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Incantations et talismans , Sentences cyniques, Errances et délires,

 
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DR IDRISSI MY AHMED
Soleil
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Inscrit le: 22 Juin 2008
Messages: 937
Localisation: Kénitra

MessagePosté le: Dim 4 Nov - 14:40 (2012)    Sujet du message: Incantations et talismans , Sentences cyniques, Errances et délires, Répondre en citant

  
Incantations et talismans  
Sentences cyniques, Errances et délires,  
Réflexions verticales apoétiques et humeurs de chiens   
  

 
  
A L'AME DE ZAHRA,  
  
Bulles sur le thé, chaleurs dans le verre ! 
A ta mémoire Zahra, à ton nom de fleur. 
Tu hissais la théière, fantasia à ta manière, 
Pour exprimer l’hospitalité, toute fière. 
  
La mousse, l’écume, c'est la mer océane, 
Qu'affronte Najjout sur un pari de Slim, le soir. 
La mer, c'est l'or du couchant qui se profile, 
Sur le front des nuages, rougis d'espoirs. 
  
  
Par delà le vitrail où bouillonne la lumière, 
Les vapeurs de menthe embaument l'air. 
Les fleurettes du vase aux milles couleurs, 
Irisent de rets  fuchsia, l'arc-en-ciel. 
  
Cette coupe, cette bouilloire, ce soleil 
Cuivres ciselés, limon du Sebou et du Nil, 
Ne brilleront plus pour les mêmes vies   
La mémoire se brise, l'homme s’efface. 
  
Plus de plume pour raconter aux  pierres 
Le dernier vol des cigognes, avant l’exil, 
Plus de traces de pieds sur le sable, 
Ni de silhouettes d’anges sur la mer. 
  
Plus de vents, pour cajoler les feuilles, 
Ni de branches pour la valse des arbres :  
Les oiseaux se sont tus, sans ailes. 
  
Perdu, l’œil aveugle dans le noir, 
Immense et froid, le soleil est pâle. 
Telle une ombre fanée, la terre, 
Molécule de Dieu dans l’univers, 
Hante les charniers pour veiller les corps. 
  
Tables et verres, jetés aux cimetières, 
La fange se confond avec l'emballage. 
Vidé le corps, jette sa chemise à terre, 
Faute de persister en l’Eden, errent 
Egarées les  âmes se casent en enfer. 
  
Comme cette chair de veau sur broche enfilée, 
Cette salade de tomate au gros sel, vinaigrée, 
D’où viennent-elles ? Où vont-elles ? Sur terre ? 
Nous sommes faits d’un tas de débris mâchés !   
  
Nul ne persiste, tout s'en va, sans retour. 
Banalités nullement poétiques, mais encore ! 
Je vois entre les grains de lentilles, la sauce, 
La fécule, la cellulose, les vitamines et le fer : 
Le contenu des viscères ne fait pas honneur   
  
Germes de vie, vous m’avez compris, 
C’est ce vous-même, qui volé aux autres vies 
Tel un recel carnassier, fait très peur. 
  
Rien de ce qu'on prend ne nous appartient, 
Tout est sacrifié sur l'autel des dents : 
Mais que faire ? Le restituer un jour ! 
  
Chair blanche, chair rouge, verte ou pâle, 
Rondeurs de soies, ondes de velours, 
Nues comme toi, nues comme ta chair, 
Desseins secrets de notre imaginaire. 
  
La langue, lape et lèche la vie,  
La croque en cajolant tes sphères. 
Taies de couleurs sur l’autel des mots, 
Peintures en touches de gloire,  
Leurs vagues ondulant sur tes contours,  
Se sont assoupies en humant ton odeur. 
  
Fantasmes interdits, effluves de luxures 
Que reste-t-il, ô pêchés, des parfums exquis ? 
Le flou du rêve ou la volupté des chimères ? 
  
Les joies réelles et tout le bonheur, 
Aussi longs soient-ils, furtifs et fugaces, 
Ou secrets et imparfaits, se perdent. 
Avec leurs auteurs dans le temps et les airs, 
Avec les verbes têtus qui les ont accomplis. 
  
