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NIET MONSIEUR LE MINISTRE A L'OUVERTURE DU CAPITAL DES CLINIQUES AUX BOUCHOUKARA

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Dim 4 Jan - 18:20 (2015)    Sujet du message: NIET MONSIEUR LE MINISTRE A L'OUVERTURE DU CAPITAL DES CLINIQUES AUX BOUCHOUKARA Répondre en citant



 DR IDRISSI MY AHMED
      aamm25@gmail.com
          0661252005








  
NIET MONSIEUR LE MINISTRE A L'OUVERTURE 
DU CAPITAL DES  CLINIQUES AUX BOUCHOUKARA 
 

 
  
  
 
 
  
 
 
A Son Excellence Monsieur Le Professeur El Houssaine Louardi  
  
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
Bonjour Excellence,  
 
 
Que l’année nouvelle vous soit favorable et sans erreurs au ministère !   
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
Niet Monsieur le Ministre de la Santé !  
 
 
  
 
 
Là, vous vous gourez N'âamasse ! Ne sinistrez pas la Santé plus qu'elle ne l'est ! Les dossiers mal hérités, qui vous poussent ou vous obligent de commettre cette forcenée et regrettable erreur ! Sachez calmer, je vous prie, les ardeurs qui vous trompent et qui vous piègent. Et qui nous lèsent, en offrant à la flibuste mercantile, la chair de nos malades, comme on avait offert les fantassins du rif aux canons coloniaux du Nord ! 
 
 
  
 
 
Vous, Monsieur le Professeur, votre parti, le PPS, le Gouvernement péjidéen en seriez devant l'histoire les architectes, les promoteurs, voire les pathétiques revendeurs de nos chairs ! Rien que ça et sauf votre respect ! On voit mal un excellent praticien, adepte de l’idéologie doctrinaire socialiste, telle que revisitée par pragmatisme et adaptée par consensus aux mœurs du pays et à l’esprit de la nation, céder faute de territoires aux étrangers, l’avenir de toute une profession. D’autant qu’il en est le tuteur légal au ministère, le professeur idoine et le doyen illustre et et le garant du succès de ses disciples. 
 
 
  
 
 
Laissez-leur leur travail à nos professionnels, qui sont vos lauréats et vos collègues ! Encouragez-les, à partir de votre Ministère ! Poussez les médecins marocains, vos collègues et vos pairs, vers le succès dans leur magistère, en excipant de leur supériorité technique, de leur formation et de leur savoir faire. Ce face aux étrangers dont on colporte et on vante la supériorité ! Ethnique? Celle de leur simple identité d'étrangers, Le marocain, friqué ou sans arrogance est féru du label étranger. Complexe du colonisé oblige. Vous le savez, et vous voudriez bien qu’on ne vous accusât point de cultiver encore plus ce complexe dénégateur ! Vous détruiseriez nonobstant, ce qu'il y a de plus noble dans la Médecine, l'humain au profit de la rumeur, du bizness et de la fausse réputation. Vous qui les représentez avec honneur, vous avez besoin des médecins marocains pour faire le Maroc et non point de mercenaires ou d'aventuriers pour vampiriser le secteur !  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
Tant de travail et de temps, tant d'ambitions civiques et humanitaires, férues d'engouement scientifique, ont été investis par ces médecins et leurs familles. Il est juste et de bonne gouvernance, Excellence, que de respecter jalousement leurs droits. Et aussi judicieux de faire respecter l'adresse et l'ardeur dans le métier de ces privés qui rendent bien service à La Santé, ce Ministère que vous servez magistralement ! Pour tenter de devenir des cadres, vos collègues, ont consenti bien des sacrifices ! N'est-ce pas dangereux et partial que de les sacrifier de la sorte et de jeter aux orties leurs justes intérêts dans leur pays ! Et ce, malgré les longues études sur lesquelles vous avez-vous-même veillé longuement !  
 
