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SOS hépatites donne l’exemple

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 00:12 (2014)    Sujet du message: SOS hépatites donne l’exemple Répondre en citant

SOS hépatites donne l’exemple


Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   

Lutte contre les hépatites 

 
Dans le cadre de la célébration de la journée nationale des hépatites, l'Association SOS Hépatites a organisé une journée de sensibilisation, le lundi 1erdécembre 2014 au siège de l’association situé au Centre social Omar Ibn Khattib de Derb Soltane. L’objectif de cette journée, présidée par le Pr. Driss Jamil, est de revenir sur l'impact humain de l'hépatite virale et surtout démystifier ce fléau qui ne cesse de se propager et qui touche 3 millions de Marocains. 
Ont pris part à cette journée près d’une cinquantaine de médecins généralistes, spécialistes, acteurs incontournables dans la prise en charge médicale des malades atteints des hépatites, mais aussi patients et journalistes. 
La célébration de cette journée nationale de lutte contre les hépatites  a permis de faire l’état des lieux de la maladie au Maroc et de rappeler par la même occasion  les différents moyens de préventions, traitements et de prises  en charges des hépatites. Par cette action, SOS hépatites Maroc donne l’exemple à suivre.
L’hépatite, rappelons-le, est une inflammation des cellules du foie. Cette maladie silencieuse peut évoluer spontanément vers la guérison ou progresser vers la fibrose (cicatrisation), la cirrhose ou le cancer du foie. Les virus de l’hépatite sont la cause la plus courante dans le monde, mais d’autres infections, des substances toxiques (comme l’alcool ou certaines drogues) et des maladies auto-immunes peuvent aussi être à l’origine de cas d’hépatite. L'hépatite virale s'attrape de différentes manières en fonction du type de virus. Pour ce qui est des hépatites B et C qui prédominent au Maroc et qui sont quelque peu différent, en voici les modes de transmission :  
Le Maroc est très concerné 
L’hépatite à travers ses différents types (A, B, C…) touche 500 millions de personnes à travers le monde, soit 10 fois plus que le nombre de personnes infectées par le VIH/ Sida. D'ailleurs 1,5 million de personnes décèdent chaque année suite aux hépatites A et B. Au Maroc, 3 millions de personnes souffrent d’hépatite, le plus souvent B et C. Ces deux hépatites sont considérées comme un problème urgent de santé par 80% des 135 pays sondés dans une étude de l’OMS.
Plus que jamais concerné, le Maroc célèbre chaque année la Journée nationale des hépatites à, à l'instar de la communauté internationale. C’est une occasion propice pour sensibiliser le grand public à propos de cette maladie dangereuse et silencieuse qui rode devant toutes les portes. Sensibiliser c'est donner à connaître la maladie, et le fait de connaître constitue l'un des moyens efficaces de prévention. Mue par cette volonté persistante de faire reculer les hépatites dans le Royaume, l’Association SOS Hépatites a tenu à marquer cette journée. Il s’agit de densifier la sensibilisation et d’encourager avec persistance les populations au dépistage précoce. «Nous voulons en faire un reflexe, car c’est un réflexe qui sauve. Et pour ce, il faut de l’instance dans la sensibilisation», estime le Pr. Driss Jamil, président de SOS Hépatites Maroc et membre du comité scientifique de l'Alliance mondiale des Hépatites. L'ampleur de la maladie reste toujours inconnue par le grand public, ce qui explique son diagnostic tardif. «La plupart des gens infectés ne le savent pas car c’est une maladie silencieuse», se désole le Pr. Driss Jamil. «On accorde rarement de l'importance aux principaux symptômes de la maladie, notamment la fatigue, la perte d'appétit, les maux d'estomac ou encore les vomissements», fait remarquer le Pr. Driss Jamil.