Civilisations perfides, leurres invalides, 
Refrains aphones et utopies artificielles, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 
  
Tempêtes délires, mirages et hantises, 
Illusions de culture, duperies de faussaire, 
Insultes tragiques et chimères, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 
  
Instincts factices et visions tutélaires, 
Conduites reflexes, besoins trahis 
Cyniquement induits chez le débiteur, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 
  
  
ERRANCES BIO POUR GEA 
  
Idées, goûts, saveurs de rêves et souvenirs, 
Poussent  l'impénitent, l'incrédule, l'égaré, 
A chanter, à bénir la gloire, à louer le dieu 
Des parrains, des chefs et des tuteurs 
Qui nous ont conquis et frelatés  
  
Sauces de télé, cuisines de table, 
Empestées de meurtres acceptés, 
Vont  pénétrer en moi et construire mon corps 
Et meubler égo de recettes et slogans ! 
Je suis l’effet de ce que j'ai mangé et bu. 
  
Destins, héritages ou fruits du hasard,  
Conduites dopées ou libertés précaires, 
Ce n'est pas glorieux, ô mon âme ! 
Car en moi, je sens l'odeur infecte 
Du sang et des crimes que j’ai commis. 
  
Entre les gènes, nos fabriques charnelles, 
Et l’univers, si vaste et grouillant, que de vies ! 
L’un dans l’autre, parents, proies et victuailles, 
S’engendrent, se copient, s’échangent, 
Se fondent en se mangeant. 
  
L'ADN palpite, le cerveau bouillonne, 
Ces pièces étrangères me deviennent intimes, 
Elles sont mon corps, mon esprit, moi-même ! 
Mon ego, ce mon moi jaloux de son être,  
Cet objet du destin est le pilote du robot  
Et non pas le maître !  
  
Et puis être moi, pour aller hors des yeux,  
Afin d’aller là, où je ne saurais encore être 
Que d’espoirs dans l’âme pour une autre vie, 
L’univers sans limites et la perception du Maître. 
  
Astreint à la physique et au nucléaire, 
Dieu n’a-t-il créé que ces lois et cet univers ?  
Qui ne cesse de se répandre et s’étaler ! 
  
N’a pas du faire que cette chimie, 
Ces hormones mâles et ces moles femelles, 
Ces êtres de lumières et de feu seulement, 
Pour cesser de créer  
Et s’arrêter juste, là ! 
  
Minéraux et protides, Gaia est en nous ! 
En ses êtres et ses hôtes qui s’interpénètrent, 
En ses chairs et câlins, que nous prodiguent 
Hommes, femmes et bêtes ! 
  
La Terre et les dents, la ronde des sérails, 
Cuisines, manèges, vertiges et caravansérails 
Tournent et montent pour devenir des âmes. 
  
Des enfants, des vieux, des filles et des femmes, 
Des lions, des serpents, des loups, des hyènes, 
Des insectes, des vers et des papillons de flammes, 
Cyclones bruissant et dansant dans le cosmos. 
  
Qui a lâché ses plumes pour cesser de voler ? 
Qui coule le sang en orgies et en crimes, 
Qui pulvérisé, qui bouilli qui écrasé ou cuit ? 
  
Qui les cortèges funèbres canarde, 
Qui les  cimetières canonne ! 
Tire enfants, malades et lieux de prières. 
  
Qui sur nos routes assassines, nos berceaux, 
Nos écoles, nos palais, nos matrices, 
Nous nuit, nous tue ou nous aliène… 
  
  
LA PARTIE DE L'AILE D'ORIENT 
  
Qui en guerre en Syrie, guerres en séries 
Qu’impose l’empire des tyrans pour régner ! 
Qui les tsunamis  ou sous les feux d'Hitler, 
Qui l’holocauste et les fosses communes, 
Juste hier, sans rappeler le passé ! 
  
Qui pour ôter les libertés et voler le pétrole, 
Fomente  des guerres civiles et de religions… 
Qui pilonne les camps, les bombarde et les torpille, 
Tuant par milliers civils et élèves ? 
  
Qui menace d’anéantir l’humanité entière,  
Et les voisins, agitant les bombes de la haine,  
Et leurs deux cents têtes nucléaires, 
Livrées par l’empire ou dit-on volées ? 
  