 
  
 
 
Il n'y a pas que le lucre en médecine. A Casa au CHU, à la fac, aux urgences, en Réa vous n'avez pas connu la dureté matérielle de la moitié des médecins qui opèrent au Maroc ! Celle des généralistes, parent appauvris du système de soins et cinquième roue de la calèche ! Beaucoup d'entre nous souffrent des fins de mois mortelles et terminent très mal leurs cursus de vie.  
 
 
  
 
 
Les médecins n'ont même pas de couverture sociale ni de retraite pour leurs vieux jours…Songez-y Maître ! Commencez par cela, s’il vous plaît, à coté des formations post-universitaires, qu'il est temps d'offrir et d'organiser systématiquement dans ce pays !  
 
 

 
 
 
Avec un professeur à la tête de ce Ministère, jetez-en les fondements ! On se rappellera de vous comme fondateur ! Et non comme celui qui aura poussé le libéral marocain, à la reddition, devant les appétits féroces des  investisseurs, qui pourraient trouver ailleurs, là au Maroc, d’autre créneaux pour fructifier leurs biens, au lieu de parasiter un secteur, longtemps sacré, qui a toujours appartenu aux seuls médecins. Quelle place laisseriez-vous à ceux qui ayant fait chirurgie dans vos hôpitaux, ou complu à dix ans dans vos services, d’orl, de cardio ou de gynéco, et qui voudraient une fois libérés, investir simplement dans leur propre domaine, dans des cliniques, sans se mouiller ailleurs ou se pervertir autrement ! 
 
 
  
 
 
Est surtout, pitié pour votre beau parcours, car nous vous admirons tant. Et vous le savez Monsieur le Doyen. Nous n'avons pas besoin de vous jeter des fleurs, Si Louardi ! Ne refaites pas l'erreur de la création des cliniques CNSS. Une forfaiture anti ordinale, non réglée à ce jour. Elle aura été pour notre sensibilité éthique, pire que la création d'un certain état colonial et raciste en Palestine ! Libéraux par choix, par culture et par essence, ayant vu hier, l’Ordre dépassé par la forfaiture, nous ne pensons guère autrement ! L’histoire, ‘’ le principe de ne pas être juge et partie à la fois’’, nous ont donné raison, après quarante ans de malversations, de débauchage et d’errements ! Et depuis, de tergiversations !  
 
 
  
 
 
Ces Polycliniques, qui tardent à fermer ou à retrouver preneurs locaux, s'étaient ouvertes avec l'arrogance inique de l'ère ‘’saturnienne’’ antérieure ! En bravant l'Ordre d'abord et le Ministère ensuite et depuis toujours, en déviant ses cadres, ces médecins du public, de leurs offices, en tant que fonctionnaires de l'Etat. Cette forfaiture s'est incrustée dans les mœurs, comme une seconde nature, difficile à extirper, tant les passe-droits sont devenus monnaies courantes ! En rabattant sans frein ni pudeur ses malades, en racolant ses médecins, en les déviant, en les empêchant de faire intra-muros, le travail hospitalier pour lequel ils sont payés... D'autant qu'on raconte et qu'on en tait encore, les actes de dilapidation des biens des assurés, par les véreux gestionnaires de la Caisse de l'époque.  
 
 
  
 
 
Ce fait, fut un viol en cette époque quasi féodale. Ce forfait de leur création avait créé un précédent. Un forcing pour enfanter un Secteur pirate, bâtard comme il se doit. Lequel avec forfanterie et une arrogance inégalée, déviait les spécialistes et les profs de leurs services hospitaliers et de leurs obligations strictement universitaires. Si des malades et des étudiants ont en souffert, c'est d'une certitude qui se passe de chiffres et de commentaires ! Le passé ne sert qu'à illuminer l'avenir. Et nous espérons tellement de clarté de votre part, Professeur Louardi. 
 
 
  
 
 
Cette confusion, ces dépassements, ont contribué à appauvrir les hospices de la Santé Publique. D'abord en privant automatiquement les hôpitaux de l'Etat, les premiers, des apports des mutualistes et des assurés sociaux, d'un pactole non négligeable, qui eusse pu permettre de moderniser les hôpitaux d'alors ! Car ces formations ont été spoliées de la prise en charge des assurés sociaux, des mutualisés et même des malades non assurés, '' des clients'', les grands payants disait-on, qui se déversaient sur ces hospices, plus attractifs ! Livrés à un secteur né rabatteur, ils ont été servis !  
 
