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Dérives autour d'Assad, le Singe-Lion de Syrie

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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Inscrit le: 22 Juin 2008
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Localisation: Kénitra

MessagePosté le: Mar 4 Sep - 22:16 (2012)    Sujet du message: Dérives autour d'Assad, le Singe-Lion de Syrie Répondre en citant

EN PRIMEUR ET EN COURS DE RÉVISION



Remugles et pyrosis, prurits nocturnes et contes pervers.
Conte simiesque Le Singe-Lion de Syrie ?

Préambule

Chaque peuple, de la Perse à la Chine, des Indes à l'Afrique, a ses légendes, ses parfums éthérés et ses odeurs âcres. Les vieilles civilisations couvrent de mystères et de cultes magiques l'imaginaire des hommes. Resourcements intarissables, creusets de l'homme, on leur doit nos inventions et nos successives renaissances. Nos rêves souvent, alors qu'en ce moment, hélas, ils vivent de vrais cauchemars. Outre la peur, l'humiliation, l'offense et les guerres imposées, ils subissent de la part des leurs démons, le lavage ethnique sous la vindicte millénaire.

On raconte que Jean De La Fontaine a copié ses fables des contes d'Esope et de chez,-nous, les musulmans, qui les avions véhiculées en fait des Indes lors de nos pérégrinations commerciales…Réservoirs humains d'antiques sagesses, on retrouve les contes magnifiés dans notre culture, puisque selon les dires du prophète, pour les sciences, il ne faut pas hésiter d'aller jusqu'aux Indes pour la quête du savoir. On y va de ce pas.




Bachar El Assad, c'est le Lion Humain de Syrie…?
Je vais demander à un singe de m'expliquer ce bazar.


Si j'ai soldé les os et les crânes humains et mon ostéologie avec, je garde encore le crâne de Tchita, ma guenon d'Itzer ! Ainsi que quelques vers du soliloque de Hamlet de Shakespeare. To be or not to be, that is the question ! Adolescent, j'ai rêvé de chasses aux Indes et de safaris en Afrique…Sauf que ce sont les rois hispaniques et les princes anglais qui en profitent. Le peuple garde ses rêves, pour d'autres vies et les rois les réalisent de leur vivant et se les appliquent. To be or not to be, alors, qui suis-je ? Que représentent pour moi, le monde et la vie ? Si subtiles dans leurs belles et prosaïques ou mortelles complexités ! Ici, donc dans ma région et mon identité, quand mon métier est de soigner alors que je vois des tyrans tuer sans trêve et sans vergogne les leurs. Sous la férule de qui on sait, parmi les démocrates et richissimes des humains civilisés. Quoi comprendre et où est la vérité ?

A mon âge, je ne sais rien. Les gourous, là bas, les sikhs et les faquirs, sont des pilotes à leur manière, des guides. Faute d'avions ou d'ailes, ils façonnent nos tempéraments, nos caractères, nos conduites, nous dirigent des fois, et tirent nos âmes vers d'autres zones, là où nos sens habituels n'ont pas de prise.

Un revenant ou un avatar ?

Spectral souvenir de sa défunte amie…J'avais perdu de vue ce maître des ailes, doté par la nature et sa fonction de long courrier et dont le zèle s'exonérait de loin. Un sage, qui resté jeune et constamment à la conquête de la vie est toujours en quête de perfectibles moitiés. Elles sont nombreuses, ils les tirent à tir d'ailes, ces âmes effarouchées des fidèles, qui oublieuses du corps, n'ont de besoins que de servir autrui en le servant avec amour et fidélité. Esthétisme mystique, les couches des gourous sont comme des salles de classes. Des aérodromes du ciel, où l'on apprend par l'extase et le don de soi, à sortir du corps pour accéder aux sens les plus fins, vers la paix et l'oubli, dans les contrées imaginaires. Actes de dévotion et de piété, occultes et intimes, qui ne sont pas si rares, mais qui sont à l'origine même de la vie et de grands émois.