Qui au Rif, du temps d’Abdelkrim, 
Les gaz lâchés par cinq cent trente avions,  
Par trois puissances, face à la milice locale, 
Du clan qui fit honneur aux nations ! 
  
Marées humaines séchées sur les monts, 
Ou flottant dans les eaux des barrages … 
L’humanité s’embrase dans le sang 
Dans la démence qui devient religion. 
  
Et l’ambassadeur, victime de la bêtise infâme,  
Qui réplique à l'insulte du prophète de l’islam, 
Mahomet et ses caricatures immondes ! 
  
Erreur fanatique face au terrorisme suprême 
De pseudo acteurs et auteurs de crimes, 
Des répliques fâcheuses aux stars libertaires, 
A leurs stupides desseins et propos véreux 
Que la haine raciale change en mercenaires ! 
  
Qui le Coran souillé, le film idiot et les caricatures 
Manipulent, blasphèment et  discriminent à la fois ? 
Ressuscitant des religions, les guerres funestes, 
Ils  les exportent là où elles n’ont jamais été. 
  
Dans la morgue, la-leur, ils s’arrogent le droit 
Haineux d’insulter et l’arrogance de blesser. 
La finesse de se moquer des crédos alternes, 
La liberté d’insulter et les cultes et les races, 
Sont un sport culturel, pour eux, une passion. 
  
Un style de liberté, l’esprit d’une nation. 
Ils ont le droit laïc, l'outrage véhément, 
De honnir, d’agonir, de flétrir et de médire 
Et de dénigrer en maugréant et de maudire ! 
N’est-ce pas un privilège, un devoir, un dû 
Inscrit dans leur identitaire constitution ? 
  
La force de création des impérialistes 
Suscitent les révoltes dans les pays différents 
Et leur juste colère face aux crimes abjects. 
  
L'humiliation, la vindicte atavique et l'outrage 
Armes lourdes, de destructions massives, 
Jetées sciemment à la face des Sarrasins 
  
Qui simples quidams que l’histoire taira, 
Leur vie entière pas plus lourde qu’une feuille 
D’automne sur un tronc calciné... 
  
Qui sans mémoire, dans un corps qui s'oublie, 
Tremblant, déchiré de douleurs, solitaire… 
Qui oublieux, incompris de ceux qu'il aime, 
Parkinson, Alzheimer, inutiles trépassés… 
  
Tous sur la liste de ceux qui vont être jugés, 
Sans raison et sans que la vie ait un sens clair, 
Naîtront pour partir, tel un fétu de paille, 
Que soulève le souffle coléreux du vent. 
  
Tous vivront, sans importance et sans avoir vécu 
Et se réincarneront encore pour mieux durer ! 
Pour profiter de l'enfer ou s'éterniser au paradis. 
  
Et pour quels plaisirs encore, en dehors de paître ? 
De tuer, de voler, de mourir ou d'être dévoré ? 
  
J’ai écris ces mots sans connaissance des crimes 
Qui allaient être commis en temps de paix. 
La pharmacienne du Doum et son coup de fusil, 
La tête du jaloux séparé du corps sur les rails, 
Ces trois cent cinquante tués en la Syrie d’Assad, 
Rien que pour la récolte d’aujourd’hui, 
Ils seront quarante mille dans un instant. 
  
LA FRAGILE FUTILITE  
  
Décrire l'imperceptible, 
Voir l'indicible et le prononcer ? 
Faire quelques exercices vaseux 
De mystique philosophie ? 
  
Voir sans les yeux, 
Ce qu'on n'a pas, sur terre, bien compris ? 
Savoir l'immatériel 
Et ce qui n'a pas encore été crée ? 
  
Saisir à travers les feux 
Des flammes, les atomes, 
Sentir l'infiniment petit 
Et l'épaisseur des âmes ? 
  
S'exalter à courir l'espace, 
Les astres et l'univers de nuit, 
Atteindre, sans se quitter 
Les dimensions ultimes, 
Percevoir plus que les organes 
Des sens ne peuvent le faire… 
Naître sans demander de vivre, 
Et en apprécier sans lassitude le sort, 
Parce qu'on a fini, pour de vrai 
Et réellement, par exister ! 
  