 
  
 
 
On en est encore à chercher des repreneurs étrangers pour colmater la Bavure anticonstitutionnelle en leur fourguant ces unités. Ces cliniques qui doivent commencer à tomber en ruine et à se démoder, ne représentent plus peut-être que des charges salariales et des terrains immobiliers pour les éventuels acheteurs ! Une aubaine !  
 
 
  
 
 
Evidemment pour placer de l'argent sale, il n'y a pas mieux comme opération ! Evidemment, les prix de cession resteront totalement ou partiellement dehors ! Sauf miracle ! Mais, de notre part, ce ne sont que des supputations… 
 
 
  
 
 
Le Peuple n'a pas encore compris où pourrait le mener cette bavure. Une des exactions qui ont failli ternir encore plus vos prédécesseurs ! Cette extravagance que vous devriez éviter aussi, en tant qu'homme propre ! Sans vous inonder de fleurs ! 
 
 
  
 
 
Votre opération de vente de la Santé aux étrangers, cette opération serait parallèle à celle des concessions des services par Basri ! Qui plus est, elle se commettrait sur le dos des seuls médecins libéraux. Elle livrerait les marocains malades, ligotés et conditionnés, aux conditions drastiques des investisseurs. Chose ‘’instinctivement naturelle’’ pour le lucre qu’ils viendraient chercher. Les autres secteurs libéraux en seraient soulagés!  
 
 
  
 
 
Un investisseur, avec sa m'halla de pontes en affiche, ne viendront que pour le gain, sensu stricto. En dehors de quelque rares cadres étrangers, qu'apportent-ils aux Régies et au Marocains, pour rafler tant de bénéfices ? Augmenter les tarifs, malgré les accords, ils trouveront et les combines et les complices parmi les ‘’honorable conseillers. Quitte à abuser de la confiance aveugle et de l'ignorance des ''indigènes'', nos gens seront prédatés ! Vous ne pouvez pas avoir les yeux des Inspecteurs de la Santé, constamment vigiles et sincères, sur les dépassements et les manquements. Seuls critères de gains chez certains racoleurs qui profitent de leurs nationalités, bien introduites et quasi immunitaires, pour s'offrir des passe-droits, si naturels sur le dos des autochtones ! La nature humaine est ainsi faite.  
 
 
  
 
 
 http://www.sendspace.com/file/tm8fsn 
 
 
  
 
 
Seulement là, dans le domaine de la santé, c'est le seul ''secteur libéral'' que vous voudriez punir et pénaliser en soldant aux capitaux privés et aux étrangers, un package de malades ! Leurs malades ! On parle volontiers et ostensiblement du savoir faire étranger…Certes ! Est-on réellement selon vous, Maître, si mortellement à la traîne ? Où déjà éteints ? Et à quoi seraient dues nos défections en tant que marocains ?  
 
 
  
 
 
Les taxes de TVA et de Douane sur le matos, jusqu'à 37 % ! Nous n'avons pas cessé de les décrier aux plus hautes autorités de la Nation, à partir de l'AAMM. Nous persistons à réclamer pour la Santé une révision des impôts sur les maladies et les soins. Un appel, une supplique pour les Hauts Lieux aux fins de Réforme Fiscale. Cette révision de la législation prédatrice en vigueur, se doit trouver en vous son leader ! Des taxes punitives des malades, indirectement partiales et iniques s'appliquent uniquement sur le dos des malades, respectant ceux qui sont sains ! Elles s'appliquent sans vertu ni équité, pour renchérir l'accès aux soins.  
 
 
  
 
 
Ces taxes moyenâgeuses, telles les dîmes et la gabelle, sont une espèce insane de chaînes, de boulets et de carcans, qui handicapent et enserrent le cou des seuls malades. Elles frappent ce qui est essentiels et vital aux seuls malades, leur juste droit à la santé ! Le diagnostic, les soins et les médications en sont bridées. Ces taxes indirectes, sournoises et perfides, inconscientes pour la masse, sont naturellement appliquées avec un sadisme effarant sur les patients ! Appliquées tant sur les instruments, le matériel, les réactifs, les intrants que les médicaments, elles pénalisent tous les secteurs, et les Hôpitaux et les Caisses de remboursement.  
 
