentiel. Une autodérision face à l’autocensure et une tentative de revanche thérapeutique s’imposent contre l’autodépréciation et la perte de l’estime de soi ! Hélas, ces secousses ‘’virtuelles’’ sont parfois avilissantes et causent bien des dégâts et des déplaisirs, aux vieux jours. 


ETHIQUE ET FAIBLESSES


On crée la mémoire par les actes, c’est la vraie personnalité de l’être. On la grave par la répétition, la réplétion, en soi pour soi et aux yeux d’autrui. L’assurance des concepts et des actes reste un défi, pour chaque jour. Difficile de rester soi, obéissant au surmoi, quand sonne l’amour. A bas les masques ! Demandez aux psys, ils savent les dégâts des orages, les avalanches vaches, les torrents torrides, impulsés sur de vieux corps. Demandez aux lettrés ce que les tragédies grecques racontent. Les contes d’Orient, leurs mythes antiques, les secrets des rois maures et des guerres palatines, ceux des dieux et des félonies, le chant des aèdes et des troubadours…Ceux des sirènes, encore. Même qu’il était marié que de déesses, de sorcières et de sirènes, ne l’ont-ils pas, tour à tour, torturé ! Je parle d’Ulysse d’Ithaque. Toutes les histoires ne chantent que l’Iliade et son Odyssée. Le Mur a sa sienne de part, en ces jours, où tous les mots et tous les tours sont permis. Il en est qui frétillent de bonheur que ce Parti soit par la peste rattrapé ! En lui jetant tous les sorts en lui attribuant tous les tords. Triste bonheur, quand il s’agit de chanter des autres, leurs misères ou leur mort. 


FAIBLESSES, RIGUEUR ET PARDON


Les faiblesses du caractère face aux instincts, comprendre les hormones sexuelles, ne sont pas des états physiologiques ou pathologiques, partagés par les moralistes, les juristes et les biologistes. Hna daret khar ! Evidement, la morale, empreinte de devoirs et de droits, prime sur les libertés égotistes et sauvages. A cet égard, le verdict est une émanation de la moralité stricte. Les libertés intimes on ne rentre pas dedans ! Sauf quand ça devient public, indécent…ou incandescent ! 
Quand je ne vois que les rides qui restent à cet âge, sur la face et le sexe, devenus affables mais impuissants…
Quand je lis la presse, qui juge et maudit, en se moquant de la bouche de la Fatima, ladite pécheresse du moment, j’ai honte aux méninges plissées, qui tentent de réfléchir… Ils nouent de leurs mots, les nœuds de la corde qui au cou la serre !
Quand je vois la Presse se moquer du Makhzen, du Tahakoum, des Partis et du Gouvernement…Puis quand elle vient parler de traque et de stratagème, je vois briller les doutes et les cimeterres, là.
Quand je vois que les mêmes décident de pendre ceux du Mur, en se prenant pour la Justice, elle-même, afin de lui dicter, ce que la Masse, la Rue veut faire…J’aiguise les lames de la Guillotine.
Quand je vois la table des Douze Commandements sortir du Web et les cris d’orfraie transpercer la presse, en appelant les vautours à planer sur les corps…Je vois dresser l’échafaud sur les planches ! C’est Jeanne d’Arc qu’on brûle !
Quand je vois la Justice faire respecter les Dogmes et la Constitution, je me plie avec rigueur et confiance à leur sévère diktat. Mais, même si je respecte la justice, je demande grâce ! Je demande aux sages de trouver à tous une heureuse solution …
Inutile de charger les prédicateurs, pommés et pâmés, plus que ça, messieurs ! Le Maroc veut offrir son pardon à ceux qui ont fait des erreurs. Assez, il faut clore ce dossier et les laisser à leurs débats. Leur cruelle erreur les torturera toujours et leur Parti, plus encore que cela. Alors, les hommes, les leaders politiques, n’en rajoutez pas ! Ce serait une méprise, une injustice, une erreur,  que de vouloir généraliser les torts du duo et les affecter à leurs respectables communautés. Si la police a brillé à les attraper, traque ou pas traque, il est des millions d’êtres qui tremblent à leur place. Même s’ils n’ont jamais fauté. Que dire, à la société, ça suffit, pardon ! L’amour nous pousse à des choses, qui ne sont ni de la raison ni de notre propre ressort. C’est Satan qui allume les cœurs. Disons, l’instinct, le bas-instinct, comme les laïques, pour ne pas nous tromper !  