Jouer le jeu et s'y plaire, 
Vouloir en jouir pour plus de durée, 
Refuser de finir, comme ont fini les autres. 
  
Partir sans raison, 
Sans décider de le faire. 
Naître sans savoir ce que c'est que vivre, 
Ni le but d’être venus ici ? 
  
Quand je pense à ces milliards d'êtres immolés 
Qui ont parcouru le sol avant d'y sombrer, enterrés… 
A ces rois, assujettis comme de pauvres hères, 
Prisonniers qu'ils sont des terres et des chairs, 
Assujettis au néant, malgré leur arrogante fierté 
Qui subissent le courroux d'un hasardeux destin ! 
  
Quand avoir pour l'un, c'est tout prendre aux autres, 
Sans projet ni plan, sans programme ni prospectus, 
Mourir, quoi qu'on fasse pour prolonger la durée, 
Sans savoir pourquoi, c'est un devoir de mourir ! 
  
J'ai vu des guenons, futées, ressembler aux dames, 
Et des porcs, des ours, plus durs que des hommes 
Des lions en leurs genres, éviscérés sous les crocs, 
Laissant leurs aires et leurs lionceaux en pleurs. 
  
Tels des hyènes humiliés, tirer leur révérence 
Et partir, la queue entre les pattes, la gueule à terre. 
D'autres plus sublimes, ont laissé des cendres, 
Une image, un livre, une invention, un nom ! 
  
J'avais des idoles dont j'étais fan, elles furent ! 
Comme le roi et ses pair, ses généraux, son père, 
Et  leurs seigneuries, tous anéantis. 
  
Et la reine, ses valets courbés et ses saints flétris. 
Seules les stèles dominent, 
Les rumeurs comme les fortunes, 
Sont éphémères aussi ! 
  
Qui persécutés par le temps, qui vannés par des ans 
Ou la maladie. Qui la guerre des clans, avidité oblige ! 
Qui les félons, les conflits entre frères, 
Et les complots pour renverser les souverains ! 
  
Que reste-t-il des ruines, ô suprêmes voluptés ? 
Et vous silhouettes superbes, qui défiiez l'azur, 
Et ses traits du destin, par vos traits atterré ? 
Les voiles jetées, les libertés conquises, que reste-il 
De toi beauté des belles âmes à l'éthique avérée ? 
  
  
30 09 12  
AU MAÎTRE-SCIEUR DE LA SYRIE 
  
Morale et libertés, santé, jeunesse, beauté, 
Droit au confort, au travail des fois, à la richesse, 
Au luxe, à l'amour toujours et la luxure aussi ! 
  
Que reste-t-il des joies, ô sombres voluptés ? 
Des vers, des rimes, des sentences, un nom ? 
  
C'est un lion de profil, un homme de face, 
Qui sur la même figure se joue de mes yeux, 
Et d'insultes et de mots me menace et me glace. 
  
Là, ces petits carreaux de la mosaïque des toilettes, 
C'est un lion de profil, un homme de face !! 
  
J'hallucine ou j'imagine, j'interprète voilà tout. 
Ce sont des ondes de joies, que le destin écrit 
Quand l'image délivre des sens multiples, 
Le cerveau sous pression en rehausse la vision. 
  
Le rythme des idées et leurs concepts exultent 
C'est la passion sincère, le passé hirsute, 
L'euphorie, les orgies, l'érection immense, 
D'un bâtard de lion qui casse ses jouets : 
Ses sujets, électeurs et citoyens asexués! 
  
Il souille les océans et la carte des tropiques 
La géo, la graphie, de ces grotesques grues. 
Il met  les Goliath sous la plante du David 
Du moins leurs souches et leurs marmots 
C'est du lion que je parle, 
Mais c’est l'aigle qui sort. 
  
Tous sous l'aile impériale ou entre les serres ! 
Il interfère et guerroie, chamboule la terre. 
Les potentats, les despotes, les tyrans, les dictatures, 
Tous, sous la verge de l'OTAN et du lobby de Sion. 
Les rois sont devenus des satrapes et des martyrs ! 
  