 
  
 
 
Cette cherté supplémentaire bloque les investissements et la modernisation de par la plus-value, taxative et vexatoire, qu'elle englobe lors des achats. Cette partialité, qui ne frappe que les couches malades est inique, antidémocratique, contre-productive et anti-citoyenne ! Convenez-en, Excellence ! Elles pompent votre budget d'équipement médico-pharmaceutique  de plus d'un tiers ! Vos propres achats en sont réduits. Les modernisations nécessaires et les investissements potentiels, ceux de la Santé Publique, la première, en sont inéluctablement affectés, monsieur le Ministre. Prenez-en conscience, de nouveau, Naâme a Sidi !  
 
 
  
 
 
Et si retard, il y a en matière de cadres, d'équipement et de services dans les services de santé, tous secteurs confondus, ce serait la faute de qui, Maître ? De ceux qui avant vous, ont détérioré l'enseignement au Maroc ! Comme l'a stigmatisé, avec un magistral courage, Sidi Mohammed qu'Allah le guide ? Et qui plus est, la Santé, notre mère à tous, s'en ressent et vous en êtes l'un des témoins les plus objectifs !  
 
 
  
 
 
Ainsi, en ne pénalisant que le secteur médical privé, par la pénétration étrangère, vous acceptez d'épargner de fait les autres fonctions libérales. Par équité, ou par glissement jurisprudentiel, inéluctable, l'Etat devrait leur appliquer la même politique d'ouverture ! Pardon, les offrir à la même curée invasive extérieure ! Et puis surtout, en élaguer ce qui ne servira à plus rien, les Marocains ! Car les Etrangers, sensés être riches et meilleurs praticiens, plus que admirés des nôtres, sont libres d'opérer en leur milieu conquis et tolérant, le Maroc. Il faudra dès lors commencer à fermer ces p….de facultés, que l'on décrie tant et pousser au DVD les enseignants restants ! Et là, retour au sublime et magistral discours de SM : "  
 
 
  
 
 
Cesser de fabriquer des chômeurs" ! Je parle des marocains devenus superflus et inopérants, qu'il faut marginaliser, au profit des Gouares*. Les porteurs de capitaux et les capitalistes, d'origines douteuses, en mal de blanchiment dans notre Eden fiscal.  
 
 
  
 
 
Donc, avis aux libéraux de tous les métiers confondus sur cette menace qui plane sur leurs fonctions ! Pendant que les Occidentaux s'enferment et s'enkystent, protégeant les leurs du chômage et des intrus, même européen, nous autres, nous nous ouvrons à eux ! Des vétérinaires aux dentistes, des pharmaciens de ville aux architectes et aux avocats, devraient fermer leurs boîtes et leurs caquets, au profit des groupements d’investisseurs, des Siadna N'sara ! Car l'Etat, en mal d'argent frais, honteusement complexé et déficitaire en cadres, puisque non formés par lui, viendra à leur appliquer la loi  martiale, pardon la loi médicale !  
 
 
  
 
 
Tous les métiers libéraux, seront à la merci des exo-capitalistes, qu'ils soient du métier médical, ou pas ! Qu'ils proviennent d'ici ou d'ailleurs, ils seront les bienvenus pour chasser ceux qui n'ont étudié localement que pour cela, et qui n’ont comme pays que Ça ! Le Maroc est une belle concession, pour ne pas dire plus de son ouverture intime, pardon de son éventration ! 
 
 
  
 
 
Les privatiser, ces cliniques et demain les cabinets, par les anciennes métropoles est une sanction pour les pays vaincus. Cette forfaiture nouvelle portera, avec prestance, le nom de celui qui en permettra le premier la pénétration. Ceci est donc un projet de recolonisation du Maroc, par ce Gouvernement nationaliste ! Malgré le fait qu'il ait à sa tête des ministres, des patriotes, qui ont juré fidélité au Roi, pour la sauvegarde de l'Indépendance du Maroc, pour son unité, autour de la personne emblématique et agissante du Roi!  
 