LE MONOLOGUE DE FATIMA


Soliloquie. Un deal pour un beignet face au Mur. Le mur des condamnés à mort, s’en prend aux siens. Pour un beignet, banalement partagé, sans autre symbole que le trou du vide,  pour la vue de la mer, le regard d’une vague qui s’efface sur le sable, pour un break d’une heure, un plan avec un homme, ô femme que fais-tu, là de bon matin ? Je suis femmes, ô mortels ! Que travailles-tu femme? Comment ? Je gère l’amour et les passions ? Pour qui et pour combien ? Au seul qui m’aime ! Moi et mes enfants, j’entends. On crée la mère, c’est la principale action, mais là, tu as divergé, ma sœur ! C’est  une minute d’enfer, je l’ai su, à postériori ! Je ne regrette pas, c’était écrit. Maktoub ! Les diable au corps, la santé, les instincts, c’est dans l’ADN, Docteurs ! La morale que j’enseigne n’y pouvait plus rien. Pour un moment d’altruisme, un sacrifice de ma part, sans cérémonie aucune ni joie intime, c’est moi seule qui brûle sur l’autel de la médisance ! « Fechiouchate Boulahya » ! Le titre une comédie digne des genres des Tayeb Laalej et Saddiki. 
Oui, j’ai failli et je ne voulais pas pécher, ni me faire surprendre ou méprendre ! Pour un instant de plaisir, virtuel encore, c’est toujours la femme qui paie ! Et comment faites-vous, vous, lors de vos fiançailles ? Vous êtes, tous intouchables ? 
Et cette morale aux moralisateurs, la vôtre de revanche, durera plus d’une vie, sur plusieurs générations. Pour une joie d’un instant, afin que ce prostatique se soulage, un acte vilipendé, le vécu comme un outrage, à la morale, à la loi, à vos consciences ! C’est pire, je voulais, il voulait faire comme les jeunes, cela, cette petite chose, dans la voiture ! C’est fou de vouloir rajeunir, quand le feu est devenu cendres bien étouffées !
Après la prière de l’aube ! Me voila humiliée, sculptée comme sur une stèle, là sur la place de l’échafaud ! Hissée pour être pendue. Une enseigne pour l’avenir, à l’usage des femmes que vous voulez, hypocrites que nous sommes, toujours souiller ! Celles des tragédies grecques que l’on enseigne aux petits, sont là pour m’excuser !
Pour un moment d’amour, je vaux une peine à jamais. Pour un projet, d’espoir les enfants, dans lequel je m’étais engagée ! Une romance qui m’emporte, ô âge ingrat ! Mais je ne suis pas la seule. C’est vous les hommes qui exacerbez notre amour et ravivez nos passions éteintes ! Avec treize enfants on les croyait mortes ! 
Et maintenant, vous m’humiliez et vous me juger, sans compréhension aucune ni aménité. Et si la police n’état pas de corvée, pour nous pister, vous n’auriez vu que du feu, le temps de préparer la fête ! Si elle n’était pas venue là, pour nous surprendre après nous avoir surveillés et vous dites, traqués ? Si c’est le hasard, je lui en veux ! Si c’est une conspiration, un complot planifié, qu’ils brûlent…de l’encens ! Car ils ont gagné ! Vous me direz plus tard, leurs sentiments. Et là j’attends où dorénavant ils vont tous fauter ! Ou frauder avec certitude. Nous sommes des humains ! En conflit avec plusieurs morales et civilisations…N’en déplaise à ceux qui nous ont formatés. Le destin…Arrête, ma sœur ! Ce n’est pas comme ça que tu t’adressais aux jeunes dans tes vidéos. Il y a comme une antithèse, un paradoxe certain. Nous sommes humains et donc faillibles. Rien n’interdit de tracer des balises sur le chaussée pour la réguler la circulation. Il arrive que ça paie, il arrive que ça flanche, mais il faut baliser quand même et tracer des indications aux utilisateurs. J’oubliais de vous dire que je ne vois pas beaucoup d’anges parmi ces usagers ou mes ouailles, ni chez les détracteurs. 


FATIMA REFLECHIT ENCORE


L’argent nous corrompt ! Le sexe plus encore, il est le moteur de la vie, sinon la vie elle-même, pour certains. Il est, je parle de l’amour, malgré les saints, les pudiques et les hypocrites, le moteur qui fait tourner la vie et les économies sur cette terre ! Celles de tous les êtres, je parle de la sexualité animale, et en premier chez les mammifères. Mais attention quand il vrombit, là sous le capot ! J’en sais quelque chose. Mais ça ne sert à rien de vous casser la tête avec les interdits, car parfois ça démarre tout seul. Mea culpa, car en fautant, je viens de m’en apercevoir, que moi aussi, ça flanche par instant.


LE MONOLOGUE DE FATIMA SUITE


Traîtres, je maudis vos traîtrises à venir ! Je suis devenue cendres et feu à portée de vos injures ! Qui de vous tous, les millions qui m’injurient n’a jamais péché sur cette terre ? Je ne cherche ni excuses ni pitié ! Qui de vous veut me brûler vive dans sa pureté incertaine ? Et qu’il ose mentir et me regarder dans les yeux ! Ou qu’il se cache, avant de me percer de ses vertus factices et ses mots outrés. L’enfer est dans sa bouche. Sentez-le ! L’enfer des hommes me juge sans compassion, pour avoir éteint le feu, et subi d’un gentil homme, la friandise ! Ô romance de la soixantaine, ô tragiques faiblesses ! Ô spleen ? Ô grand cœur des dames que nous sommes ! Ô Femmes qui s’offrent et se donnent, sans pouvoir compter, sur la valeur et la fierté des hommes ! Plus que de celui qui reçoit, la haine de ceux qui ne partagent rien encore !


