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Le projet de loi sur l’exercice de la médecine avance, et inquiète

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Ven 28 Nov - 02:14 (2014)    Sujet du message: Le projet de loi sur l’exercice de la médecine avance, et inquiète Répondre en citant

Le projet de loi sur l’exercice de la médecine avance, et inquiète
PanoraPost.com | jeu.27.nov.2014 à 12:27




 
 

 







Il est très controversé, il ouvre les appétits des uns et exacerbe l’inquiétude des autres. Rarement un projet de loi aura fait couler autant d’encre et de salive. Il s’agit du texte sur l’exercice de la médecine, qui vient d’être voté en commission à la Chambre des représentants. L’adoption en plénière devrait suivre. Mais il restera encore le débat à la Chambre des Conseillers et surtout, il faudra attendre l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), saisi par plusieurs députés. 
Mais d’ores et déjà, les grandes lignes sont apparues. Le ministre de la Santé Houssine el Ouardi pousse pour aller plus vite, plus loin, plus fort… quelques semaines après la promulgation du décret sur la carte sanitaire, le secteur de la santé au Maroc prend forme. Mais la partie consacrée à l’ouverture du capital des cliniques aux privés non-médecins continue d’alimenter la polémique. 
Les professionnels dénoncent une marchandisation de la santé, et craignent que l’intrusion d’investisseurs n’altère leur mission de santé publique ; le ministère de la Santé déclare qu’il ne peut continuer, à lui seul, à financer les besoins croissants de santé d’une population de plus en plus nombreuse et exigeante. Quant au capital privé, disent certains praticiens favorables au projet, il est de deux sortes : ceux qui y vont déjà, voire qui y sont allés, avançant masqués, et ceux qui attendent la nouvelle législation pour s’engager. 
Arguments des promoteurs du projet de loi 
Le ministère met en avant une meilleure distribution des cliniques sur le territoire, avec l’emploi d’un effectif important de médecins, qui seront de cette manière « fixés » dans leurs régions. De plus, la concurrence que se livreront les futurs propriétaires de cliniques ne pourra, toujours selon le ministère, qu’avoir un impact positif sur la qualité des soins.
Des pratiques encore en vigueur, malsaines, devraient disparaître, comme les prix modulés en fonction de la nature des patients, lademande de garanties (comme cette méthode parfaitement illégale du chèque en blanc) avant admission. L’aspect hôtellerie sera aussi « soigné », avec des critères précis sur la qualité des chambres.
Réticences des professionnels 
La loi est toujours belle, mais elle est aussi, systématiquement, détournée, expliquent plusieurs médecins. Ainsi, et en dépit de l’obligation de créer des comités d’établissement, des sortes de comités scientifiques qui décideront des actes à effectuer, le risque demeure plus que jamais de voir un « capitalisme sauvage » s’installer et prendre le dessus sur les professionnels.
Le médecin-directeur des cliniques qui seront propriétés d’investisseurs non-médecins aura son mot à dire sur toutes les activités de son établissement, de même qu’il devra se soumettre à des formations et mise à niveau régulières. Mais évitera-t-il, réellement, le statut de médecin salarié, donc soumis à la volonté de l’investisseur ? Rien n’est moins sûr… 
Tous les avantages apparents de la loi, expliquent les pourfendeurs du projet, risque de ne jamais être pris au pied de la lettre, voire même de rester lettre morte. Exemple est pris pour l’enseignement privé où les cahiers des charges existent, mais sont si peu appliqués. On se rappelle de la monumentale joute qui avait opposé l’ancien ministre de l’Education Louafa aux directeurs des écoles privées. 
Enfin, les médecins attirent l’attention sur la nécessité d’établir des garde-fous, comme ce qui se passe dans certains Etats américains ou européens, où il est interdit à certains secteurs d’investir dans les cliniques, comme par exemple les fabricants de consommables, les laboratoires pharmaceutiques, et même les assurances. 
Cela étant, tout le monde devra attendre l’avis du CESE de Nizar Baraka qui, à n’en point douter, érigera les nécessaires barrières pour que la santé des Marocains ne fasse pas l’objet de surenchères effrénées ou de mercantilisme débridé, et que le secteur ne connaisse pas le sort de l’enseignement ou du logement social…
AAB
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Ven 28 Nov - 02:14 (2014)    Sujet du message: Publicité

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