Cette journée de sensibilisation se présente donc comme une occasion pour alerter les citoyens marocains sur les dangers de l'hépatite et surtout les informer des précautions à prendre.  L’occasion a permis également à des  patients d’apporter leur témoignage sur leur vécu de la pathologie et leur parcours de soin. Lequel peut s’avérer le plus souvent comme un parcours difficile. Car «le coût du traitement des hépatites B et C qui s'étalent sur plusieurs années est onéreux», explique le Pr. Driss Jamil. Cette journée de sensibilisation nationale est également une opportunité pour réfléchir avec les pouvoirs publics sur les moyens et les méthodes pour assister les patients. Il s’agit également pour l'association de poursuivre son œuvre en faveur des malades, par la reconnaissance de leurs droits d'accès aux soins et amélioration de leur prise en charge. 
Prise en charge élargie grâce au RAMED 
La prise en charge des hépatites au Maroc a connu une grande avancée, surtout avec l’arrivée du RAMED. Depuis octobre 2012, le ministère de la Santé a lancé le programme d’accès aux soins de l’HVC. Ce programme a nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire de près de 38.000.000 DH avec l’achat de 48.000 doses d’Interféron, médicament utilisé pour le traitement des hépatites. Il est important de souligner que le coût du traitement par malade et par an est de 147.000 DH. S’y ajoutent 16.000 DH relatifs au coût des bilans biologiques, de diagnostic et de suivi. Depuis le lancement de ce programme, le ministère de la Santé a assuré le diagnostic et la prise en charge de 747 malades Ramédistes atteints d’HVC et éligibles au traitement par l’Interféron et la Ribavirine, dont 233 personnes ont fini leur protocole thérapeutique. La durée du traitement dure de 6 mois à une année pour une prise en charge totale. D’un autre côté, et grâce à l’introduction du vaccin contre l’hépatite B dans le programme national d’immunisation depuis 1999, le taux de couverture vaccinale contre l’hépatite B au Maroc dépasse la cible mondiale de 90%, et il est actuellement de 98%. Au Maroc et selon les estimations disponibles, la prévalence chez la population générale de l’Hépatite virale B (HVB) est de l’ordre de 2.5% et celle de l’Hépatite virale C (HVC) de 1.2%. Elle serait plus élevée chez les populations à risque (les usagers de drogues et les porteurs d’IST) entre 3 et 7% pour l’hépatite B, et 1.9% à 6.8% pour l’hépatite C. Il est important de rappeler que plusieurs avancées ont été réalisées dans la lutte contre cette maladie. Il s’agit notamment de l’instauration d’un système de surveillance épidémiologique, l’implantation de mesures individuelles et collectives de prévention, ainsi que le recours systématique au matériel à usage unique.
Les différents types d’hépatites 
Pour rappel, il existe différents types d’hépatites, allant de la A à la G, les trois premières (A-B-C)  étant les plus graves. L’hépatite A est la moins dangereuse des trois. Elle peut provoquer une affection pseudogrippale pendant plusieurs semaines. Mais une fois l’affection terminée, le patient est immunisé à vie. Ce n’est pas la même histoire avec les deux autres hépatites ( B et C), qui peuvent être mortelles. 
Avec 3 millions de personnes atteintes d’hépatite B ou C, le Maroc est classé parmi les zones endémiques à l’échelle mondiale. Première cause de cancer de foie, l’hépatite C sera, dans 20 ans la cause directe de 44.000 décès au Maroc dont 8.800 liés au cancer et 35.000 liés à la cirrhose.
La liste des hépatites est longue et chacune a ses spécificités. Le traitement des hépatites et du ressort du médecin traitant et de lui seul. Ce que nous entreprenons à notre niveau, c’est informer  ceux qui en éprouvent le besoin, c’est de sensibiliser le plus grand nombre aux risques et dangers que représentent pour la santé les hépatites, c’est aussi éduquer les uns et les autres pour que chacun soit en mesure de se prémunir contre les hépatites.