CONTINUONS POUR ELLE


Hier et encore, dans les contrées à la lisière des pays civilisés, on exécutait les parias du sexe. Ceux qui bravaient les interdits du lit. Si on lapide encore de nos jours, Jésus sauva Marie-Madeleine des cailloux juifs et de la calomnie. ‘’Quiconque n’a jamais péché, qu’il lui jette la première pierre !’’ ? Leur avait dit le Messie. Et l’on affirme encore qu’il n’a jamais été crucifié et qu’il l’aurait mariée, cette deuxième Marie, qui porte le même prénom que sa mère, Sainte Marie. Mais si ce ne sont que des films, quelle est la part de vérité, quand on sait pour les premiers évangélistes que le Christ a été ressuscité, alors que pour les Musulmans, c’est au ciel il est monté, sans être crucifié. Le plus noble des cieux, l’Eden ! Cependant la synagogue juive, jalouse de ses attributs et prérogatives ne le reconnaissait pas. C’était un déviant, une menace qui les déstabilise. Un agitateur, un rebelle devait être éliminé publiquement afin d’assurer la pax romana. 
Châtier publiquement les employées du sexe, Dieu sait combien il y en a, dans toutes les villes du monde ! Donner la chasse à ceux qui s’embrasent…Pénaliser ceux qui montrent, un moment, une tendresse en public…C’est comme si le prophète Issa n’avait jamais existé pour remplir ce rôle-là.
On devrait dire autant des moralistes d’ici-bas. Leur rôle s’est barré. Pschitt, bah, le Mur va descendre et prendre le PJD qui vit avec. Un éboulement de plus de ces masures publiques ! Qui l’eût espéré parmi ses adversaires politiques ? Le parrain du PJD perd des points. A qui profite cet amour publique, si confondant ? On n’aura pas autant violé ce parti, que par les siens. Sombre affaire que cet instinct érotique de ces respectables amants. Vont-ils éructer, comme s’ils étaient la pureté elle-même ! La confusion et la honte, l’incompréhension va du droit des amoureux, promis ou pas, à leur contraire : le délit public, humiliant et malséant, régurgiteront-ils ? Et dans notre landerneau, en paysage hyper-moraliste ou carrément pour certains, hypocrite et perfide, c’est horrible, terrible et terrifiant. Et tonitruant, à la fois !  
En Mercedes donc, juste après la prière de l’aube, qu’a dû faire chacun d’eux, les beignets en main, face aux vagues, une petite échappée, pas trop loin. Voilà notre L’Couple des moralistes qui songeait à l’avenir commun. Loin de la foule déchaînée et de leurs flopées d’enfants. Ils avaient encore de l’ardeur pour se prendre par la main. Soudain, ils furent pris dans l’orage des urnes embrasées. Un été dramatique tonne et surprend. Une tornade et des ténèbres…Un tsunami de policiers qui fait une descente et qui déstabilise, un train qui fonce, un oued sous un pont qui devient un piège ! Les images donnent un autre vertige aux amants ! La police allait mettre fin à leur ouvrage du moment et à ceux où ils se connurent bien avant. Une tragédie sarcastique, un outrage torride, face à l’honnêteté certaine et classique des bonnes gens. Je ne doute pas de la leur. Sachant que n’importe qui peut pécher !
Des amoureux, ça s’excuse dit-on, ça se comprend ! Balivernes…Seulement ! Ceux qu’ils moralisent de coutume se retournent contre eux, bravement ! Qui fera le meilleur Youtube pour maugréer, injurier, moquer, comme s’il était plus pur qu’un ange de lumière ! Malgré les erreurs et les vicissitudes, nul pardon n’est accepté ou toléré ! Aucune miséricorde, que des malédictions qui fusent, provenant même des partis les plus modernistes, qui s’en vantent, en cherchant à arracher des voix ! 
Qui, de ceux méconnus de la presse, des concierges et des bonnes gens, qui n’a jamais commis de méfait ou de travers de sa vie ? Ils se réveillent ahuris ! Par delà les films pornos ou érotiques, qu’ils ont pu voir, sans accepter leurs passages au public ! Les braves amoureux, tombent dans le piège moqueur du destin. Un hasard malencontreux contre le Mur, une malédiction pour le Parti qu’on veut balayer de la Primature ! Ils furent donc remarqués, accidentellement, bénévolement, par une escouade matinale de gendarmes ! Laquelle aurait déniché, au sein de la voiture des noceurs d’âge mûr et retrouvé des traces de leur invincible destin et invisibles ébats. Un débat public se fait dans la sphère. Tous, nous devenons juges et partis ! Railleurs ! Que Dieu pardonne à nos juges de sévir tant ou de complaire. 
Avant de leur coller quoique ce soit d’illégal ou de les traiter d’union illégitime, leur cas, ne faut-il pas leur appliquer la loi du talion ou tout comme ? Il faut, parait-il, passer un fil entre les partenaires, pour vérifier s’il y a un trait d’union quelconque entre leurs parties génitales. Un lien organique. Et si ça butte quelque part, c’est qu’ils étaient bien collés. Alors, on cherche dans les mouchoirs de quoi leur faire un papier. On a crié au traquenard, mais vite on a été rassuré. C’est fortuit comme trouvaille. La presse a relayé la vérité ! Quiconque se doit de croire…
Euréka ! Celui qui découvrit la poussée d’Archimède, portant son propre nom, n’a pas fait mieux ! Ok donc, pour confondre les mutins, Machiavel ! Avant de leur passer la corde au cou, il faut leur passer un fil ! Et des juges pour constater l’intimité conjugale ou non. En plus des délateurs qui les auraient suivis ou pistés. Mais cette philosophie-là, la théorie du complot, est la preuve, ad absurdo, de ce qu’on fait en matière de relations entre les états, que l’on veut pousser à la guerre. 
Le masque et l’hypocrisie condamnent ceux qui se font prendre. Justice ! Les purs et les pires, d’entre-nous, les prennent à partie. Ceux qui en échappent, les châtient en retour, en se moquant bien des deux !


ZIRKA 


Ma muse est un moustique qui sans prendre de kif ou de coke succombe à chaque aube pour se délivrer de ses dieux. Je veux l’abattre pour tenter de sommeiller et rêver enfin. Seuls mes songes m’inspirent ce que mon esprit veut écrire. Mais elle me réveille bessif pour décrire mon combat avec elle, espérant mourir en martyr sous mes coups. C’est alors son testament, son épitaphe, de la kamikaze zélée. 
Elle lamine mon corps de marques comme autant de lanières. Sa façon à elle de me marquer, de m’attacher et de ligoter, tel un tribut qui lui revient ou un esprit possédé. Aliéné ! Ce sont les coups de fouet du plaisir, son flirt des machos, de vamps qui suce. Non ceux sanglants des rougeurs et des traces, celles des festins qu’elle attend. 
J’écris cette feuille de l’intérieur des veines, sous les décombres de ma colère, espérant vous la trouviez comme une bouée, une bouteille jetée à la mer. Je déteste comme toi lecteur, les parasites et je m’en veux de ne pouvoir vous en débarrasser. 