 
  
 
 
Seulement cette opération, cette confusion, cette parodie économique, est un opprobre moral ! Elle aliénera les Marocains les plus affaiblis, les malades ! Ceux que vous avez aussi juré, un jour, de servir. Et nous de soigner et maintenant d'en défendre la dignité et les intérêts de ces concitoyens, en tentant de vous expliquer, avec ardeur, notre opinion !  
 
 
  
 
 
Cette déconfiture ouvre la voix aux Saigneurs ! Elle crée le précédent, ouvre la porte et la dérive, sur tous les métiers libéraux disais-je donc, en menaçant leur existence, carrément. En justifiant de leur nombre, de leur insuffisance et/ou de leurs compétences on les pousse au chômage ou à l'extinction. Car vous voyez déjà, avec leurs crises économiques patentes, les gens du Nord venir se déverser chez nous. Nous sommes si hospitaliers, si largement ouverts et si bienveillants envers nos anciens colons ! Les Médecins, leurs médecins et autres cadres libéraux, profiteront de nos concessions et de nos faiblesses pour inhiber encore plus la production et la formation de nos cadres. Je ne suis pas du FN, j’abhorre ses thèses, mais je suis conscient des dérives potentielles que cette greffe, que ce bricolage pourraient faire de notre métier, de notre magistère et  nôtres !  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
Car nous tolérons tout, au nom du conflit du Sahara. Aussi, nous-pénétreront-ils avec plus de libertés et d'engouement encore. Libres de toute cupidité, nous subirons, désarmés par tant de béatitude, les invasions des privés étrangers. Oui, là aussi, ça fera du boulot et de la création de travail….Sic ! Et les nôtres, hé bien,  ils iront se réchauffer au Mali ou faire les hitistes* sur les contreforts du Mur ou de la Mauritanie. Je me demande ce qu'auraient fait un Guéant, un Hortefeux ou une Lepen, s'ils étaient des cliniciens marocains !  
 
 
  
 
 
Honte à nous et à nos prédécesseurs pour cette question irrésolue des polycliniques ! Je propose comme solution maroco-marocaine que la Santé Publique les prenne, ces cliniques CNSS, au dirham symbolique. Les absorber pour les sauver, avec leurs acquis, leurs malades, leurs médecins et leurs arriérés ! 
 
 
  
 
 
Cher Maître 
 
 
  
 
 
Vendre des sociétés aux étrangers va ! Des terres, ça passe encore. Mais là, des patients ? Les vôtres ? Si c'est offert, c'est un pari antisocial. Mais quelle honte pour ce Gouvernement de récupérer les erreurs et les concepts trompeurs de ses prédécesseurs ! Autrement dit, si ce projet est maintenu par votre équipe, on croira qu'il n'y a plus de nationalistes parmi vous, au Gouvernement ! Aucun homme de sensé chez l'élite de la Nation, pour comprendre le danger potentiel de cette hypothèque, sur ses cadres efficients ! Et ça rapportera, tout ce bazar, combien de millions au Maroc ! Des prunes ! 
 
 
  
 
 
On croyait Basri mort avec sa permissivité, ses licences d'ordures et d'eaux, offertes aux sociétés de travaux étrangères...Nous sommes incapables de ramasser nos ordures ! On a encore besoin des colons pour nous en montrer le ‘’où’’ et le ‘’comment’’ les déposer ! On aura fait appel à des Ponts-et-chaussées pour combler nos incompétences ! Quid de nos malades, auprès de nos médecins ? Ça avait commencé par Rabat, la capitale du pays ''indépendant'', avant d'aller à Tanger, l’internationale, pour s'installer à la Casa ! Casablanca, la noircie, qui a été stipendiée dans le dernier discours du Roi. Regardez les grèves, les insuffisances, les détritus et les immondices. Et ces prix de l'électricité qui deviennent pour le Peuple, exorbitants !  
 