Hépatite A 
L’hépatite A est une infection hépatique provoquée par le virus de l’hépatite A (VHA). Le virus se propage essentiellement lorsqu’une personne non infectée (ou non vaccinée) ingère de l’eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d’un sujet infecté. La maladie est étroitement associée au manque d’eau potable, à l’insuffisance de l’assainissement et à une mauvaise hygiène personnelle. Contrairement à l’hépatite B et à l’hépatite C, l’hépatite A n’entraîne pas de maladie hépatique chronique et est rarement mortelle, mais elle peut provoquer des symptômes débilitants et une hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë), qui est associée à une mortalité élevée. L’hépatite A sévit sporadiquement dans le monde sous la forme d’épidémies, souvent de façon cyclique. On estime à 1,4 million par an le nombre de cas d’hépatite A dans le monde. 
La maladie peut avoir des conséquences économiques et sociales importantes dans les communautés. Il faut parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour que les convalescents puissent retourner au travail, à l’école ou à leurs activités quotidiennes.
Transmission
Le VHA se transmet principalement par voie féco-orale, lorsqu’une personne non infectée ingère de l’eau ou des aliments contaminés par les matières fécales d’un sujet infecté. Les flambées à transmission hydrique, bien que rares, trouvent en général leur origine dans une eau de boisson contaminée par des eaux usées ou insuffisamment traitée. Le virus peut également se transmettre par contact physique étroit avec une personne infectée, mais il ne se propage pas à l’occasion des contacts ordinaires entre personnes.
Symptômes 
La période d’incubation de l’hépatite A est généralement de 14 à 28 jours. Les symptômes de l’hépatite A peuvent être bénins ou graves: on peut observer une fièvre, un mauvais état général, une perte d’appétit, des diarrhées, des nausées, une gêne abdominale, des urines foncées et un ictère (coloration jaune de la peau et du blanc des yeux). Les personnes infectées ne présentent pas toutes l’ensemble de ces symptômes.
Les adultes présentent plus souvent que les enfants des signes et symptômes de la maladie, et la gravité de la maladie tout comme la mortalité augmentent dans les classes d’âge plus âgées. Les enfants de moins de six ans ne présentent en général aucun symptôme visible et seuls 10% d’entre eux développent un ictère. Parmi les enfants plus âgés et les adultes, l’infection provoque en général des symptômes plus graves, un ictère survenant dans plus de 70% des cas.
Quelles sont les personnes à risque ? 
Toute personne n’ayant jamais été infectée ni vaccinée peut contracter une hépatite A. La plupart des cas surviennent au cours de la petite enfance. Les facteurs de risque sont les suivants:
* Assainissement insuffisant;
* Manque d’eau potable;
* Injection de drogues;
* Cohabitation avec une personne infectée;
* Avoir des relations sexuelles avec une personne souffrant d’hépatite A aiguë;
* Se rendre dans des zones de forte endémicité sans être vacciné.
Prévention 
Un meilleur assainissement, la sécurité sanitaire des aliments et la vaccination sont les moyens les plus efficaces de combattre la maladie.
On peut limiter la propagation de l’hépatite A par les moyens suivants:
* Approvisionnement suffisant en eau potable;
* Elimination des eaux usées dans de bonnes conditions au sein des communautés;
* Bonne hygiène personnelle, notamment le fait de se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre.
Vaccination 
C’est le contexte local qui détermine s’il convient ou non d’inclure la vaccination anti-hépatite A dans les vaccinations systématiques de l’enfance, notamment la proportion de sujets sensibles dans la population et le niveau d’exposition au virus. Plusieurs pays, dont l’Argentine, la Chine, les États-Unis d’Amérique et Israël, ont intégré le vaccin dans les vaccinations systématiques de l’enfance.