Déchiré, le Peuple, sa vulve et ses vies et ses clans. 
Déchirée la Nation, ses us et ses rires antérieurs ! 
Aux chimères, ses credos, son identité et ses langues! 
Faute de traditions vivaces, un projet impérial, un plan 
Comme  force intérieure et souveraine peur ! 
Ses desseins vaseux aux  sombres voluptés 
Souvenirs cramoisis,  mais jamais égalés, Le Lion 
Fait face aux ennemis féroces et leurs grands périls 
Assad, le souverain de la république s'impose ! 
  
Il est l'inébranlable garant, 
L'emblème, le propriétaire. 
Le Lion est repoussé par les ogres 
Jusqu'aux ultimes ressorts 
Face aux démons des airs 
Et leurs forces obscures. 
  
Chaque pays a le sien de Bush, Bonaparte ou Hitler. 
Le Lion ne sait que saigner les siens pour mieux rugir. 
Saisir, éliminer, effacer à jamais, anéantir pour régir, 
Régner, commander en maître de l'épouvante, 
Maître des créatures de la terre, de l'Apocalypse 
Etre, le cavalier seul afin de semer la terreur ! 
  
Prendre le plaisir de juger à la place de Dieu. 
Des causes perdues, élever le peuple en martyr, 
Les pays en temple des fosses et musée des horreurs, 
C'est la volonté de l'Empire, d'aliéner les rois. 
  
Face à la détresse,  au lieu de se rendre, Assad 
Ne peut que détruire et boire le sang des siens. 
Charnel plaisir de l'Ouroboros en crise de sagesse, 
Rester digne en avalant sa queue,  pour s'occire ! 
  
Non pas  pour le plaisir ingrat et solitaire, 
Ni celui bienséant, de fuir en lâche et de partir! 
Qui en fosse qui en trou, qui en pèlerinage à vomir ! 
  
Mais, c'est pour empêcher que Satan ne le pende ! 
Ou que le Diable d'Obama, ne le jette en mer 
Dans un coffre, de béton armé, en un lieu secret 
Dont il ne peut ressusciter de sa sordide mort. 
  
Ou qu'on le juge coupable et qu'on le fasse périr, 
Veuf, amputé de son organe des plaisirs, la queue ! 
La queue des lions qui sert à fouetter ses serfs, 
Comme ses séides qui l’empêchent de se rendre 
Et qui le tueraient s’il venait de céder au plus fort. 
  
Renaître sans queue, c'est ressusciter sans vie, 
Pour un trône vide, sans pieds ni guerriers. 
Pour qui hante les palais et les voûtes célestes. 
C'est un pays nu, désert, une contrée sauvage 
Je parle du plaisir des dieux, par delà les nuages, 
Tout le reste n'est que fumées stériles et bravades. 
Ce sont les danses des femmes lionnes du Niger  
Je vois leurs seins, couleur de sienne, se soulever 
Encore, au rythme haletant des colliers du cou  
Et des sons obsédants des tambours, 
Qui ont trembler mes pieds à ce jour.  
  
Je vois encore les neiges sur le Kilimandjaro,  
Les montagnes rocheuses, ses nuages rares, 
Qui se mêlent aux messages de fumées,  
Que lancent en SOS, les Apaches et les Sioux, 
Les indiens que l’on supplante sur leurs terres.  
  
Images familières des hommes policés,  
Et des races aux civilisations supérieures, 
L'homme blanc a besoin de grands espaces  
Pour installer ses églises, ses écuries et ses  bars  
Pour civiliser les colonies et leurs protégés !  
  
NOSTALGIES 
  
Nous voyons les films avec nostalgie en retenant les images,  
Les mots, les passages marquants, les expressions du corps.  
Nous veillons tard jusqu'à la fin du suspense,  
De la curiosité ou des peurs, de crainte de perdre le fil,  
De rater une séquence, un minois, une danse,  
Un baiser, une musique. 
  
Je vois encore les seins, couleur de sienne,  
Au rythme des colliers du cou, se soulever  
Et des sons des tambours ensorcelants 
Lever les jambes félines, ondoyantes  
  
Ce sont les danses des femmes lions du Nigéria.  
Je vois encore les neiges sur le Kilimandjaro,  
Les montagnes rocheuses, leurs rares nuages 
Se mêler aux messages de fumées,  
Que lancent en SOS inquiets, les indiens  
Qu'on élimine pour voler sur leurs terres.  
  