 
  
 
 
Encore un mot, maître 
 
 
  
 
 
Cependant, les cliniques d'ici ou qui vont débarquer de l'Au-delà, les spécialistes goulus de banalités, les vendeurs en pharmacie qui opèrent les premiers actes, les gestes simples et les soins, tout comme les changements permis sur nos ordonnances, en avisant ou sans en aviser, ce n'est certes pas général. Puis ceux qui filent directement les malades aux spécialistes, en premier! Méconnaissant du rôle familial et préliminaire des généralistes, tout comme ceux des herboristes et des charlatans ! Ça ne les gêne pas, les généralistes. Ça fait partie des dégâts. Délaissés, dénigrés, notre déception est devenue organique. A titre d'exemple combien de médecins ont été médaillés ? Je ne parle pas du Nobel, mais positivement et simplement des Wissames ! Toutes les professions défendent les leurs et les illustrent ? Les nôtres, nous rabaissent, nous écrasent notre patrimoine professionnel avec une exaction terminale dopée d’une offense nationale de surcroît. 
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
A l'ouverture du Parlement, on ne le dit pas. On ne le sait pas, on ne le sent pas ! Le Ministre de la Santé ne pense pas y mettre de l'ordre, tout seul. Ça ferait tomber l'édifice sanitaire un peu plus vers le bas. Ou carrément chuter le Gouvernement, pour une année ‘’chabatique’’ encore ! Mais ce qui devait arriver, arriva ! Le feu vert de la loi passe au vert en nous grillant.  
 
 
  
 
 
Mettre de l'ordre dans des comportements éthiques, au milieu de la confusion générale entre blouses blanches et au sein des compétences diverses, vous n'y pensez pas, ce serait pire et plus dur que les travaux d'Hercule dans nos écuries d'Augias ! La Santé et ses lobbies, est un dilemme complexe et délicat. Mais vous avez eu le courage de l’affronter. Merci Patron !. 
 
 
  
 
 
Ce qui fait que cette histoire de cliniques, mercantilistes ou post coloniales, ne nous mord pas, nous les Généralistes privés. Car nous sommes vaccinés après avoir perdu toute réactivité immunologique et toute place dans les agendas des nôtres ! Déçus ou déprimés, désorientés, ayant vu leur métier devenir dérisoire, leur œuvre minorée et leur avenir cassé, plus rien n'émeut ni n’intéresse les médecins ! Une strate sociale, naguère fière, doit subir votre puissant et drastique karma ! En véritables apatrides de la médecine, exilés dans notre ‘’ propre‘’ pays, malmenés, nous n'avons plus aucun espoir, aujourd'hui dans nos cadres, ni dans cet avenir incertain. Et les facultés continueront de procréer des ‘’bacs plus 15’’ pour grossir les factions, fêléesn, crades et criardes, d’en face du Parlement !  
 
 
  
 
 
Seulement, il y a comme un sursaut civique quand on voit commettre l'impensable. Ça nous fait mal à notre Pays, qui jette l’opprobre sur ses derniers retranchements ! Et nous n'allons pas faire du 20 Fev, pour amuser les hooligans de la politique ou la galerie des badauds. Ni aujourd'hui, ni demain. Soyez en tranquille, gérez en paix, leur deuil et leur crépuscules. Ils n’en valaient pas tant ! Nous vous faisons confiance encore, Monsieur Louardi, pourtant. 
 
 
  
 
 
Maître Baddou avait caressé l'échine des siens ! On avait marché dessus. Ça casse ou ça passe! Matraquées, personne ne les respectera plus, ces blouses blanches ! Trois mille, fussent-ils médecins, furent d'un coup désacralisés, comme des fœtus avortés, des fétus de paille. Le message de la pimpante avocate fut clair. Elle s'est défendue en immolant les siens. Nous n'irons pas tirer des ânes caricaturaux devant le Ministère, ni nous dévêtir ou nous donner des coups devant nos séides du Parlement. Socialement parlant, ce fut une violence contre l'éthique que l'histoire retiendra. Nous ne jetterons pas nos blouses ! Et par respect, nous ne nous déshabillerons pas non plus, devant les caméras du Parlement ! 
 