Le schéma vaccinal de deux doses de vaccin anti-hépatite A inactivé est appliqué dans de nombreux pays, mais d’autres peuvent envisager d’inclure une dose unique dans leurs calendriers vaccinaux. Certains pays recommandent également la vaccination aux personnes particulièrement exposées à l’hépatite A, notamment:
* Les voyageurs se rendant dans des pays où le virus est endémique;
* Les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes;
* Les personnes souffrant de maladies hépatiques chroniques (en raison du risque accru de complications graves si elles contractent le VHA).
Les recommandations relatives à la vaccination contre l’hépatite A en cas de flambée doivent également être propres à chaque endroit, selon, notamment, les possibilités de mener rapidement une campagne de vaccination à grande échelle
Hépatite B 
L’hépatite B est une infection du foie potentiellement mortelle par le virus de cette maladie. Elle représente un problème de santé majeur à l’échelle mondiale. Elle peut entraîner une maladie chronique du foie et une infection chronique et expose les sujets atteints à un risque important de décès par cirrhose ou cancer du foie.
Plus de 240 millions le nombre de celles souffrant d’une infection hépatique chronique (de longue durée). Plus de 780 000 personnes meurent chaque année des conséquences aiguës ou chroniques de l’hépatite B.
Un vaccin contre cette maladie est disponible depuis 1982. Il est efficace à 95% pour prévenir l’infection et ses conséquences chroniques. Il s'agit du premier vaccin mis au point contre l’un des principaux cancers humains.
Transmission 
Dans les zones de forte endémicité, le virus de l’hépatite B se transmet généralement à la naissance, de la mère à l’enfant, ou dans la petite enfance, d’une personne à l’autre.
La transmission périnatale ou dans la petite enfance peut également être en cause dans un tiers des cas d’infection chronique dans les zones de faible endémicité, même si dans ces situations, la transmission sexuelle et l’utilisation d’aiguilles contaminées, notamment chez les toxicomanes par injection, sont les principales voies de contamination.
Le virus de l’hépatite B peut survivre à l’extérieur du corps pendant au moins 7jours. Durant ce laps de temps, il reste capable d’occasionner une infection s’il pénètre dans l’organisme d’une personne non protégée par le vaccin.
Le virus de l’hépatite B n’est pas propagé par les aliments ou l’eau contaminée et ne se transmet pas par simple contact sur le lieu de travail.
La période d’incubation de cette maladie est de 75 jours en moyenne, mais peut varier de 30 à 180 jours. Le virus peut être détecté 30 à 60 jours après l’infection et persiste sur des durées variables.
Symptômes 
La plupart des individus ne présentent aucun symptôme pendant la phase d’infection aiguë. Néanmoins, certaines personnes subissent une forme aiguë de la maladie, avec des symptômes qui durent plusieurs semaines, parmi lesquels un jaunissement de la peau et des yeux (ictère), une coloration foncée des urines, une extrême fatigue, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales.
Chez certaines personnes, le virus de l’hépatite B peut aussi causer une infection hépatique chronique, qui peut ensuite évoluer en cirrhose ou en cancer du foie.
Plus de 90% des adultes en bonne santé infectés par le virus de l’hépatite B se remettent et sont complètement débarrassés du virus en 6 mois.
Quelles sont les personnes les plus exposées au risque d’hépatite chronique?
La probabilité qu’une infection par le virus de l’hépatite B devienne chronique dépend de l’âge auquel est contractée cette infection. Ce sont les enfants de moins de 6 ans infectés par le VHB qui ont la plus forte probabilité de devenir porteurs chroniques:
-80 à 90% des nourrissons infectés au cours de la première année de vie seront atteints d’une infection chronique;
-30 à 50% des enfants infectés entre un et quatre ans seront atteints d’une infection chronique.
Chez les adultes:
-5% des adultes par ailleurs en bonne santé infectés par le virus de l’hépatite B seront atteints d’une infection chronique:
-15 à 25% des adultes ayant contracté une infection chronique pendant l’enfance meurent d’un cancer ou d’une cirrhose du foie liés à l’hépatite B.
