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ORDRE DES MEDECINS Election démocratique, pour la première fois dans l’histoire

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Lun 12 Mai - 12:15 (2014)    Sujet du message: ORDRE DES MEDECINS Election démocratique, pour la première fois dans l’histoire Répondre en citant

  
Pour une instance démocratique forte
Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   
Conseil national de l’ordre des médecins 
Pour la première fois dans l’histoire du Maroc, les médecins vont pouvoir élire démocratiquement le président de leur ordre professionnel. C’est un vieux rêve qu’ils ont toujours caressé et qui va enfin pouvoir se réaliser après trois décennies, qui ont été marquées par des hauts et des bas, et plus particulièrement depuis 1984 date a laquelle le général Moulay Driss Archane fut désigné par feu Hassan II au poste de président du Conseil national de l’ordre des médecins. Une époque révolue.
 
En 1996, les médecins du secteur privé avaient appelé à l’organisation d’élections démocratiques pour désigner leur président, mais c’était peine perdue car le célébrissime général-médecin Archane avait plombé cette instance ordinale et fermé hermétiquement toutes ses portes et fenêtres. Il agissait en maitre absolu. 
Les médecins, bien que déçus, n’avaient jamais baissé les bras et attendaient le moment opportun pour passer à l’action afin que triomphe la légitimité. Cette occasion allait se produire en 2001 et plus précisément à la veille des élections du Conseil national de l’ordre des médecins, qui n’auront pas lieu,  mais avec une différence de taille, il s’agissait des premières du genre sous le règne de Mohammed VI. 
La gestion du  général Archane a été mise à nue, dévoilant au passage d’énormes failles, dérapages, incohérences et tous les maux dont souffrait le conseil national de l’ordre des médecins, bref un bilan accablant pour le général. 
Trois années plus tard et plus précisément en 2004, c’est le ras-le-bol de tous les médecins du secteur public et du secteur privé. Plusieurs  centrales syndicales manifestent leur colère, mais pour calmer le jeu, sortir de l’impasse qui commence à se profiler, Archane avait  commencé par promettre la tenue d’élections pour 2006. C’était le rouleau compresseur des syndicats  qui ne voulaient plus entendre parler de Archane et de son équipe. 
Le roi Mohammed VI intervient alors personnellement, car la situation  ne pouvait plus durer   surtout que depuis l’intronisation de SM le roi Mohammed VI, le 30 juillet 1999,  le Maroc s’est inscrit dans une logique démocratique. Pour les médecins, c’est une occasion unique, du pain béni puisqu’ils allaient pouvoir enfin démocratiser leur Ordre professionnel et en élire le président. 
Douloureuse période transitoire 
Le 6 décembre 2006, au Palais d’Agadir, SM  le Roi Mohammed VI avait reçu le professeur Moulay Tahar Alaoui, que le souverain avait nommé président du Conseil de l’ordre pour une période transitoire. Il s’agissait pour le nouveau président de créer, en collaboration étroite avec le ministère de la Santé, l'Ordre national des médecins, et les Syndicats nationaux représentant les médecins, les conditions propices pour la préparation rapide des textes juridiques nécessaires en vue de la refonte de la loi qui régissait cette instance.
Le Souverain avait  prodigué Ses hautes directives au nouveau président pour que cette réforme s'inscrive dans la perspective d'une mise à niveau globale de tout le système de santé et de la pratique médicale, et ce, dans un climat consensuel de coopération et de synergie harmonieuse entre tous les acteurs concernés, et en parfait accord avec la dynamique démocratique moderniste du Maroc nouveau. 
Moulay Tahar Alaoui, un médecin exemplaire, a mené de longues et nombreuses réunions avec toutes les parties concernées, les syndicats, les associations, les sociétés savantes, a écouté pratiquement tout le monde, cherchant à la fois l’implication de tous et bien entendu l’adhésion au nouveau projet sur la base d’un large consensus. Cela ne fut pas possible, et il s’ensuivit des réactions des uns et des autres, chacun cherchant  à impose son point de vue, ses idées, ses choix… Ce qui, bien entendu, n’était pas possible non plus. 
Plus le temps passait, plus les choses se compliquaient, les rapports devenaient tendus, on s’accuse les uns les uns, les autres, on fait endosser la faute toujours à l’autre et comme dans ce genre de situation l’ennemi principal, c’est le temps qui passe  si vite. 