 
  
 
 
Car, il s'en va de la dignité, résiduelle et combative, de toutes les blouses blanches. Des médecins et des malades aussi. Car ceux-là, du moins, doivent croire en leurs médecins et continuer de faire confiance aux praticiens que vous formez. Et le deal, ça ne va pas loin en soldant les secteurs clés de la Santé, mais en réparant les dols de ses acteurs citoyens. En nettoyant, en encourageant, en rendant justice. Et en communiquant, ce que vous ne cessez de faire, brillamment.  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
Seulement si la reddition du Ministère est totale, et si vous êtes obligés d’être aussi activement permissif devant le mercantilisme invincible ambiant, quels garde-fous restera–t-il aux malades ? Quelles garanties aux  médecins contre les excès attendus du patronat ? Ceux impériaux des financiers, parachutés des cieux !  
 
 
  
 
 
Les manigances et le snobisme outrancier, les passe-droits arrogants des investisseurs, ont de toujours donné leurs preuves, ici ou ailleurs ? Ce ne sont pas des infos ou des rappels que l’on donne à un socialiste avéré. Il connait la musique, il sait par charisme et idéologie, tout ça ! Leurs dépassements et leurs malversations, ne sont pas des craintes mais des faits, partout où l’on va ! Quelles garanties laisseriez-vous ainsi, à vos confrères vaincus, quand vous ne serez plus là ?  
 
 
  
 
 
Monsieur le ministre, 
 
 
  
 
 
Le fait de vouloir solder les malades aux étrangers est donc une bavure anachronique. Vous avez l'exemple pernicieux et permissif des autres services municipaux ! Ou autrement, il faudrait nous importer tout un Gouvernement ! Les étrangers sont comme nous et nous ne se sommes pas pires, pour vous laisser vendre notre réputation, nos malades ou notre travail ou celui de nos aides ! Et si les cliniques tombent entre les mains des mafieux, des pontes à l'argent facile, comment leur appliqueriez-vous les lois ? Ce seront eux qui proposeront leur ministre de la Santé, pour défendre leurs intérêts seulement.  
 
 
  
 
 
Une incompétence, un manque d’idéal et d’idées, va encore ! Mais, une inconscience antipatriotique, comme celle de la vente de la médecine, la formation d'un 4ème néo-secteur, cosmopolite, extatique avec ses protecteurs dans les pays amis. Nous solder, à l'instar de tel service ou de telle autre concession, est finalement une trahison de la Nation. Une trahison du Peuple qui devrait pouvoir s’honorer en comptant d'abord sur les siens ! Ou qu’on ait rien compris, esclaves que nous sommes des capitaux, malgré nos diplômes ! Et puis, cette affaire est une défection de notre administration et de nos représentants qui manquent de gouvernance, en optant pour le plâtrage…Comme ce fut pour le secteur pluribricolé de l'enseignement. Après le discours de SM le Roi, on devrait en tirer un enseignement. 
 
 
  
 
 
Cela rappelle le deal du protectorat des années 1900 et l'appel '' obligé '' aux colons pour éponger nos dettes. Auriez-vous un Abdelkrim au Nord pour vous réveiller ? Et un autre Ali Yata pour taper sur la table, afin de reprendre les valeurs socialistes initiales de votre Parti, et que nous respecterons, lui et ses hommes, ses militants de toujours! 
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
 
  
 
  
Dr Idrissi My Ahmed   
  
 
Kénitra, le 20 octobre 2013   
  
 
Repris le 03 janvier 2015   
  
 

_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com


Dernière édition par DR IDRISSI MY AHMED le Mar 6 Jan - 23:23 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 4 Jan - 18:20 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 6 Jan - 23:19 (2015)    Sujet du message: NIET MONSIEUR LE MINISTRE DE LA SANTE ! Répondre en citant

PUBLIE AUSSI SUR 


Non, Monsieur le Ministre de la Santé !
Source : http://www.oujdacity.net/national-article-98168-fr/







http://www.alterinfo.net/Niet-Monsieur-le-Ministre-de-la-Sante-_a109371.html



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MessagePosté le: Jeu 15 Jan - 21:09 (2015)    Sujet du message: Le CESE prend le contrepied du gouvernement Répondre en citant