Image familière des civilisateurs et des protégés.  
L'homme blanc a besoin de grands espaces,  
Pour installer ses églises, ses mines, ses fermages, 
Ses bars, ses bordels et ses colonies civilisées  
  
Et là, pour enterrer les victimes des avalanches,  
Des glaciers et des  cataclysmes. 
  
J'ai vécu sous César,  
Quand ses phalanges occupaient la Gaule.  
J'ai vécu sous Napoléon et Joséphine  
Avant les Basri, les Filali, les princes et leurs exils.  
J'ai vu Moïse, la Bible à la main, défier Pharaon  
De son bâton-Serpent et insulter Hitler.  
J'ai vu Tarzan nager à l'époque de Weissmuller.  
J'ai vu Hercule nettoyant les écuries d'Augias, 
Oublieux de nos villes et vilains terreaux.  
  
Je suis toujours sous le coup de foudre de Liz, 
De Greta Garbo et d'Ava Gardner.  
Je vois avec les yeux de Robert Ryan  
Et je regarde se déhancher la croupe  
Du cheval de Burt Lancaster.  
  
La Princesse quand à elle a soldé son haras.  
Elle est partie comme les saints et les rois,  
L’Eden où s’en vont de Dieu, les amants. 
  
L'ombre du cheval s'éloigne, le justicier  
Poor lonesome cowboy est au firmament.  
La laisse au cou, la crinière sur les yeux,  
Il masque le visage tourné du héros en émois  
Et de la dulcinée, en pleurs reste éperdue. 
  
Si Barak lançait ses avions et ses chars, 
Il aura gain de cause pour sa réélection,  
Contre Romney le richissime Mormon. 
Si le satanique Nathan, yahoo d'Israël  
Ne provoque l'Iran en profitant des faiblesses 
Du flanc d’lrak-Syrie et de l’Egypte-Liban. 
   
Pour l’instant il a fini de nettoyer Jérusalem Du quartier historique des Marocains ! Qui malgré leur place pudique à la tête Du comité Al Qods, restent très pacifique.   Et à la tribune de l’ONU, sans concessions Il est en train de dégoupiller une bombe, Celle qu’il symbolise le nucléaire iranien.   Une alarme qu’il agite, la peur et la terreur, Pour justifier sa volonté incongrue De détruire l’Iran dans l’œuf Par les armes de l’Otan et le bras américain !   Curieux comme cette bombe ressemble A celle qu’avait mise au Danemark L’odieux journal Jyllands-Posten Sur la caricature du prophète mahométan     POÉSIE ?  


