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REMINISCENCES

 
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DR IDRISSI MY AHMED
Soleil
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Inscrit le: 22 Juin 2008
Messages: 895
Localisation: Kénitra

MessagePosté le: Mar 26 Juil - 10:56 (2016)    Sujet du message: REMINISCENCES Répondre en citant

REMINISCENCES 
  
Je suis allé en pèlerinage, à la rencontre des dieux, en nostalgie. 
Je suis parti sous les chaleurs torrides, pour me ressourcer... 
  
Au jardin public, le  bassin aux alevins de grenouilles grouillait. 
Un Eden  que la statue de Lyautey à cheval, solennel, seyait 
Un jour, à l’ambassade elle fut rendue. On ne l’a plus revue ! 
  
Même pas au musée du Batha, comme relique historique, 
Près de la cage de Bouhmara , le révolutionnaire  révolté. 
Ni du mémorial signé par les manifestants du onze janvier 
  
Même pas au musée du Batha, comme relique historique, 
Là ou des armes, des ustensiles, des tapis suspendus 
Là où les esthètes de par le monde viennent lire leurs poésies 
Et compulser les manuscrits de la Qaraouiyne d’à côte 
  
Ce monde vert qui fait face à mon école, longtemps oublié... 
Est depuis, bellement enjolivé par une gracieuse princesse ! 
Une djinn amarante, la rousse Lilith qui hantait les lieux ? 
Une élégante, native d’une famille andalouse, du quartier ! 
  
Elle a embelli le lac de canards et d’oies; les oiseaux y grouillaient. 
Comme la Résidence, ses  portails, ses allées, ses palais … 
Si c’était un succube on aurait vu des corbeaux et non des pies. 
  
  
J’ai reconnu les pontelets où les rivières aux flots ronflants coulaient. 
Il n’y a plus de barques, mais des pécheurs qui sur leurs cannes, patientaient. 
  
Là, le bastion aux trous pleins de volatils, l’un deux, en haut juché, 
Faisait la sentinelle,  les alarmant de ma rare et insolite venue. 
Vient-il enfin  explorer la niche qu’on a mis des ans à trouer ? 
Ou remplir les trous d’ogres de lampions  et de grigris ? 
  
Tiens, il est là, le timide écolier !  Alzie* lui a fait tout oublier : 
Les siens et leurs tombes, les maitresses et leurs noms effacés. 
Les oncles et les tantes dans les cimetières somnolaient. 
Fès n’est qu’une ombre jaunie que les jeunes fuyaient. 
  
Ou cherche t-il une camarade qu’il n’avait pas su intéresser ? 
Trop jeune pour faire comme les garnements et lui plaire, 
Tirer les nattes de Lucifer ou embrasser la craintive Zemranie ! 
  
Vient-il  récupérer ses ballons perdus sous les muriers ? 
Là aux abords du café maure, en face du portail des murets, 
En bas desquels, Harba et Aicha Betit, aux halqas jouaient. 
  
Théâtre de rues, contant les légendes et mimant les tragédies. 
Les musiciens, tambourins, violons, pipeaux et flutes d’osier, 
Nous délassaient sous le chant des norias, qui frôlent les palmiers. 
  
  
C’est là que notre aède, le chantre Taïb Laalej a tout appris. 
J’oublie  Doukkali, Belkhayet de père Menuiser, aussi. 
J’obvie cette peste du quartier, Fatah Lamghari ! 
Vilain gosse de la Fontaine, jouxtant notre atelier, 
Terreur du m’sid coranique où j’ai vu les gamins empennés ! 
  
Par delà la rivière les deux cafés-jardins de Benkebil à Jnane Sbil, 
Le pépiniériste municipal, l’ancêtre de Nour, ma petite fille. 
Là,  le joueur de trois cartes, une fois, la seule osée, je l’ai gagné ! 
  
Là chantaient pour l’élite de Fès et ceux de Moulay Idriss, le lycée 
La reine de la musique, Oum Kalthoum,  Mohamed Abdelwahab, 
Le maestro d’Orient et Farid, les éternels aux grands airs amoureux ! 
  
Et puis ce mystique, qui montrait le nom d’Allah sur les doigts, 
Ployant en courbette, il disait que son corps écrivait Mohamed. 
Dans la posture du gymnaste qui priait, il lit le nom du prophète. 
  Alzie*, est le diminutif de Alzheimer, que j’ai inventé..
  
  
A suivre 
Dr Idrissi My Ahmed, le 25 juillet 2016 
  

_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Mar 26 Juil - 10:56 (2016)    Sujet du message: Publicité

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