Depuis 2007, ce sont sept années qui se sont écoulées, marquées par des résultats satisfaisants, des  moments heureux, mais aussi plein de déception, d’insatisfaction et d’amertume. Il n’en demeure pas moins vrai que c’est le résultat final qui compte le plus, et là il faut reconnaître à Moulay Tahar Alaoui l’énorme travail qu’il a réalisé, pour sa grande détermination à mener jusqu’au bout la mission que SM le roi lui avait confiée. Il faut aussi rendre hommage à l’ensemble des intervenants, les syndicats, les juristes, et toutes celles et ceux qui ont apporté leur contribution  à l’élaboration des nouveaux textes juridiques de la loi qui régit désormais l’instance ordinale des médecins, ce qui assurera la modernisation de cette importante institution professionnelle et en rehaussera  la performance et l'efficience. 
Tous les espoirs sont permis et il y a lieu d’être très optimiste quant à l’avenir prometteur qui s’ouvre devant le nouveau Conseil national de l’ordre des médecins qui pourra enfin remplir sa noble mission qui consiste à veiller au respect de la déontologie de la profession médicale et à la protection de la santé des citoyens. 
Les hommes qu’il faut, à la place qu’il faut 
Le compte a rebours concernant les élections démocratiques du CNOM a commencé depuis bientôt 2 mois, le président du Conseil de l’Ordre national des médecins a informé tous les médecins exerçant dans le secteur privé et dans le secteur public (dans les services de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics, soit en qualité d’enseignants chercheurs dans les centres hospitaliers universitaires), que les élections des membres du Conseil de l’Ordre national et des Conseils régionaux de l'Ordre auront lieu le 22 juin 2014. 
Il est vrai que ces élections revêtent une très grande importance pour l’ensemble des praticiens de tous les secteurs (public, privé, militaires...), il s’agit donc de faire le bon choix, d’opter pour des femmes et des hommes exemplaires, intègres, dignes de confiance Pour les candidats qui vont se présenter à ces élections , il faut avoir présent à l’esprit que la décision qu’il vont prendre va les engager devant leurs pairs , que cette décision doit être murement réfléchie, elle doit émaner  de la volonté d’un réel  engagement plus fort que celui de faire partie de l’ordre national ou régional , mais chercher à s’implanter au cœur de la société. C’est-à-dire au plus près des  malades, de ceux qui sont diminués physiquement et psychologiquement, de celles et ceux qui souffrent, mais aussi au plus près de celles et ceux qui font la santé tous les jours, partout dans notre pays, au niveau des hôpitaux, des centres de santé, des cabinets et des cliniques privées,  c'est-à-dire nos médecins, nos sages-femmes, nos infirmières… 
Dans tous les débats en cours sur la santé, ce ne sont pas les médecins qui sont en jeu, mais bien leur rapport aux patients et donc l’éthique et la déontologie médicales. Il y a un travail énorme à faire dans ce sens, et des tables rondes, des séminaires à organiser au sein des facultés de médecine. 
Par ailleurs et au regard de notre longue expérience, on peut affirmer sans risque de nous tromper que la déontologie médicale n’a de raison d’être que parce qu’elle est un guide pour le médecin et une garantie pour le  malades, c’est le cœur de métier de l’ordre des médecins, mais est-ce toujours le cas ? 
Dans une société comme la nôtre qui change a vue d’œil, notre mode de vie change, nos us et coutumes s’effritent. On s’interroge sans cesse sur ce qui nous arrive (karkoubi, tcharmil, tgarmil…). Il ne fait aucun doute que les médecins ont un rôle décisif et stabilisateur à jouer car les patients écoutent et respectent leur médecin. Et ce rôle s’appuie sur l’éthique et la déontologie 
Pour les aînés, il s’agit de nouer une relation privilégiée avec les jeunes pour faciliter l’exercice d’aujourd’hui et préparer les conditions de l’exercice de demain. Il est essentiel de favoriser une sensibilisation précoce à la déontologie et aux valeurs du métier, en intervenant dans la formation le plus tôt possible. 
Il s’agit également de renforcer les relations avec les internes et les jeunes médecins. 
C’est l’avenir de la médecine, mais aussi celui d’un ordre démocratique et fort et là il n’y a pas de recette miracle, il faut les hommes qu’il faut là ou il faut. 

_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Lun 12 Mai - 12:15 (2014)    Sujet du message: Publicité

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