Parlant des gourous, on les imagine souvent ces maîtres, à moitié nus, halés imberbes ou très barbus. On les voit, qui contorsionnés, qui marchant sur les cendres ou nageant parmi les cadavres et les fleurs dans le Gange. Clichés multicolores, ou scories nauséeuses, la vérité est là. Elle est multiple, gluante et glauque, ensorcelante et majestueuses. Simplicité et dignité, tout est en question, en Orient ! Orient magique, splendide et magnifique.
Tente-huitard invétéré, preux conquérant de la chair gratuite, mieux habillé que ses congénères, le culte anglais, sa vision à l'américaine, avait fait de ce pilote des dieux, un marabout. Un homme qu'on loue pour ses services. Lui qui était le messager, le coursier des divinités vivantes ! Ses orgies aériennes à leurs services, ses litanies éthérées, l'ont rendu à la fois sage. puissant et fier. Ça se sentait en lui. Mais astreint au devoir de réserve, il ne s'en ventait pas. Ses expériences multiples dans les hôtels internationaux, les congrès et les gites étoilés, l'ont conservé toujours aussi jeune. On dirait qu'il jouxtait Jouvence en buvant souvent de son sein.

Le crépuscule des sages

Cette éthique, cette thérapie, peu de gens la partagent en fait. Ces gourous ont une sorte d'aura, la baraka. La mémoire persiste sur les sables de Skhirate et les terres de Témara d'un homme de cette trempe. Ce guérisseur miraculeux, Cheikh Mehdi Toubi n'était pas un Toubib. Vrai charlatan ou pseudo fakir, que Dieu me pardonne si je me trompe, ou qu'Il me donne ses dons s'ils étaient vrais.

Entre parenthèses.

Il drainait des milliers de malades. Et des plus graves encore. Qui par dépit ou par défi, qui par espoir ou crédulité, ou simplement par la quasi gratuité et le déficit du système de Santé? Une cour des miracles, alors, qui faute de parvis avait occupé toute la ferme comme esplanade. La place de la Résurrection de Mme Student devait ressembler à ce paysage-là. Une effervescence, une fièvre, un magnétisme qui enflammait d'espoir une foule Innombrable vivant dans un état second. Là, le miracle s'obtenait dans le souk, avec des pains de sucre. Et la baraka pénétrait les bouteilles d'eau minérale même fermées !
Si ce ne sont pas des miracles, c'est de l'escroquerie tolérée par les autorités ! Un commerce florissant, concédé par le Makhzen, à en croire les détracteurs impénitents de celui-ci. Les gens étaient heureux de trouver, faute de santé laïque correcte et d'écoute profane attentive, une vision miraculeuse, une mission affable, quasi mystique émanant de l'Au-delà!

Loups loufoques

Rien à voir avec nos misérabilissimes Taïbaffles et autres Kader HaKada. Ces esbroufeurs, malins et pervers et sournois, des loups, non des hyènes, sont de la race des escrocs et des maraudeurs. A l'instar de ces Sabires et ces Nabils, des quidams hypo lettrés, mués en vrais journalistes ou de faux scientifiques. De véritables docteurs qui vandalisent leurs professions. Des ombres qui hantent les malades, des incubes qui les exploitent. Qui les cabinets, qui les cliniques, qui le TPA, en fuyant leurs charges premières dans les hôpitaux publics. Appelez l'avocate Baddou, la pourfendeuse des cliniques ou son réanimateur El Ouardi et alter ego, ils vous le diront.

L'un vend l'air, les autres ventilent les soporifiques, mais tous sucent le sang ! A l'instar des taxes scélérates sur les maladies, que sont ces taxes de Douane et la dime TVA et que nous dénonçons ici aussi âprement. Impôts ignobles imposés sur le matériel médical et les médicaments et que ne paient que les malades dans le plus beau pays du continent. Les Gueux sont exploités par le fisc dans leurs situations les plus morbides. Infâmes iniquités.

Conclusion préliminaire


Chacun donc ses fidèles et ses proies,
entre la foi et la perfidie,
on saigne ou on soigne les quémandeurs de santé !



Passons au conte allégorique.

Voici donc que notre gourou bienséant, l'anecdote ou la blague faciles. Avec lui, le plus souvent comme acteur et héros. Aujourd'hui, il me sort une véritable histoire. Un conte quasiment vrai, que je me fais le plaisir de partager avec vous. C'est à la fois un symbole et une sentence. Une métaphore mystique même qu'il s'agit là de véritables animaux.

