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LE STADE, OUZZINE, BENKIRANE ET NADIR, QUID DES RESPONSABILITÉS ?

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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Localisation: Kénitra

MessagePosté le: Jeu 25 Déc - 01:56 (2014)    Sujet du message: LE STADE, OUZZINE, BENKIRANE ET NADIR, QUID DES RESPONSABILITÉS ? Répondre en citant

LE STADE, OUZZINE, BENKIRANE ET NADIR, QUID DES RESPONSABILITÉS ? 
  
  
« Bonjour et bonnes fêtes, dans la paix, à tous. 
  
 
Je ne sais pas ce qu'aurait rétorqué Plékanov à cette admirable analyse du Pr Nadir Yata, faite mûrement à posteriori. Lui, cet activiste au pseudo communiste, si féru du forum et si interactif face aux éléments.  
  
Réponse à un article de Nadir Yata de ce 24 décembre 2014 sur www.lnt.ma 
http://lnt.ma/blog/fahd-yata/ 

Vous dites,  '' passivité inadmissible ''. N'est-ce pas une retenue tactique, si rare en fait à notre époque ? Une précaution sage chez Benkirane, lui qui est d'habitude aussi prolixe que véloce ? Si les autres partis de cette coalition remixée, dont le PPS de feu Si Ali Yata, sont restés précautionneux, après le conseil du gouvernement, n'était-ce pas pour laisser au Roi l’opportunité d’assumer son rôle arbitral ? Lui, qui est le vrai et royal ponte de ce Gouvernement, qu’on incrimine pour des vertes et les pas mûres. Quitte « à faire manger de l’ail par la bouche* de Benkirane».  
 
  
Vous dites, " C’est par les réseaux sociaux, également, que le Souverain choisit de communiquer de façon aussi crédible que non officielle, notamment lorsque sa photo ou ses activités apparaissent sur les « walls » ou les pages virtuelles de citoyens marocains. ". Ah ! Est-ce si sûr que ce soit le choix du roi de taguer ainsi sur les murs ? Lui, qui est sensé s’occuper des cas extrêmement sérieux avec le moins possible de ludisme ? Si ce sont des ballons-sondes, leurs informations tronquées ou amusées, peuvent porter à confusion. La médiatisation, c’est plus professionnel pour les sujets sensibles, afin de ne pas laisser sombrer les véhéments royaux  dans les batifolages. Légers ou frivoles, il ne faut pas négliger néanmoins de leur importance et de leur ouverture, quasi libre et universelle.  
  
Je vous suis quand vous dites, ‘’C’est par les réseaux sociaux que les services de communication du Palais royal prennent le pouls de l’opinion publique. ‘’ A tout seigneur tout honneur ! Et les voies du Seigneur sont impénétrables ! Sauf qu’on ne peut pas dire que c’est à la vue des walls que le roi serait sorti de sa réserve pour sauver le gouvernement de coalition, voire et la tête de Benkirane. La stabilité du pays, en pareille phase, sa réputation de quiétude relative pars les temps qui tournent, ne souffrirait pas, ne supporterait guère, le yoyo d’élections avant terme! 
  
Vous dites, ‘’ Le patron du PJD a pêché par légèreté et manque de discernement politique, ce qui, en principe, est interdit à tout homme d’État. ‘’ Sauf que, à mon sens, aller à la va-vite et suspendre derechef un ministre, suite au brouhaha de la toile et aux voix des hooligans du stade, aurait été une erreur, une reddition, une bavure, un tsunami.  
  
Sans vouloir, pour ma part, incriminer avant la fin de l’enquête, (décidée immédiatement par SM le roi), et sans jugement Ouzzine, c’est pécher par excès ! Sans vouloir défendre d’office Benkirane, je salue cette retenue totale de son gouvernement cosmopolite. Elle est pour moi, un point positif. Une maturité, acquise avec plus de discernements et de gouvernance pour ce Benkirane, qu’on veut conspuer. S‘emporter de sa part, aurait été le fait du quérulent chef de parti qu’il fut, et son défaut aussi !  
  
Assagi, il n’aura fait qu’acte de préséance et non de fracassant emportement. Laissant la juste rancœur sur sa faim et à la honte bue, son dévolu sur l’éthique froide, qu’il faut observer dans de pareils cas ! Il réservait ainsi, contre vents et marées, à la Justice sa liberté entière et son pouvoir de sanctionner. Loin des foules qui pendent aux arbres des twitts douteux les impétrants, le Roi, encore une fois, usait de ses préceptes de son privilège arbitral, pour ôter Ouzzine de ses fonctions. Quel mal y a-t-il à le déférer, cet Ouzzine, devant la justice et à différer nos instincts punitifs et nos revanchards jugements ? 
  