Le CESE prend le contrepied du gouvernement  
 
L’avis du Conseil sur l’ouverture du capital des clinques aux investisseurs privés non professionnels jeté à la poubelle par El Houssaine Louardi




 
 

 


Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de plaider en faveur des opposants au projet de loi relatif à l’ouverture du capital des clinques aux investisseurs privés non professionnels. L’avis que l’Assemblée générale du Conseil a adopté à l’unanimité a, en effet, considéré que ce projet de loi présentait des risques en l’absence d’un service public fort, d’une gouvernance adéquate du système de santé et d’une couverture médicale universelle. 
Les membres du Conseil réunis lors de sa 45ème session ordinaire tenue le 18 décembre 2014 ont estimé que ce projet de loi ne s’inscrivait pas dans une politique de santé intégrée, socialement équitable et économiquement viable et que ses objectifs et sa finalité ne répondaient pas à des besoins fondamentaux. Pis, ils ont considéré que ledit projet ne s’inscrivait pas pleinement dans l’esprit de la loi-cadre 34-09 visant la complémentarité des secteurs public et privé dans le cadre d’une carte sanitaire et ne pouvait nullement contribuer à l’amélioration de l’offre de soins pour tous. 


Selon le Conseil, ce projet pèche également par une absence de définition des « garde-fous » à-même de pallier les dysfonctionnements et insuffisances actuels et de garantir une mise en œuvre adéquate de ses dispositions, lesquelles souffrent d’imprécision, de manque d’exhaustivité et de garanties. 


A ce propos, l’avis du CESE indique que plusieurs risques sont envisagés dans le cas de la promulgation d’une telle loi. Ainsi, le projet en question risquerait d’accentuer les déficits actuels dans le secteur public et de réduire l’offre de soins publics, d’aggraver les inégalités, la précarité, la pauvreté et l’exclusion sociale, d’augmenter les dépenses des caisses d’assurance-maladie, de grever de manière inconsidérée les dépenses des ménages et, à moyen terme, d’élargir les effectifs de la population acculée à recourir au RAMED et aux autres filets sociaux, de priver les patients de leur liberté de choisir le médecin et l’établissement de santé qu’ils veulent, d’induire une dépendance fort importante à l’endroit des capitaux étrangers et d’introduire un système monopolistique extrêmement néfaste. 


Pourtant, cet avis n’a pas eu l’heur d’avoir grâce aux yeux du ministre de la Santé puisque son texte de loi a poursuivi son cheminement législatif sans avoir pris compte, le moins du monde, du fait qu’il y a eu saisine du CESE par le président de la Chambre des représentants le 29 octobre 2014, et avis motivé de ce Conseil. Pis, à l’heure où les membres du CESE discutaient dudit texte, ce dernier a été soumis à la commission parlementaire idoine pour discussion. Mieux, il a été approuvé et adressé à la deuxième Chambre où il est actuellement en discussion. 


« C’est absurde et personne au sein du CESE n’a compris ce qui se passait. C’est peut-être l’une des exceptions de la démocratie marocaine», nous a indiqué Dr Moustafa Chanaoui, secrétaire général de la CDT Santé et membre du CESE qui nous a révélé que les membres de ce Conseil ont fortement déploré cet incident qu’ils ont jugé de grave et attentatoire à la démocratie. D’après lui, l’ombre des lobbies n’est pas loin et ce sont eux qui ont manœuvré dans les coulisses pour que l’avis du CESE ne soit pas pris en compte. « Le projet de loi va être promulgué alors qu’aucune étude d’impact n’a été faite », nous a-t-il précisé avant d’ajouter : «Il faut s’attendre au pire. On craint que le secteur de la santé subisse le même sort que celui de l’enseignement». 

 
 


 
 

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DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:41 (2017)    Sujet du message: NIET MONSIEUR LE MINISTRE A L'OUVERTURE DU CAPITAL DES CLINIQUES AUX BOUCHOUKARA

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