LES DIVINS  HAREMS 


Les prophètes, les messies, les empereurs, les princes, les sultans et les rois, ont leurs harems, je suis de ce moustique femelle, le sujet de sa loi. Elle me harasse et m’interpelle, je succombe à ses ordres et ses joies. Je suis son doux captif, son houri, son éphèbe…tant que je n’ai pas pu la tuer. Par faiblesses ou par morale ?


LA REINE DE SABA


Et voici la reine de Saba, son corps d’ébène, Balqiss et sa silhouette fine des somales éthiopiennes. La hourie du Yémen, splendide Néfertiti, du Nil la reine, Aphrodite ou Diane des hellènes, qui emporta le cœur du roi Souleymane. Salomon le magnifique, le fils de David, qui d’un jet de pierre, emboutit Goliath et perdit la Palestine. On paie, jusqu’ici encore son sinistre jet de pierre. Je ne sais laquelle choisir parmi les femmes qui coupèrent leurs doigts en rêvant de Joseph, le fils de Jacob, petit-fils d'Isaac, arrière-petit-fils d'Abram ! Ibrahim le prophète, qui nous enseigna l’Islam et nous fit bruns sémites de la chair de Hajar ! Ibrahim, l’ancêtre de Moïse qui apporta du feu les tables de pierre, en professant Dieu, ses Dix Commandements et en instituant la morale. La base des droits, des libertés et de toute citoyenneté.


LES HOURIES DES JARDINS 


J’ai laissé sur les ruines de mes souvenirs, cette nourriture divine, ce nectar. Aux autres de s’en honorer, là sur terre ! Splendide, élevée sur le mont de cet affluent ne amont de la Moulouya. 
La roche est un souvenir paléolithique ! Avez-vous vu ces fossiles de crustacées d’Erfoud. Là, sur les marbres de votre salon. Toutes ces dents de requins, que l’on trouve dans les phosphates de Khouribga et que vous absorbez, dans le savoir, dans votre bon pain et autres succulent légumes ! Hé bien mijotez bien cela ! Ces régions étaient  des fonds marins ! Et là, ils forment une grande partie du Maroc. Votre berceau, notre bercail, notre terre, notre patrie, pas très chaotique. Alors, tout près, c’est Missour. Etait-ce un rite que de plonger les invités dans la piscine ? Une façon de les oindre pour les embrasser dans la communauté après ce baptême ? Une façon de revoir la mer de nos origines ? 
Pousser l’invité qui vient d’avoir son bac ou le futur marié, le jour de ses noces, dans un bassin ou une piscine, c’est lui faire voir le fond de sa matrice, ou boire de celle-ci, pour lui rappeler son état d’embryon ! Avant qu’il ne soit accepté et qu’il ne dise amen ! 
Etait-ce le culte des eaux ? Celui sur lesquelles Jésus marcha un jour. Ou un rappel du symbole ? La Mer rouge, qui séparée par un étroit couloir, allait permettre à la tribu de Moïse, d’échapper aux armées de Pharaon, afin de rejoindre le Sinaï ? Moïse, qui lui même fut sauvé des eaux. Comme Joseph du puits, comme l’ancêtre Noé du déluge, et puis Jonas, Younes, l’homme du poisson géant qui l’avait avalé, avant de le recracher vivant sur terre !


CINE DE NUIT INITIATIQUE 


La passion, c’est curieux, c’est la beauté et l’esthétique à la fois pour les peintres, dans le même galbe. C’est la sensation de voir vos nattes blondes se balancer dans la course et sortir du pinceau pour s’étaler sur la toile. C’est celle d’admirer le brillant de sa crinière qui tombe en mèche sur le front haut de votre garçon. Ce sont des cheveux noirs qu’on lisse ou qu’on caresse, en les peignant ou en les voyant étalés sur le dos. Du nectar de peintre qui sort des toiles de leurs cadres, pour les rendre vivants !
C’est une image de cinéma, une scène de film qui te reste en mémoire. Pris de court, beldi, timide ou blédard, ignorant comment ça se passe, j’ai pissé au cinéma la première fois qu’on m’y a emmené. Et pour me punir, je suppose, on m’a circoncisé de nuit. C’est tordu pour toujours. Les anges dorment-ils de nuit ? Qui protège les mioches à leur place ? 
Qui fait l’audit de mes rêves pour transcrire ce qu’au réveil j’ai oublié ? Adulte, vais-je être sanctionné pour mes songes et mes cauchemars tordus ? Comment veux-tu, gros moche et pudique ignare, qu’elle s’intéresse à toi, la fille ainée de ce grand bourgeois du Batha ? Elle aurait pu être ta grande sœur, si son père avait épousé ta mère, en premier ! Heureux que le sort nous évite de sombrer dans les complexes, d’Œdipe et consorts. Assia, c’est le nom de ce continent inaccessible aux peuples africains, ces beldis paresseux, ces ruraux qui s’accoudent sur les pelles, et que nous sommes, sans nous renier ! 


LES ABORDS DE LA MOULOUYA 


Je garderais de la Moulouya et de sa cousine, de ses vertes pommes, un goût de fruit du paradis, l’extase de ce court été ! Je comprends Adam et Eve et j’en veux au pommier de l’Eden d’être si savoureux. J’avais eu le bac et c’est pour cela que mon jaloux camarade m’avait fait plonger, par surprise, en me poussant d’entrée dans le bassin de son home ! Je ne lui en ai jamais voulu. C’est le culte des eaux !
J’avais des yeux qui regardaient les sirènes, comme des êtres mythiques et interdits. Nourris de contes et de mystères, le ciné et les lectures y étaient pour beaucoup. Les prières confuses, les désirs inhibés, j’étais, comme beaucoup à l’époque, timide, bien plus qu’un peu. 
Son absence de mes rêves était sacrée. Elle était déjà au ciel, quand sa noble mère nous voyait nager. Inaccessible sirène, me vois-tu maintenant que tu es là-haut ? Aucune réponse des esprits invisibles. Les ombre ne discutent pas, elle psalmodient.


