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Plaidoyer pour une nouvelle gouvernance

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Sam 12 Avr - 14:50 (2014)    Sujet du message: Plaidoyer pour une nouvelle gouvernance Répondre en citant

Plaidoyer pour une nouvelle gouvernance



Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   


Réconcilier le citoyen avec son système de santé 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Il n’est un secret pour personne que de dire que la mauvaise gouvernance est considérée par tout le monde et à juste titre comme l'une des sources ,  des maux qui rongent, déprécient et portent atteinte à l'image de marque de certains établissements sanitaires hospitaliers. Ce constat ou mieux encore, ce diagnostic ne date pas d’aujourd’hui, il a été fait depuis fort longtemps. 
Aujourd’hui le ministère de la santé entreprend de grands chantiers pour remédier du mieux qu’il peut aux multiples dysfonctionnements afin de réconcilier le citoyen avec son système de santé. 
Redonner confiance aux malades 
Quand on suit de près tout le travail qui est réalisé par le département de la santé et quand on analyse dans les détails les actions, les déclarations à la presse, le contenu des différents discours du ministre de la santé, ses interventions, ses conférences, on note clairement que l’intérêt des citoyens est au centre des préoccupations que s’est fixées le ministère de la santé. Cette  quête  constante à la recherche  de nouveaux rapports entre les usagers des hôpitaux (malades et leurs familles) vise à asseoir sur des bases solides, saines et pérennes   la confiance, la satisfaction, l’efficacité, la qualité, la crédibilité  et  la transparence qui doivent prévaloir  au sein de nos établissements de santé et en particulier les hôpitaux. 
Pour une nouvelle gouvernance 
Depuis le 3 janvier 2012, date à laquelle  il a été nommé par Sa  Majesté le roi Mohammed VI,  au ministre de la Santé,  le professeur  El Houssaine Louardi, ne cesse de mener une véritable bataille pour redorer le blason du système de santé, d’hisser haut l’image des professionnels de santé. Cette  approche qui s’efforce de rendre le système  davantage transparent  se trouve parfois  contrariée par des opacités. Des incohérences , des anomalies et même des incompétences, c’est en grande partie ce qui explique le mécontentement du professeur Louardi, surtout quant il s’agit de pratiques inadmissibles et actes irresponsables dont font preuve certains médecins et infirmiers qui n’hésitent pas à quitter leurs services et les malades pour aller exercer dans des cliniques privées au moment où ils sont sensés être présents dans les structures hospitalières. C’est malheureusement aussi le cas de certaines brebis galeuses qui s’entêtent à nuire à l’image des structures sanitaires avec leurs comportements contraires aux principes éthiques de la noble profession qu’ils exercent, en usant de procédés vils  et dégradants. 
Cette situation  n’est pas nouvelle  et il est tout à fait légitime pour le responsable du département de la santé de manifester son  ras le bol, sa colère  et sa totale désapprobation face à la gestion de certains hôpitaux qui  souffrent de multiples carences, un constat qui met en cause directement le laisser- aller  et le manque de compétences managériales  de certains directeurs d’hôpitaux (quelques –uns) qui, faut- il le rappeler, manquent  d’expérience, ont été parachutés à une certaine époque pas lointaine  grâce à une opacité et un manque de transparence totale quant aux processus qui ont prévalus pour ces choix. 
Aujourd’hui, il n’y a pas et il ne saurait avoir de place pour la médiocrité, aucune excuse n’est recevable, chaque responsable doit rendre des comptes. 
Il est inadmissible de fermer les yeux sur l’absentéisme, les agissements contraires aux principes moraux de la profession médicale et infirmière, il faut  exclure toutes les formes de gaspillage, le mauvais accueil des malades et leurs familles qui porte préjudice à l’image des hôpitaux. 
L’heure est à l’humanisation des établissements hospitaliers, à la qualité des soins, à l’écoute, l’accompagnement des patients, à une plus grande ouverture des services hospitaliers vers le monde extérieur, ce qui demande une meilleur communication, des relations exemplaires entre soignants- et soignés. 
Un choix irréversible 
Aujourd’hui, les malades sont de plus en plus exigeants, de mieux en mieux instruits, ils savent et comprennent leurs maladies et ont le droit de savoir ce qu’on leur fait. 
Le malade n’est pas un simple numéro de lit ou numéro d’entrée, et moins encore le nom de telle ou telle maladie, le malade est un être humain qui a des droits. 
D’ailleurs, la constitution de 2011 a inscrit le droit à la santé, comme un droit  constitutionnel. 
De ce fait, toute situation où réside encore la médiocrité  où sont présentes des poches de résistance aux changements, tout cela ne peut plus durer et le seul moyen de combattre toutes ces formes de dérives, c’est de confier nos hôpitaux à des femmes et des hommes , certes compétents, mais surtout intègres, dont la sagesse est reconnue par tous , des praticiens exemplaires, éduqués qui donnent le bon exemple aux autres professionnels de la santé, et qui bien entendu ont à cœur  la bonne gouvernance des structures hospitalières dont ils ont la charge. 