C'est l'histoire indienne d'un vieux lion qui a crevé, au point de laisser des nuages de mouches envahir l'Asie, parce que personne n'osait s'en approcher, de crainte qu'il ne fasse le mort pour piéger les curieux et sévir sur les impudents. Et on sait les vrais lions rares aux Indes. Les derviches de la forêt, véritables druides aryens, décident d'élever à sa place un singe. Un jeune singe, dont il était le compère, le fils et le petit ami. On lui fit allégeance, une charge honorifique, par révérence et fidélité, en guise d'attachement pour sa charge et de courtoisie pour son honorable fonction. Car il faut bien un emblème pour représenter le peuple et les animaux vivants dans cette forêt. Pourquoi pas le compagnon du dernier lion de cette planète ? Ce singe de son état, qui de disciple et amuseur, était devenu son servant zélote et véritable fils.

La forêt n'a pas les mêmes valeurs que la ville. Le complexe d'Œdipe, on ne connait pas. Un lion peut bien féconder sa mère et devenir le frère de ses fils, après avoir comblé les sources dont il est lui-même sorti ! Pour les chiens, c’est pareil. Un autre peut manger ses petits. Si nous n'allons pas entrer dans leurs intimités familières ou carnassières, nous avons l’hésitation humaine du choix des exemples. Comme là, sous Assad en Syrie, ou hier en la belle Europe, sous Hitler. Et j'en ai vu qui parlaient indécemment pour défendre leurs xénophobies karcheres*, d'identités puristes et de civilisations supérieures et arrogantes rehaussées !

Pour ne pas l'oublier

Et pour revenir au cas du cheikh Tourabi, s'il a servi d'une certaine manière à la demande populaire antinomique de l'éthique du conseil de l'ordre, telle qu'elle a été laissée se développer que l'on a confortée…Et si certains fidèles en furent soignés? D’autres ont pu être déçus ou ont vu leurs cas carrément aggravés ! Même les prophètes de Dieu, pour leurs miracles n'eurent pas une aussi florissante industrie, ni de si belles et innombrables prouesses! Alors, le cadre de la médecine me laisse désespérer. Qu'en est-il du reste ?

Qui mettre à la place du roi lion ?

Voici donc que le gourou aérien, me raconte l'histoire d'un lion qui vivant aux Indes, disais-je était mort, laissant à sa place, un simien, faute d'héritier de la race superbe… ou supérieure, et de l'essence féline….ou divine ! Un singe à queue et aux fesses rouges à la place de la crinière fournie et blonde. Un singe qui faute de gronder à faire trembler les arbres se met à crier et à sautiller de branche en branche ! Un primate de la plèbe, à la tête de la monarchie. Cela s'appelle en langue scientifique de l'involution. Adieu les lions des Indes comme vous qui hantiez l'Atlas. La honte tue plus que l'extinction des espèces !

C'est vrai que ce n'est pas une bête cocue à corne, ni un animal de trait ou de corvée aux pattes sataniques et fourchues ! C'est vrai que l'éléphant à ivoire et le tigre rayé eussent pu faire l'affaire. Mais leurs détracteurs, ces serpents qui sifflent sur nos têtes, sont de mauvais augures et de vils conseillers…Des comploteurs qui veulent devenir vizirs à la place des vizirs ou des présidents à la place des rois. Pour peu et pour profiter plus, ces agitateurs auraient placé un chameau à la tête de la république, pour lui monter sur le dos. Ou carrément une poule, afin de lui marauder ses œufs dorés ! Féminité ou hermaphrodisme obligent, pour contrecarrer les Péjidistes de Benky, délestées de leur égalité, elles sont loyalement écartées !

On ne voit pas une poule faire face à toute la jungle et la satisfaire, pardi ! Le boulevard à nos belles suffit. Car nos rues, sales, effroyablement secrètes et noires, sont infestées de vampires. On ne voit pas, pas plus qu'on n'entend un chameau gronder face à un fauve. Ou qui ferait le zouave dans sa quate-quate, clinquante d'inox et de voluptés, pour emmerder un cycliste qui ne peut passer. Les fauves, ici, sont motorisés. Ah, le civisme, des arrivistes ! Ah, le soutien des acolytes du singe, le Lion-Assad, Bachar-l'Humain de Syrie !