ANIMALERIES LA RECRE DE LA PAONNE  


De retour à Missour, j’ai acheté du souk un renardeau. Un chiot avec déjà une belle queue. Je l’avais acquis parce que j’aimais les animaux et celui-là était particulièrement beau. Je devais l’emporter chez-moi, dans deux jours, afin d’enrichir ma cour. 
J’avais encore Mousmée, la dogue noire, une chienne acquise du bar, avant qu’un os de poule, au lendemain d’une fête, ne l’emporte. J’avais mes cobayes en cage. Le lycée n’ayant pas voulu me les acheter pour ses cours et TP de biologie ! Mes pigeons vivaient sous les vignes, dans cette aire du jardin où mon père leurs donnait à manger. Mais Tchita, ma guenon d’Itzer ne m’avait laissé que son crâne, une fois morte après avoir été mordue par sa voisine de chienne. Elle, qui depuis sa cage de la terrasse, d’El Gara de Fès-jdid, vivait sous l’olivier de la cour ! Edentée par endroits, il me sourit encore. Moi qui avais aimé et qui regrette ma poularde, morte des suites de sa ponte, je voulais élever ce renard, comme on élève un chien de compagnie. 
En repartant ce vendredi-là, quel ne fut ma surprise et mon dépit, de voir que le renardeau s’état éclipsé. Son sac d’osier était vide et la porte du réduit ouverte complètement. Est-ce la bonne sirène de Naïma qui l’avait libéré ? Ou sa noble mère, la mère de mes camarades de fac et de lycée ? Je les ai tous perdus de vue. 


HASARDS ET RENCONTRES, 


Les cimes des bambous dessinent dans le ciel des formes érotiques. Laissez-les lire les portées des étoiles qui percent de la brume du matin. En se balançant, sans que personne, des moralistes aux puristes de la politique, hypocrites, on s’en doute, ne trouve à redire pour pénaliser ou maudire les impétrants. Alors que ces colombes sur le fil d’en face et ces pies, en l’air s’attirent et battent des ailes mutuellement, personne ne vient leur coller un PV et les traiter d’illégitimes amant.   
Ce fil qui pendait du petit tabouret, comme tenu par un cheveu ou un fil de toile d’araignée me gêne. L’enlever, c’était laisser tomber le tapis de prières, de la balustrade, vers le salon. Et, descendre le chercher, c’est devoir prendre du retard, quitte à voir la route pleine de voitures. Et tu es entre elles, elles se coincent les voitures, en se gênant les aux autres, dans le comble de la pagaille de ce même matin. 
Et qui sait ce qu’il en est des accidents fortuits, en de pareilles circonstances ? Où tout le monde est excité, stressé empressé ! Des accidents fortuits, comme cette ‘’chasse à la cour’’ de ces troublions du Mur, qui se sont rassemblés dès l’aube, pour admirer Eros. Là, presque innocemment, quasi en cachette, en face des vagues de leur patelin. Il tenait un chapelet de beignets chauds entre les mains. La chaleur inspire d’autres gestes, même chez les pudiques moralistes ! De bas, de si terribles, mais si normaux instincts ! 
L’homme n’est pas né avec des ailes. Même si les religions et la morale tentent de les lui faire pousser. On dit qui veut faire l’ange fait la bête. En fait celle-ci est bien en notre dedans ! Il faut être gentil à deux. Constamment amoureux et corrects, pour rester loyaux et fidèles. Sinon, quels que soient l’âge, la morale, les vertus, le surmoi et leurs freins, la balance vire à bâbord, vers les instincts. Et ça vous penche, votre curé vers le chœur des enfants et votre moraliste de prédicateur, vers la catin ou la collègue du ministère du coin ou du patelin. 


LA VIE FRETILLE 


Que signifie, toi la couleuvre, cette morsure au bras, quand le jardin et ses réduits entre  les pierres te sont interdits, alors que le coq des voisins, vient faire l’orateur et lancer son cri, son chant, du haut du balcon ?
Que signifient pour toi ces images des mégapoles avec leurs millions de fenêtres d’immeubles éteintes ou allumées ? Toutes ces citées peuplées, de tous ces pays, leurs milliards de gens, leurs actes de mangeurs majeurs, leurs actes de vains amours, la peinture de leurs chambres, la musique qu’ils écoutent, les images fugaces de leur téloches, les chants cris de leurs enfants, les cris des passants. On mange et on dort…Quand on peut le faire dans la paix ou sous les armes des guerres. Je vois ces villes explosées, cet enfant brûlé, comme ces milliers d’autres, réfugiés, migrants, ou jetés dans la mer. Chacun ses soucis et on va chômer ou travailler.
Que signifient ces balancements des feuilles de ce jeune néflier du balcon, là, en face des fumées des bus et des nuages des cafés du bas ? 
Vous me dites que l’homme, façonné bibliquement, évolué ou pas, vivant sur terre depuis 500 000 ans, qu’il est en train de lancer des sondes sur des planètes, qu’elles atteindront dans 20 ans, et que, tel satellite tourne déjà autour de Saturne ou de Vénus. Ça me rend tout petit tout ça ! 
Et vous les richards du bled, de l’occident et d’Orient, comment vous sentez-vous ? Vos milliards, votre culture, c’est bien joli ! Mais vous n’allez pas garder longtemps tout ça ! Toutes les planètes ont des noms des dieux latins auquel plus personne n’y croit. Aucune ne s’appelle Jésus, Yahvé ou Allah ! C’est comme si les astronautes, astronomes ou astrologues, n’y croyaient pas ! Ce serait disais-je stupide que ces milliards de milliards d’astres soient vides de vie ! Et le canular serait qu’on soit les seuls à avoir été inventés pour bousiller cette terre, son climat, ses espèces, dont la putain de nôtre, et à guerroyer si religieusement. Je reste songeur malgré mon admiration pour toute vie et toutes ces créatures que je vois paître, paraître, forniquer ou voler, afin de vivre et disparaître !