Quand on soulève la question de la bonne gouvernance qui doit prévaloir au niveau des hôpitaux , des structures sanitaires des soins de santé de base (SSB), on doit savoir que ce fut la première recommandation qui a été faite par le professeur Louardi et c’était le 20 Janvier 2012 lors de la réunion que le ministre de la santé a eue avec l'ensemble des délégués de son département au niveau de la Wilaya du grand Casablanca, juste après avoir été honoré par ses pairs à la faculté de médecine et de pharmacie. Ce jour là, le professeur Louardi avait déjà inscrit la bonne gouvernance  en tant que priorité dans son agenda. 
Par la suite et à chaque fois que le ministre de la santé présidait l’un ou l’autre des conseils d’administration des différents CHU, il n’a jamais oublié de rappeler l’importance de la bonne gouvernance. 
Lorsqu’il a été invité au club entreprendre le 21 Avril 2012 à Casablanca  pour présenter la politique de santé de son département, le ministre de la Santé Houcine Louardi, a mis en exergue la place de la bonne gouvernance dans le plan de développement du secteur de la santé. 
Le jeudi 26 avril 2012, à l'invitation du secteur santé du P.P.S, le professeur Hocine Louardi, ministre de la Santé, avait animé une conférence le thème retenu pour cette rencontre : «Quelle politique de santé pour le Maroc d'aujourd'hui ?».
Là aussi, la bonne gouvernance a été mise au devant de la scène et ce en présence de près de 500 personnes dont la majorité sont des professionnels de santé, des professeurs enseignants, des responsables de directions du ministère de la Santé, des délégués, des directeurs d'hôpitaux, des médecins du secteur public et du secteur privé, des infirmiers, des infirmières, des représentants des syndicats… 
Ce ne sont là que quelques dates repères que j'ai personnellement notées afin de démontrer, si besoin est, la place centrale qu'occupe aujourd'hui la bonne gouvernance dans la politique de santé de l'actuel ministre de la Santé, un choix irréversible pour une plus grande démocratisation des soins, pour un égal accès à tous aux mêmes prestations de qualité dans des structures adaptées. 
Un choix irréversible pour plus de transparence, d’efficacité, d’efficience, d’équité, pour la dignité des malades afin de lutter efficacement contre les abus de pouvoir, le clientélisme, le népotisme, la médiocrité et toutes les formes de corruption… 
Une approche citoyenne 
Mais, on dit souvent qu’une seule hirondelle ne fait pas le printemps, c’est un adage  très objectif  et qui, dans le cas de la bonne gouvernance, vient nous rappeler que le directeur d’un hôpital tout seul ne peut pas tout changer, combien même il le voudrait. 
C’est là où interviennent la grande place et la responsabilité qui reviennent aux professionnels de santé (médecins-infirmiers-administratifs) dans la réalisation de ce noble projet d’établissement qui doit être celui de tous les acteurs en place. 
Quand le professeur Louardi va vers les professionnels de santé, quand il écoute leurs doléances, quand il reçoit les représentants des différents syndicats, c’est en quelque sorte le père fédérateur qui réunit autour d’une cause juste, noble et citoyenne, des professionnels de santé qui ont à cœur de participer à une nouvelle gouvernance du secteur de la santé. 
En d'autres termes, le professeur Louardi veut que tous les professionnels de santé soient à la hauteur de la confiance placée en eux. Que ces mêmes personnels, toutes catégories et profils confondus, soient plus proches des citoyens, que les responsables : délégués, directeurs des hôpitaux, surveillants généraux, infirmiers, chefs des services, administratifs des différents établissements sanitaires (dispensaires, centre de santé, centre de diagnostic, centre de référence, hôpitaux préfectoraux, hôpitaux des spécialités, centre hospitaliers universitaires…), soient à l'écoute des malades et de leurs familles, qu'ils puissent s'investir pleinement dans les missions qui sont les leurs et qu'ils veillent tous à travailler dans la clarté, la transparence, qu'ils soient justes et équitables, efficaces dans tout ce qu'ils entreprennent, qu'ils soient toujours à l'écoute des malades et de leurs familles, soutenir et aider les plus vulnérables, éviter toutes les formes d'exclusion et naturellement la bonne gouvernance consiste aussi à rendre des comptes à qui de droit. 
Et pour asseoir sur des bases démocratiques la bonne gouvernance, il faut veiller à assurer le consensus le plus large possible lors des prises de décisions ; donc écouter les professionnels de santé au moment des prises de décisions, c’est aussi ça, la bonne gouvernance. 
 
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Sam 12 Avr - 14:50 (2014)    Sujet du message: Publicité

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