Diagnostic 
Il n’est pas possible de distinguer l’hépatite B des hépatites provoquées par d’autres agents viraux sur le plan clinique, aussi il est indispensable de confirmer le diagnostic en laboratoire. Plusieurs tests sanguins sont disponibles pour diagnostiquer et surveiller les personnes atteintes d’une hépatite B. Ils peuvent aussi servir à différencier les infections aiguës des infections chroniques.
Le diagnostic en laboratoire de l’infection par le virus VHB repose sur la détection des antigènes de surface HBsAg de l’hépatite B. Un test positif pour les antigènes de surface de l’hépatite B (HBs) indique que le sujet présente une infection active (aiguë ou chronique). L’OMS recommande de rechercher ce marqueur dans tous les dons de sang pour éviter la transmission de l’hépatite B aux receveurs.
Prévention 
Le vaccin est le pilier de la prévention contre l’hépatite B. L’OMS recommande de vacciner tous les nourrissons contre cette maladie dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures.
La première dose (administrée à la naissance) devra être suivie de 2 ou 3 doses pour achever la première série. Dans la plupart des cas, l’une des 2 options suivantes est jugée appropriée:
-une série de 3 doses de vaccin anti-hépatite B, la première (vaccin monovalent) étant administrée à la naissance, et la deuxième et la troisième (vaccin monovalent ou associé) en même temps que les première et troisième doses du vaccin DTC; ou
-4 doses, la première, à la naissance, de vaccin monovalent, suivie par 3 doses de vaccin monovalent ou associé, généralement administrées avec d’autres vaccins administrés systématiquement aux nourrissons.
Dans les pays d’endémicité faible à moyenne, il convient de vacciner tous les enfants et les adolescents de moins de 18 ans qui ne l’ont pas encore été. Dans ces pays, on vaccinera également les personnes appartenant à des groupes à haut risque,  notamment:
- les personnes qui ont besoin fréquemment de sang ou de produits sanguins, les patients dialysés et les receveurs de transplantations d’organes;
-les détenus;
-les consommateurs de drogues injectables;
-les partenaires sexuels et les personnes partageant le foyer de personnes infectées de façon chronique par le virus de l’hépatite B;
-les personnes ayant de multiples partenaires sexuels, ainsi que les personnels de santé et les personnes risquant d’être exposées à du sang et à des produits sanguins de par leur travail; et :
-les voyageurs qui n’ont pas été complètement vaccinés devraient se voir proposer le vaccin avant de se rendre dans une zone d’endémie.
Le vaccin présente une innocuité et une efficacité attestées remarquables. Depuis 1982, plus de un milliard de doses de vaccin anti-hépatite B ont été administrées dans le monde. Dans bon nombre de pays où 8 à 15% des enfants devenaient des porteurs chroniques, la vaccination a permis de ramener le taux d’infection chronique à moins de 1% parmi les enfants vaccinés.
En 2012, 183 États Membres vaccinaient les nourrissons contre l’hépatite B dans le cadre de leur calendrier de vaccination et 79% des enfants étaient vaccinées contre l'hépatite B.
Hépatite C 
Le virus de l’hépatite C (VHC) est responsable à la fois de l’infection aiguë et de l’infection chronique. La forme aiguë de la maladie est généralement asymptomatique, et n’est que très rarement associée à une maladie engageant le pronostic vital. Environ 15 à 45% des personnes infectées se débarrassent spontanément du virus dans les 6 mois qui suivent l’infection sans aucun traitement.
Pour les autres, soit 55 à 85% des personnes infectées, l’infection évoluera vers la forme chronique de la maladie. Parmi celles-ci, le risque de cirrhose du foie est de 15 à 30% sur une durée de 20 ans.