Adieu les coups d'état, adieu les fidélités factices, Adieu les allégeances folkloriques. Le lion a reconduit son fils adoptif. Point, même si c'est d'un singe étique qu'il s'agit. Et puis dans les arcanes des cours et des harems, les labyrinthes cachent aux humains tant de mystères et tellement de légendes. Et dans la forêt indienne, le cirque doit être pire. On ne cherche pas le père dans l'ADN des petits !

Histoires en préliminaires.

Ne déplaçons ni le discours ni la scène, malgré les alluvions et les jets de pierres. Allusions ou illusions, je ne sais quoi vous écrire pour exprimer le chaos et valsons sur la vague lyrique…Acceptons les innovations, les idées et l’imagination, comme elles viennent. Peut-être qu’elles apportent quelques illuminations, venant des décombres des dieux ! C’est leur façon de communiquer avec nous, lors de nos délires. A ce moment nous sommes en pleine de perception. Essayez ! Et puis, les monothéistes les ont tués, leur dieu ! Vous n’avez pour vous en assurer que de compter le nombre des morts…sur la télé ! On se bat entre sectes, on se bas à l’intérieur des mêmes religions. Khzit ! C’est ignoble pour vous et pour moi et dégradant pour l’humanité ! Fut-elle sans morale, sans droits et sans dieux ! Ce ne sont donc que les vestiges de leurs communications, des ondes des idées, arrivées sur Terre que nous percevons, après leurs extinctions. Vaincus, déçus, les dieux se sont éteints ! Comme ces étoiles lointaines qui brillent encore alors qu’elles sont éteintes. Bref !

Je lâche cette fiction. Mais, revenons à notre souci premier : le bien réel assassin et ses acolytes, qui me fâchent au point de ses cristalliser depuis un moment sur ma bouche et mes écrits. Au diable tout le système, toutes ces religions "utilisées", tous les impérialismes confondus qui s'y agitent. Allah yakhzihoum ! Imprécation osée du cordonnier de l'époque et dont My Othmane, nous racontait les tendances vineuses. Ces déviances mineures, furent tues tacitement, puis dénoncées à la suite de démêlées banales, avec son caïd local, qu'il voulait le faire payer pour ses petits travaux, bien après qu'il en eût trop abusé ! ''Al Makhzen yaneâle waledih, wa essabate Allah yakhzih ''. Un slogan cru, qu'osait scander le savetier. Un refrain qu'il ne s'est pas empêché d'enseigner à ses collègues de prison et qu'ils chantaient en chœur, lors de leurs travaux forcés. Condamné, puis écroué, et pour si peu d'alcool, le voilà devenu l'un des résistants de Fès Al Jadid.

C'est avec des riens qu'on fait des martyres et des héros. C'est dire la susceptibilité des colons et des tuteurs du Makhzen. La sanction facile sur les indigènes est depuis devenue une conduite, un rite. Une discipline-sanction et un garde-fous aussi. Une sévérité qui ne laissait personne de parmi les aborigènes ouvrir la bouche pour critiquer les maîtres, les matons et leurs sbires. Le pouvoir, volontiers rigoureux et cruel, roule pour lui même ! Qu’il soit proprement local ou commandité de loin. Je prends l'exemple des années de plomb, chez tous les peuples, après la deuxième guerre mondiale, où l'on a vu des généraux et des moins gradés, diriger de mains-de-fers la plupart des pays, quitte à faire des coups d'état pour s'installer comme président, en laissant par la suite la place à leur progéniture. Je fais allusion à l’avatar Bachar pour décrier l’avorton de tyran qui sévit en Syrie. Même si sa chute est commanditée de loin et que pour ses '' barbares '', la liquidation des opposants est la solution…finale.