JE REVIENS AU TEXTE INITIAL 


Va, coule et repart dans ton désert, va fleurir les fermes de madame va jusqu’aux plages, va créer des villes maritimes, des hôtels de loisirs, près des forêts, plages, des monts te de azur. Des chantiers pour athlètes pour nous médailler plus un jour. Des cirques et des zoos, des jardins et des cours. Va créer pour les touristes des clubs et des écoles, des aires de repos et de villégiature. Et enfin beaucoup d’ateliers et techniques et de peinture, de ciné et d’écoles, d’architecture et de sculpture. Là où il en faut toujours des routes, des dispensaires de soins et de des écoles.
Coule sur Oujda qui affronte les séparatistes d’Alger pour les inviter à venir prospecter ici et à prospérer en retour. Et vous barrières minées de fer, de béton et d’acier, de fils barbelés, vous ne pourrez jamais séparer les amis ni les frères. Ceux que j’appelle au nom des libertés, des cultes, des langues, des mêmes seins et de l’ADN. C’est impossible de les séparer demain, même si des struggles ou des rixes, se seront infiltrés sur ce territoire et ces terrains, pour des décades encore. 


O Père et toi Bab Riafa, mon école, et vous splendides jardins, c’est un algérien de Tlemcen, la jumelle de Fès, qui vous fit, comme ce double café Bab Dkaken, ses projections, sa musique classique, sa culture orientale des cadres indigènes et des premiers nationalistes et puis cette avenue, devenue Hassan II, qu’on célèbre et qui borde le cinéma Empire, notre deuxième école, et ses plus importantes administrations voisines.  


REVES D’UN JOUR 


Rêve de circoncis. Avec ton nom, Assia, écrit par deux fois sur le mur de la maison nouvelle, avant de faire les classes prépa…Celles de Mme Boutefeux au primaire ! Rêve de la mère des rouquines, la blonde de Neptune. La bombe blanche, la sirène orientale, aux nattes majuscules. C’est pour ces filles de rêve que je publie en guise de lauriers sur leurs corps, cette autre bible. Des commandements rageurs pour t’avoir trompé, ô harem interdit, pour toujours. A l’ombre des pleureuses, qui incinèrent tes larmes et crient tour à tour leurs amours, sur les livres des maures, d’où se sauvent les gaietés, les plaisirs comme des gerbes de fleurs. 
La joie d’écrire, ma rage ma fureur, c’est un talisman dédicacé, pour jeter un sort. Dédié à l’infect insecte qui se nourrit de mon sommeil. Et je peine de douleurs et en colère, quand l’assassin de mes heurs m’échappe des doigts tremblants, qui voulllaient sa mort.


Je reviens à ces filles de mon école, pudiques et toujours respectées. Je reviens à celles qui faisaient la gym aux collèges et lycées sans burqa ni burkini. Je les imagine sous des tuniques et des voiles, toujours libres et égales. Nous n’avions aucun complexe de supériorité. De nudité ! Ni elles d’échappatoires débiles. Nous étions pudiques et stériles, émasculés chapardeurs, kleptomanes, de stylos ou de couleurs, adeptes des plaisirs solitaires, paresseux parfois, rarement copieurs, mais jamais grands filous. Et aucune de nos filles et nos sœurs, n’entendit un mot déplacé, ni harcèlements, ni coups, ni injures. Nous étions d’une correction innée exemplaire. On ne nous a jamais menacés de punitions ni d’enfers. Juifs, espagnols français, algériens, arabes, mulâtres et berbères étaient égaux, quasiment identiques. Nous étions encore colonisé et libres d’être de nous-mêmes ! 


DE L’ECOLE AUX PARTIS


Nous étions enfants, sous le protectorat, beaucoup le sont restés adultes, minorés après l’indépendance. Les temps changent, s’entassent et tabassent. L’inquisition s’est éprise de morale et de la religion, comme de notre avenir posthume et de nos jours. Nos mères n’ont pas changée de look. Elles sont restées elles-mêmes, jusqu’à leur mort. 
Les partis étaient nationalistes, ils voulaient un pays pour nous, un état indépendant où nous serions plus libres…Maintenant, les partis politiques sont innombrables et peu différents. Allah, al Watan, al Malik restent l’essence fondamentale de leurs programmes comme nos armoiries. Ils sont 40. Un chiffre fatidique qui de la caverne d’Ali Baba ou des 4 dormeurs les interpelle ! Ils œuvrent pour la religion, pour se rapprocher de nos corps ! 
Une prison de plus, une camisole de force ! Ils se font démocrates, libéraux, justiciers, progressistes, modernistes, authentiques, canonique, islamistes, pour se fédérer Dieu, et utiliser comme ciment et attirance, Allah, le Seigneur. Comme si nous étions des apostats, des adeptes de Satan, en mal de miséricorde. Qui d’entre-eux est donc de la cuisse du prophète ? Qui aurait pu sauver Omar, Othmane ou Ali ? Qui sera après notre résurrection, dans l’audit et la sanction, le jour fatidique du Jugement dernier? 
Faut-il avoir une carte du Parti des amis du Palace et de la Trésorerie pour être un bon citoyen, reconnu donc tranquille? Faut-il détenir un visa français, un passeport rouge, une calotte noire, un fez grenat, pour espérer la gloire en leur paradis ? Non, j’irais en citoyen, qui critique cette ville, restée pourrie, juste pour aller voter pour les meilleurs espoirs du moment ! 


ET TOI DONC LA PRINTANIERE !