Transmission 
Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang. Les modes de transmission les plus fréquents sont les suivants:
* Consommation de drogues injectables en partageant le matériel d’injection;
* Réutilisation ou mauvaise stérilisation du matériel médical, en particulier des seringues et des aiguilles, dans certains centres de soins;
* Dans certains pays, le virus de l’hépatite C se transmet via la transfusion de sang et de produits sanguins n’ayant pas fait l’objet d’un dépistage;
* Le virus de l’hépatite C peut aussi être transmis lors de rapports sexuels ou par une mère infectée à son nourrisson, ces modes de transmission étant toutefois moins courants.
L’hépatite C n’est pas propagée par le lait maternel, les aliments ou l’eau ou encore par un simple contact tel qu’une étreinte, un baiser ou le partage de nourriture ou d’une boisson avec une personne infectée.
Symptômes 
La période d’incubation pour l’hépatite C va de 2 semaines à 6 mois. Après l’infection initiale, 80% environ des individus sont asymptomatiques.
Chez ceux présentant une symptomatologie aiguë, on peut relever de la fièvre, de la fatigue, une baisse d’appétit, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une coloration sombre des urines, une coloration grisâtre des fèces, des douleurs articulaires et/ou un ictère (jaunissement de la peau et du blanc des yeux).
Diagnostic 
Du fait que l’infection par le virus de l’hépatite C est généralement asymptomatique, le diagnostic précoce de l’infection est rare. Chez les personnes qui vont contracter la maladie chronique, il est fréquent que l’infection ne soit diagnostiquée que lorsque le foie est déjà gravement atteint.
L’infection par le virus de l’hépatite C est diagnostiquée en 2 étapes:
*Le dépistage des anticorps de l’hépatite C par un test sérologique permet d’identifier les personnes qui ont été infectées par le virus.
*Si le test est positif pour les anticorps de l’hépatite C, un test d’amplification des acides nucléiques pour détecter l’ARN du virus de l'hépatite C est nécessaire pour confirmer l’infection chronique, étant donné que 15 à 45% des personnes infectées par le VHC se débarrassent spontanément de l’infection grâce à une forte réponse immunitaire et sans recours à un traitement. Bien qu’elles ne soient plus infectées, les tests permettent encore de détecter la présence d’anticorps contre le VHC.
Après que le diagnostic d’hépatite chronique C a été posé, il convient de déterminer l’importance des lésions hépatiques (fibrose et cirrhose). Cela peut être fait moyennant une biopsie du foie ou divers tests non invasifs. En outre, un test en laboratoire devra identifier le génotype de la souche du virus de l’hépatite C. Il existe 6 génotypes du VHC et ils réagissent différemment aux traitements. En outre, une même personne peut être infectée par plusieurs génotypes. L’importance de l’atteinte hépatique et le génotype du virus sont utilisés pour orienter les décisions en matière de traitement et de prise en charge de la maladie.
Dépistage 
Un diagnostic précoce permet d’éviter les problèmes de santé que pourra causer l’infection et de prévenir la transmission du virus. Certains pays recommandent le dépistage des personnes pouvant présenter un risque accru d’infection. Il s’agit notamment:
-des consommateurs de drogues par injection;
-des personnes ayant reçu des produits sanguins infectés ou ayant fait l’objet d’examens invasifs dans des établissements de soins où les pratiques de lutte contre les infections sont insuffisantes;
- des enfants nés de mères infectées par le VHC;
-des personnes dont les partenaires sexuels sont infectés par le VHC;
-des personnes atteintes de l’infection à VIH;
-des personnes qui ont consommé des drogues par voie intranasale;
-des personnes qui ont des tatouages ou des piercings.
L’hépatite C ne nécessite pas toujours un traitement puisque chez certaines personnes, la réponse immunitaire éliminera l’infection. Lorsque le traitement est nécessaire, l’objectif est la guérison. Le taux de guérison dépend de plusieurs facteurs, y compris de la souche du virus et du type de traitement donné. Un dépistage approfondi est nécessaire avant de commencer le traitement afin de déterminer quelle est l’approche la mieux adaptée pour le patient.