  La poésie est une humeur, une disposition de l’âme, A parler à chanter, à répéter pour s’en souvenir. Une sorte de parodie de l’existence et du monde, Qui prend des aspects de talisman et à expier. Une incantation, un exorcisme, pour conjurer A force de rythme et de mots, les sortilèges. Que sont l’existence et les ressentiments Des hommes, du temps et des choses. N’est-ce pas que le destin et le hasard Ce sont des phénomènes paranormaux Qui s’en prennent à l’humain pour l’aliéner Et le conduire à réagir  en le forçant.     EVOLUTION  
Qui se souvient des chairs et des ossements ? Qui se souvient des reptiles, Pharaon ? Ou ce chef fossile héritier des poissons ?   Qui se souvient des  ses ancêtres reptiles, Quand il a perdu  la queue ses ailes, Ou son prestigieux sceptre d’Amon !   Qui se souvient de ses aïeux, seigneur ? Et comment ils sont devenus riches Et puissants, avant de finir en ossements ?   Que reste-t-il des hommes devenus rois, Et des humains faits dieux et prophètes ? Qui se souvient des restes et leurs instants ?   Qui se souvient d’Adam et de sa côte, Eve ? Qui se souvient du visage d’Abel et de la tête De Caïn, fut t-il comme un blanc païen ?   Notre jaloux ancêtre et premier assassin, Barbu comme un bouc peut l’être Fut un primate arboricole ou un simien.   Sans remonter jusqu’à la création du Soleil, Qui se souvient du navire, le zoo de Noah ? Qui se souvient d’Abram et de Joseph Du bâton de Moïse, des paroles d’Aron ? De la naissance de Jésus avant de disparaître                 SOUS NOS NUEES  
J’ai vu sous la pluie battante un homme Fouiller dans les poubelles, ce matin.   La dernière cigogne garde encore le foyer Quand toutes sont déjà parties en exil, Pour migrer ailleurs et transhumer, Espérant ne point trouver d’opprobre A la couleur de leur bec et de leur tenue.   J’ai vu le reflet d’un arc sur l’asphalte irisée, Me rappeler les couleurs du paradis, L’Eden, mais en moi-même j’ai fouillé, Je n’ai rien vu, je n’ai rien trouvé.   La visite du roi a supprimé les dos-d’ânes, Repeint les bords de trottoirs en rouge et blanc, Coupé les branches d’arbres, nettoyé les aires, A quand les ânes, eux-mêmes, de cet endroit ?   De loin en loin, les cloches sonnent Appelant les fidèles à la communion. L’Europe de l’Euro et du Christ est une L’Eglise, malgré les guerres mondiales, Sort des conflits et du clash des religions   Les bruits des motos et leurs fulminants échos, Défient le repos des gens, qu’ils agressent. Par la pollution sonore et le stress, les motards Déroutent les appels symphoniques des muezzins. A la place des prières pieuses ce sont des maux Que les vieux leur jettent et des malédictions.   Le temps passe à grande vitesse, sans retour; La terre se hâte pour compter les jours Les siens d’abord et les nôtres qui en sont faits.   Alep , j’ai rêvé de toi, d’Athènes et du Caire. J’ai rêve de toi, des Indes et de la Chine. Je voyais l’Irak, la Syrie, Ispahan, le Gange, Byzance, Babylone, l’Euphrate et le Nil, Les îles aux palmiers, les coraux du Pacific, Les arbres d’Amazonie, les fauves d’Afrique.   Démocratie, liberté, différences, tolérances, Arts, connaissance, civilisations et puissance, L’histoire, l’antiquité, en un mot l’Andalousie. Mais, ce ne fut que rhétorique et philosophie. Que de choses apprises et vivement l’oubli !   Paix, sécurité, éthique, cultes et solidarité, Rêves d’ados déracinés des lycées de jadis ! Mensonges réels ou vérités incongrues ? Pourquoi ont-ils fuit, tous mes amis ? Que de mots, tués dans tes cendres, Alep ! Et que de morts viennent en échos préciser, Que nous avons enterré deux guerres, L’Holocauste, le Vietnam et l’apartheid..     Que de mots, tués dans tes cendres, Alep ! Nous attendions justice à Jérusalem, Une nouvelle capitale, celle d’un monde apaisé. Mensonges réels et vérités délabrées ?   Damas, néo Goliath du moribond David, Batard rejeton des tzars d’Amérique, Olympe de Zeus, l’empereur de ce monde,   Colonie terrestre que régit César par Crésus frelaté !   Damas, néo Goliath du moribond David, Croule comme Tripoli, Bagdad et Téhéran. Sous l’emprise barbare des guerres iniques, L’Irak, la Syrie puis l’Iran et ce sera fini !     Ils ne veulent plus de crépus barbares, Aux sources opulentes du pétrole, Ni d’adorateurs du prophète Taha, Aux portes crépusculaires du Levant.    
Errances corrosives 
  
Etes-vous sourds ou camés ? 
Ivres-morts, morts de sommeil 
Ou trépassés, 
Perclus  de honte et tellement vannés ? 
  
Si la conscience est en exil 
L’image de soi est défunte, 
Noyées dans la honte 
et engluée de lâcheté 
L’ego au méprisant le moi 
Sans nulle angoisse pour le racheter 
Nulle douleur, alors nulle peur 
Ne peut vous maintenir réveillés 
Alors, dormez ! 
  
  
La conspiration 
Oui, il y a cette feinte générale, 
Morale qui nous relie et nous unit 
Sans nul prêtre ni pâtre 
Pour nous guider et racheter 
  
Permission 
Qui vous donne à croire 
Que vous êtes digne et adapté 
Et que tout peut être vendu et  acheté 
Vous et moi, en premiers ? 
  