Je salue cette rencontre après tellement d’années, mais je ne vais pas divulguer ton nom ! Te rencontrerais-je un jour, si ton chauve n’est pas trop jaloux ? A propos, il a quel âge de plus que moi ! 
Je me souviens de ces marches sous les palmiers en face de la Résidence, au sortir du restau. C’était un rite plaisant pour t’accompagner chez toi, quand je te rencontrais. Souvent en silence, tirant mon vélo, nous parlions peu. Je suis toujours aussi timide, mais bavard de l’intérieur, en pensées. Et ça carbure toujours ! Tu fus comme d’autres une victime de Thomas, le matheux raté de Moulay Slimane, qui nous fit tant de préjudice et de misère, par sa nullité prospère. On ne comprenait rien aux maths modernes. 
Rhabilla ! Un jour tu as sombré dans les mailles du pharmacien, préférant la tête quasi chauve et le cœur d’un gars riche et bien arrivé, et que tu ne connais pas, à cet étudiant, défriqué, qui n’avait jamais demandé ta main. 
Pudique et timide, respectueux surtout, je n’avais jamais parlé d’amour, ni fait d’avance, ou parlé de quoi que ce soit de brûlant. Je me rappelle nos grèves et ces tristes légumes achetés, ce jour, pour les partager avec toi ! M’avais-tu offert un jour quelque consommation, halal, chez toi ? Non ! Je ne m’en souviens guère. Je n’avais rien pour te pousser à faire ce genre de premier pas ! Non je n’y avais pas droit. J’étais juste le garde du corps de l’après dîner, parfois.
Un jour nous avions déjeuné à trois chez ma mère. Une mouche crevait l’atmosphère. C’est une autre, Tesse, qui me prit par la main ! 
Oui, j’avais vu les tiens de bourgeois, si hautains. J’ai usé par hasard, dans le tard de leur voiture, pour une fortuite rencontre, sans lendemain ! 


CURES THERMALES


Merci les compagnons qui m’avaient ainsi bizuté. Ah ya Moulay Yacoub, ah ya Rabat, ah ces voisins de Braham, ô la Tour Hassan ! Mon défunt père, qui est là-haut, se soignait ici et là-bas, dans de pareilles cliniques, pour les choses d’ici-bas ! 
N’ayant pas fait lettres, comme toi ma past-belle, ni continué dans la peinture, comme celle de la cervelle que je t’avais offerte ; pire, simple docteur depuis, en froid avec cette Académie que doit gérer un de tes maîtres arrivistes, un vieil assistant ; pire, regrettant d’être illettré, je me rappelle de tes longues nattes blondes, si bien tressées.
Médecin des pauvres, comme sermon et attache, j’offre à mes amis, les parfums que j’achète ou que je reçois. Mais, avec les chaleurs, ça s’envole aisément. Ce sont des larmes en fait versées sur les flancs de mon ‘’Pourquoi-Pas’’, le bateau échoué après le Titanic. Oui, tu as dit à Ben Nanni, tes regrets à cette occasion. Usant de cette formule magnifique qui me gonfle l’égo. ‘’Avec 10 comme lui, le Maroc serait comme l’Amérique.’’ Oui, par-delà les progrès, c’est un continent, un pays lointain. Comme pansement, on ne fait pas mieux, pour inhumer dans ses langes, un pharaon dans un sarcophage. 
Tu as dû oublier maintenant, que vieillie, sans hormones, tout ce capharnaüm de petites virgules. Les cheveux rares et blanchis, plus petite encore, comment vas-tu ? Tu as des enfants qui ont dû t’occuper, un mari qui te solde ? En retraite depuis une décade, je présume. Je parie que malvoyante, puisque tu ne m’as pas revu, tu ne me liras pas non plus, ce biotape* sur le Web. Ne cherche pas ce mot, c’est un néologisme, conçu pour t’épater. Le comprendre comme une biographie, tapée sur les touches du clavier et par celles de mes méninges. 


TROIS MILLIARDS


Si tu vas à la Mecque et que tu voies le roi, le messie ou ta cousine de princesse, dis-leur de me rendre mes millions. Ceux que j’espérais ! Cette dote que tu as ratée ! Ces odes que tu ne sais pas écrire et ces vers que tu as esquivés. 
Lis-leur mes aphorismes pleins de sagesse, offre-leur en hommages mes panégyriques qui bouillonnent de voluptés. Et qu’ils reçoivent en guise de wissams et de médailles ces splendides senteurs qu’ils n’ont jamais délectées ! 


SI JESUS,  QUI EST VIVANT, ME LIT


Si Jésus, qui est vivant me lit, qu’il soit mon témoin béni, pour ce que j’ai dit ou omis de penser. Juste, pour ne pas blesser. Qu’il soit mon témoin auprès de Jéhovah et des anges. Et quand ressusciteront nos prophètes et ancêtres des musulmans, ses sémites et bruns successeurs, Sidna Mohamed et Sidna Ali avec Fatima, qu’il défende en avocat, Sidna Aissa, leurs héritiers. Leurs et fils et continuateurs, pris dans la tourmente des faux califes et messies, ces sanguinaires des dernières années et autres orgueilleux parangons. 