Prévention 
Prévention primaire
Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. Par conséquent, la prévention de l’infection par le VHC passe par la réduction du risque d’exposition au virus dans les établissements de soins, les populations à haut risque tels que les consommateurs de drogues injectables, et lors des rapports sexuels.
La liste qui suit est un exemple non exhaustif des interventions de prévention primaire recommandées par l’OMS:
- hygiène des mains: y compris la préparation des mains avant une intervention chirurgicale, le lavage des mains et l’utilisation de gants;
- manipulation et élimination sans risque des objets tranchants ou piquants et des déchets;
-nettoyage sans risque du matériel;
-dépistage des dons de sang;
-amélioration de l’accès à des produits sanguins sûrs;
-formation du personnel de santé.
Prévention secondaire et tertiaire
Si des personnes sont infectées par le virus de l’hépatite C, l’OMS recommande de:
-les informer des possibilités de soins et de traitement et de les conseiller;
-les vacciner contre les hépatites A et B pour éviter une co-infection par ces autres virus hépatiques et protéger leur foie;
-leur assurer une prise en charge médicale rapide et adaptée, comprenant un traitement antiviral si nécessaire;
-les surveiller régulièrement pour diagnostiquer rapidement une maladie chronique du foie.
Deux nouveaux traitements prometteurs 
Deux nouveaux traitements commercialisés depuis début 2014 : le Simeprevir et le Sofosbuvir semblent prometteurs. Ces deux médicaments bloquent de façon puissante la multiplication du virus et ils sont tous les deux extrêmement bien tolérés. Concrètement, cela représente, pour les malades infectés par un virus de génotype 1, un taux de guérison avec le Simeprevir de l’ordre de 80% après 24 semaines de traitement ; il est de l’ordre de 90% avec le Sofosbuvir après 12 semaines de traitement. Des taux similaires sont attendus pour le génotype 4. 
Les taux de guérison de l’infection sont supérieurs à 90% pour le génotype 2 (sans cirrhose) après 12 semaines de traitement, de l’ordre de 85% pour le génotype 3 (sans cirrhose). Chez les malades qui ont une cirrhose, ce traitement reste suboptimal, avec des taux de guérison de l’infection de l’ordre de 60%.

A propos de SOS Hépatites 
SOS Hépatites Maroc est une association à but non lucrative, créée en octobre 2003 par le Pr Driss Jamil gastro-entérologue. Le but de l’association est d’œuvrer dans la sensibilisation du grand public et des professionnels de santé afin de mieux faire face aux hépatites en général et à l’hépatite C en particulier. SOS Hépatites Maroc sensibilise à faire prendre conscience  du danger que représente cette maladie silencieuse et s’emploie à faire connaître les différentes hépatites. Elle apporte un réel soutien aux personnes atteintes et saines (soutien psychologique aux patients, dépistages gratuits aux personnes saines…) et milite pour que le traitement devienne accessible au plus grand nombre de patients. L’un des principaux objectifs de l’association restent la « destigmatisation » de la maladie.  SOS Hépatites Maroc a déjà été à l’origine de plusieurs actions : semaines de solidarité aux malades et de collecte de fonds, campagnes nationales de dépistage de l’hépatite C, campagnes d’information auprès des écoliers et étudiants de la région casablancaise… Elle a milité pour que les hépatites soient finalement prises en charges par l’AMO. Le 19 mai de chaque année, l’association célèbre la journée mondiale des hépatites
Le virus de l’hépatite B est 100 fois plus contagieux que le VIH.
L’hépatite C évolue fréquemment vers une forme chronique, souvent de façon silencieuse pendant 10, voire 20 ou 30 ans.
Le dépistage des hépatites consiste en une simple prise de sang.
Le préservatif est un des moyens efficaces de se protéger contre l’hépatite B, car le sperme et les sécrétions vaginales peuvent être responsables de la transmission du virus.
Au Maroc, l’hépatite virale B (HVB) concerne 2,5% de la population, contre 1,2% pour l’hépatite virale C (HVC)
 
 
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
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