Lui, Benkirane, en ténor es-qualité du Parlement, est tels ces leaders défunts, dont on regrette la prestance, le bagou et l’éloquence, est devenu soudainement zen. Lui, qui fut si intempestif avant de porter la cravate du pouvoir… 
  
N’oublions pas le struggle des titans auquel s’est livré notre truculent Chabat, ses diatribes amusées et opportunes, ses ânes de mardi gras et ses coups de poings sur la face du…Parlement. La galerie s’était largement gaussée ces inepties. On se rit de nos fadaises ! Encore, encore dit une voix au plus profond de moi. Vous êtes bien payés, messieurs, amusez-nous au moins, quand vous êtes là. 
  
Et le large gouvernement de sauvetage et de replâtrage, en fut la lourde conséquence. Nous risquions de donner un portefeuille, à chaque adhérent des partis ayant réanimé ce gouvernement de mutants. Alors, pour une fois, qu’ils sont d’accords ces Partis, laissons leur l’heur de travailler.  
  
Non, Monsieur Yata, sauf votre respect, Benkirane, tel Moïse et comme Noah, a sauvé des eaux son gouvernement. Sauver son radeau du torrent ! C’est ça la politique, je crois. 
  
PS : Si je fus unémiste dans les années 66, je ne suis pas du PJD, parce que dans ce texto, je défends telle réserve de Benkirane ou telle prérogative. Ni affilié à aucun de ces 35 Partis qui me donnent le vertige et dont je ne peux, comme eux d’ailleurs, réciter de  tous leurs noms !  
  
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 24 12 14  
  
  
  
 
  
  
LES LEÇONS D’UNE SUSPENSION : 
OUZZINE, T'ES FOUTU ! 
24/12/14 publié par LNT
 
 