LE CYCLE  ZIRKADIEN*


Ignoble femelle de barbare monstre sanguinaire non voilée, tu vibres et tu voles jusqu’aux sangs avant t’attaquer et de pondre chez ces femmes de monstrueux enfants, sans cervelle ni crâne. Je les compare à toi, ces monstres daéchiques et de la trempe des Trumps de l’instant. Quels racistes cachent-ils dans leurs programmes assassins, xénophobes et colons ? Tu ne les a pas procréés, ils sont juste de ton ignoble espèce, Moustique. Nés pour pomper et tuer sans comprendre, pour prendre, voler ou casser. Ils te sont similaires, ces barbaresques vampires d’Orient et d’Occident.
Mais ce soir je te libère, sans don de mon sang ni de ma chair. Va, retourne au jardin, parmi les fleurs et les mâles ! Oublie les concierges bavards et les comptables radins. Cherche ta subsistance dans suc brun, le pollen jaune et le miel rouquin.
Ô Musulmans, cessez donc de multiplier nos calvaires, face aux plans mortels qui nous sont destinés et qui les font danser de joies. Trouvez une solution, une résolution, honnête et moderne, loyale et crédibles avec notre culture et nos racines, pacifiste, il se doit, un deal civilisationnel, diplomatique, pour les contrer avec leur logique, les confondre avec leur erreurs, pour discréditer leurs délires de supériorité ! Un compromis positif qui aille avec l’Islam, sans défaitisme de celui-ci, en phase avec les progrès la concorde et la paix au sein de la même humanité. Je n’ai pas dit humilité ! Ni profil bas, comme voudrait l’exiger monsieur Jean-Pierre Chevènement, qui nous rabroue et rabaisse, avant de prendre fauteuil dans sa fondation. Seulement, Chevènement est partagé entre la « liberté » de porter le « burkini » et « nécessité d’ordre public ». Comme il a déploré la « polémique subalterne et stupide » suscitée par son conseil de « discrétion » aux musulmans.
O maîtres du monde ! Au lieu d’exploiter les peuples jusqu’aux et aux os sangs, au lieu de dilacérer les chairs et de les exploser, ô maîtres du monde, qui nous maltraitez, et vous les empereurs qui souffrez leurs seigneuries, cessez d’immoler les bêtes que nous sommes ! Dieu, ne veut pas de ce tribut-là ! Sur notre dos ! Donnez-leur leurs droits dans les terres où ils campent sous les armes, au lieu de les martyriser et de les éclater. Rendez-leur l’estime qui leur est dû, à ces militants, valeureux et emportés. Cessez de mentir à l’histoire et aux urnes. 
Même si je dois les faire, ce sont des vœux vides, pire que pieux ! Je me les assène, sans gloire, puis-je être pour cela mortifié ! Et paraître avec une candide splendeur, de toubib absurde, utopiste et niais. C’est facile de faire l’histoire ou de ne rien faire pour eux, messires les richards ! Vous qui déterminez la guerre et la paix, le travail et l’aisance, les souffrances de la mort et celles de la vie. Vous qui déterminez la politique enfin, chez les assujettis que nous sommes. Et vous m’excuserez Lecteurs de tant de longueur dans ce bout de roman-feuilleton. Celui de la comédie lubrique et fatidique, cette virtuelle et peu vertueuse vie. 
Les plaisirs et les douleurs, sont à deux doigts les uns des autres dans nos concepts et récepteurs cérébraux. Paradoxal paradis, virtuel et fictif, ou réel et vrai pour certains ! Les récepteurs et les nerfs qui vont vers nos cerveaux, interprètent et guident nos sens, nos sensations et nos sentiments. Le site de la personne, celui de l’égo, de la conscience, de la vie de l’être, de vous, de moi et de cet animal-là est dans ce package-là ! Un amas de ‘’graisses’’, des cellules vitales, aux liens complexes. Paradis perdu ou réel, il est donc là, en celui auquel il échoit. 
Je n’ai pas de mots pour sublimer mes rêves simplistes et que j’oublie rapidement, la plupart du temps. Je n’ai pas le moyen de cristalliser mes phrases et de les frapper comme des sentences ou des aphorismes. 
Le spectre des idées s’envole comme un fantôme qui ne laisse plus d’images sur le miroir en partant. Il est là le livre, le poème, qu’elle a sculpté. Mais la plume s’est envolée à la recherche d’un autre paon, pour sublimer ses ailes et illuminer sa roue. Il vole comme un pigeon blanc au-dessus des lèvres closes et suturées de ces ères sanglantes.


DANS CE BAGNE, DES SENTENCES…


A Nathalie de Bab Riafa. Si je l’avais épousée ma mécène d’une semaine, sa fille ne serait pas devenue belle parmi ceux qui l’illuminent.
Aphorismes. J’ai succombé aux blessures de cet air que tu appelles ‘’amour’’ ingrate ! Il n’est que magie et sorcellerie. Il n’est que rêves et possession. Il n’est que boniments pervers, rites, culture et simples usages. Il n’est que manigances, manœuvres et pièges pour leurrer et posséder ! La gentillesse et les cadeaux ne sont politique et politesse, une corruption faite de rites de rachat. 
La tendresse du chat, la fidélité du chien, c’est plus direct ! Il ne donne rien à sa victime ou à sa dulcinée. Les cris, les griffes et les morsures, le sang, les ruades, ne sont que des gentillesses ! Des expressions vraies pour l’approche mâle entre ces animaux. 
Chacun sa sauce et son chaudron, jusqu’à mijoter ou calciner. Et il renaît après chaque cuisson, pour nourrir et subsister. C’est ça l’amour, si vous m’avez compris. Il y a une part de don et de sacrifices, autant ! 
Je suis venu en pleine guerre, il n’y avait pas de lait chez ma mère ni chez l’épicier. Ce sont des sœurs comme, Sainte Mère Térésa de Calcutta qui m’ont alimenté au Batha.
D’autres bébés chaque jour sont emportés ! De père orphelin, soldat, menuisier, ou chômeur du quartier. Cet autre a vu son père, un résistant de la campagne fassi, emporté dans la vague des réactions coloniales, avant d’être né. Nous étions sous les lois de la colonie. 


Dr Idrissi My Ahmed, le 04 Septembre 2016 


http://www.marianne.net/au-maroc-deux-leaders-islamistes-arretes-flagrant-delit-adultere-100245526.html


      
 
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Mar 6 Sep - 20:37 (2016)    Sujet du message: Publicité

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