Comment dormir avec vos frères, 
Qui en échos, ne cessent d’aboyer ? 
Je plaisante  sur nos sorts, sur nos pères, 
Sur nos maires, sur nos vivants sur nos morts 
Qui nous vendent là où vous priiez 
Sans vous avertir 
Alors que vous les décriez ! 
  
Comment j’arrive à penser, dites ? 
Oui je pense que, je radote, il est vrai ! 
Comment j’arrive  à penser que je suis ‘’moi’’ 
Conscience superflue ou moi ? 
A régler ma digestion, mon cœur mes viscères 
mon moteur, ma circulation, 
A réparer ce robot, cette machine héritée 
  
Qui me pilote et me maintient en vie ? 
Et que par instinct je tiens à le rester ! 
Comme ces palestiniens, mine de rien 
Ces gens d’Irak, d’Iran et ces Syriens ! 
  
Vas-y Hitler, tue tes juifs en série ! 
Vas-y Bachar tue tes frères en Syrie. 
Comme les Chinois, ils sont nombreux, 
Comme les Russes, ils n’ont pas de dieu 
  
Ils y ont cru, un peu, des fois, peut-être ? 
Mais, ils n’ont pas de dieu, nos maîtres. 
C’est tout comme s’ils l’avaient fait 
C’est à cause d’eux, qu’on en est là ! 
  
Alors, trêve de morale et d’humanité 
Termine ton tâche Satan et va-t-en ! 
  
Vas-y Lion, en démon de la mort, 
Fais des martyres pour leur printemps 
Torpille, ébouillante, brûle et tire, 
  
La terre veut une trêve pour ta fête, 
Sous tes pas elle devient un volcan 
Où tes   sbires   calcinent les vivants ! 
  
N’ont-ils pas construit les pyramides, 
Les saints et les prophètes  Hébreux, 
Des Nobels, sont des juifs pour la plupart 
Penseurs Mathématiciens et économistes 
Banquiers artistes, lobbies et affairistes 
Ya nafsi féqué bi âybak qbal ma darkéke el mout ! 
  APRES LES CHIENS, LA NUIT,   Après les chiens, la nuit, Vient le tour de ceux du jour… Du calme mon âme, va avec le vent Laisse couler le temps sans t’opposer Aux mouvements et hasards du moment.   Sans tenir tête aux bravades cyniques Et sans défier la bêtise des plus impudents, Tu ne peux corriger ce qui est tordu, Alors ne réponds point, par pudeur, aux cris. Car toi même tu n’es ni correct ni parfait Et tu ne pourrais les convaincre Même si tu l’étais.   Les choses et la vie ont un sens Que je n’aperçois pas… Je cherche un message, une explication Un sens dans les plis du vent, Sur les ailes colorées du papillon, La cime des arbres qui se balancent, Le brillant des roues Ou l’éclat fugitif des rayons..   Cette voiture de luxe, Est devenue une brouette, Cet athlète est mort, Et ce chanteur aussi. Elle était plus que belle, Une statue divine, une fée. La voir, c’est avec pudeur Et le visage tourné, agenouillé, De peur de se faire pâlir, Comme une statue de sel, De fondre ou de s’embraser. On n’a plus entendu parler d’elle, Elle s’est oubliée. ….La maladie…   Le pays a sombré avec les siens, La cité est devenu désert, Les rochers, de la terre… Gigantesque sablier… Où donc leurs âmes sont-elles parties ?     Les paroles et les mots, Leurs intentions, leurs symboles, Leurs sens et leurs paraboles, Jeux rébus des méninges, Instantanées jetés sur l’avenir Puzzle de mémoire, Repères furtifs ou jalons,   Tels ces regards furtifs et miaulant Des châtons, à la sortie du maître, Ou ces restes éparses de fleurs éparpillées De bougainvilliers,  roses et blancs, Qui raclent l’asphalte comme des poussières Poussés par les saccades des vents, Me laissent perplexe sur nos pouvoirs, Hermétiques et de divination, Dont j’ignore l’usage et les fonctions,   DR IDRISSI MY AHMED, KENITRA, AU 04 11 121 TEXTE LIVRE EN PRIMEUR ENCORE SOUS CORRECTION 
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Dim 4 Nov - 14:40 (2012)    Sujet du message: Publicité

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