 
C’est avec une déception certaine que l’opinion publique a pris connaissance du report des attendus et conclusions de la commission d’enquête sur les responsabilités du lamentable scandale du stade Moulay Abdallah. « L’affaire Ouzzine » est sur le devant de la scène depuis le samedi 13 décembre et ce report donne à croire que certains voudraient « noyer le poisson dans l’eau de la pelouse » du stade r’bati. Dans certains cercle dirigeants, on estime sans doute qu’une décision sous la pression des réseaux sociaux et d’une partie de la presse (dont notre journal qui publiait dès le 16 décembre un éditorial sous le titre « Ouzzine, dégage »), ne serait pas appropriée… Mais, nonobstant ces prochaines conclusions et quelle qu’en soit la teneur, plusieurs constats définitifs peuvent être d’ores et déjà établis. 
Cartons, rouge pour Ouzzine, jaune pour Benkirane… 
 Premier constat, Mohamed Ouzzine, ci-devant ministre de la Jeunesse et des Sports, suspendu de ses fonctions par décision royale, a désormais sa carrière ministérielle et même politique derrière lui ! C’est fini pour Ouzzine car, même s’il était blanchi de tout comportement délictueux dans l’affaire du stade Moulay Abdallah, il est, moralement et politiquement, le premier responsable de cette « chouha » planétaire ! Il devra en assumer les conséquences et la décision de sa suspension n’est que l’annonce de sa déchéance prochaine. D’ailleurs, son parti, le Mouvement Populaire, qui a songé, un moment, à prendre sa défense, a prestement battu en retraite dès la publication du communiqué du cabinet royal annonçant sa mise à l’écart du Mundialito. Mohand Laenser, tardivement certes, l’a officiellement lâché, le mardi 23 décembre devant le forum de l’agence MAP, en présence de tous les représentants de la presse nationale. 
Second constat, si la décision royale n’est que suspensive, c’est parce que le Roi, respectueux des pouvoirs constitutionnels qui lui sont dévolus, n’a pas voulu aller au-delà des dispositions du texte du 1er juillet 2011. La Constitution confie au seul chef du gouvernement la possibilité et le droit de demander au Souverain la destitution d’un membre de son équipe. Abdelilah Benkirane n’ayant pas pris la mesure et l’ampleur du scandale déclenché par Ouzzine et les siens, ergotant et tergiversant pour préserver l’unité de sa coalition, le Souverain a ordonné la suspension du ministre Ouzzine et la constitution d’une commission d’enquête, ce qui entrait strictement dans les pouvoirs constitutionnels du Chef de l’Etat. 
Mais, troisième constat, cette décision du Souverain résonne comme un arrêt de mort pour la carrière politique de Mohamed Ouzzine car on imagine mal Abdelilah Benkirane prendre le risque de maintenir un tel homme à son poste ministériel après l’expression si évidente de l’ire royale ! De là découle sans doute le quatrième constat qui démontre à l’évidence la grave faute politique commise par le Chef du gouvernement en cette affaire. Soucieux de ménager ses alliés, peu inspiré sans doute par les affaires footballistiques, Abdelilah Benkirane a raisonné en tant que leader politique, chef de parti, mais non en tant que chef du gouvernement. En choisissant de préserver sa coalition fragile parce que constituée de bric et de broc, il en a oublié le fait gravissime que le scandale du stade Moulay Abdallah pouvait démontrer à la face du monde entier l’incapacité du Royaume à accueillir des grandes manifestations sportives internationales. Le patron du PJD a pêché par légèreté et manque de discernement politique, ce qui, en principe, est interdit à tout homme d’État. 
Communication politique, les nouveaux paramètres 
Ce qui nous amène au cinquième constat qui énonce que l’impair de Benkirane l’a sérieusement fragilisé au plan politique. En effet, il a donné à tous les citoyens, l’impression d’un manque de réactivité, mais surtout de son refus d’assumer tous les pouvoirs constitutionnels qui sont les siens, laissant ainsi la porte ouverte à une décision royale de suspension qui a profondément rassuré et rasséréné l’opinion publique, meurtrie par cet grave faute ministérielle. Benkirane, ainsi, s’est mis à la traîne du Palais, apportant la preuve qu’il n’avait pas l’initiative et confortant par là même tous les Marocains dans la conviction que seul le Roi pouvait effectivement faire montre d’autorité, de réactivité et d’écoute des sentiments populaires. Cela induit donc le sixième constat qui veut que désormais, le rôle d’intermédiation politique n’est plus assumé par les partis qui s’agitent sur la scène publique. L’opposition a fait le minimum, par principe, en sautant sur l’occasion d’enfoncer encore un peu plus les partis de la majorité et le gouvernement. La coalition de formations alliées au PJD, quant à elle, a fait montre d’une passivité inadmissible et le RNI comme le PPS et le PJD auraient dû, dès que le scandale a éclaté, réclamer publiquement la destitution d’Ouzzine. Il n’en a rien été et ce laxisme coupable sera, très certainement, à inscrire au passif du bilan gouvernemental le moment venu. Les citoyens, en effet, en voudront plus à Benkirane et à son équipe d’avoir voulu étouffer l’affaire du stade Moulay Abdallah que d’avoir libéralisé le prix des carburants ! Le cours de l’or noir sur les marchés mondiaux ne dépend pas du gouvernement, mais fermer les yeux sur un scandale d’Etat, une atteinte profonde à l’image internationale du Royaume, voilà une erreur stratégique qu’il faudra payer et assumer le moment venu… 
Enfin, septième et dernier constat, si les partis politiques ont failli dans leur mission institutionnelle et constitutionnelle d’expression des sentiments populaires et d’encadrement de l’opinion publique, ils sont aujourd’hui remplacés dans cette action par les réseaux sociaux et une partie de la presse indépendante, écrite et électronique. C’est par Facebook, Twitter et autres YouTube que passe désormais la volonté dénonciatrice d’une grande partie de l’opinion publique. C’est par les réseaux sociaux que les services de communication du Palais royal prennent le pouls de l’opinion publique. C’est par les réseaux sociaux, également, que le Souverain choisit de communiquer de façon aussi crédible que non officielle, notamment lorsque sa photo ou ses activités apparaissent sur les « walls » ou les pages virtuelles de citoyens marocains. 
La viralité de ces réseaux est telle qu’ils sont désormais le vrai canal de communication et d’expression, le siège des revendications et des dénonciations. Le Roi et le citoyen lambda l’ont parfaitement compris, la classe politique quant à elle, en est encore à organiser des conférences de presse et à envoyer des fax aux rédactions !!! On dira donc, en conclusion que « l’affaire Ouzzine » est aussi salutaire qu’exemplaire pour la nouvelle donne institutionnelle et politique introduite par la Constitution de 2011. Grâce au Roi Mohammed VI, en effet, le principe de la responsabilité et de son corollaire, la reddition des comptes, ont enfin trouvé un début de concrétisation. Grâce aux réseaux sociaux et à la réactivité citoyenne, les scandales d’État ne peuvent plus être étouffés. Et, last but not least, il est quasiment acquis désormais que tout responsable public, quelle que soit la hauteur de ses fonctions et responsabilités, est comptable devant l’opinion publique de ses actes, décisions et jugements, personnellement et pour ceux de ses subordonnés. Le Directeur général de la CDG, celui de la CGI et M. Mohamed Ouzzine en sont les preuves patentes ! 
  
  
Fahd YATA 
  

_________________
DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Jeu 25 Déc - 01:56 (2014)    Sujet du message: Publicité

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