King Kid, le Singe-Lion

Il faut dire que le Livre de la Jungle n'était pas encore écrit par Rudyard Kipling et qu'il n'a jamais soufflé à Baloo de chanter : ''Qu'il faut peu pour être heureux ; vraiment peu pour être heureux.''. Là, il n'y avait nul besoin de constitution écrite. Ici, au vaste et fidèle pays du Commonwealth, l'Inde, c'est la reine, God save the Queen, qui régit les âmes des fidèles. Dès lors, ce qui est valable pour les blonds d'Elisabeth est valable pour les mandrills du Mahatma. Pas besoin de votes ni de papiers aux urnes, non plus, pour fixer les traditions et rendre les us garants de la dynastie et de l’hérédité. On fait comme chez nous, on gouverne si l'on est né pour gouverner. Même si la présidence est devenue sacrée ! Ou qu'elle soit issue d'un coup d'état militaire, oublié !

Le tort vient en fait ou du fait du Lion, défunt.
Sa Majesté, elle-même. Mais qui peut critiquer le lion sans en être bouffé ?
Lui, qui par suffisance avait malgré son grand harem, refusé les soins des sages qui lui avaient conseillé, jeune, de se méfier des lionnes, de leur sida, du café, du tabac et du cholestérol…Et de se protéger le "sceptre" pour ses multiples usages. De se soigner contre la stérilité et les autres maladies transmissibles par le sérail, qui viendraient mettre fin à son génome, à son espèce et sa dynastie.

Depuis, aux Indes, il n’y a plus de lions. Ils sont effacés ! Il ne reste que des cornacs, juchés sur les éléphants transformés en chars de fêtes, souvent avec de fausses défenses, des prothèses ! Celles en ivoire leur ayant été sciées et vendues. Les éléphants, domestiqués hélas, sont devenues des bêtes de trait, utiles en forêt pour la dévaster et pour transporter les billes de bois, débitées, vers les clairières…Sont-ce des zèbres ou des zombies ? Quelques tigres apeurés et disciplinés, ne sont plus bons que pour la photo ou la parade. Le prédateur les ayant soumis, ils sont devenus des végétariens, par contumace. Les Indous ne vont pas leur donner leurs vaches sacrées en pâture ! Souvent logés dans les réserves et les zoos des pays étrangers, l'homme a avili l'homme. Pire, l'homme cet animal, cette brute immorale, a humilié et flétri les hôtes de la forêt. Salut BB !

Voici Sa Majesté, Macacus 1er !

Le Doc, oublieux de son stéthos et de ses lunettes, est devenu le Président des animaux de ce bois ! King Kid, pour les intimes, est le nom de notre roi singe et lion. Sa devise est de :''plaire et de rire de la vie''. Se croyant être devenu le phénix de ce bois, voici donc le coquin et le sage…Le Singe, qui se pavane comme un paon. Amuseur de la compagnie, ses grimaces ne font rire que les siens et pleurer l’humanité… de la savane. Timide en fait, il ne montre ses facultés qu’aux proches de parmi ses amis. Son sport favori, ses façons de donner justice sont de rire et de grimacer, de moquer, de sauter et de danser. De s’exhiber nu en public en s’amusant avec son sexe, comme pour se masturber...Et pourtant, quoi de plus naturel et d’instinctif que de monter les guenons de sa cour ! En guise de tendresse, au lieu d’épouiller comme de coutume ses proches, il les mordait le Singe-Roi jusqu’aux sangs, en grimaçant. N’est-il pas le roi de ses sujets ? Les sévices du roi sont une bénédiction pour l’animalité ! Hauts concepts de la vie et de la philosophie, immatérielle, que les animaux ne sont pas encore prêts à partager, avec ces humains. Ces bêtes qui n'ont rien compris.

Le prurit, les eczémas, les moustiques et les tiques le hantaient, le Roi, démocratiquement et autant que les autres ‘’ fauves’’ du bois. Il n’arrêtait pas de se gratter et c’est la source de son tempérament de mordeur et de son instabilité. Quitte à se dépouiller, le singe princier est pourtant affectueux. Il offrait à chaque occasion et avec largesse ses dons à ses proches amis. On l’a finalement poussé à se marier avec l'une de ses amies, car il lui fallait un prince héritier pour assumer la sauvegarde de la dynastie. Peut être qu’il donnerait naissance à un vrai lion, un félin, un fauve, pour ressusciter la lignée. Un garant, quel que soit son teint, pour sauvegarder les tribus dans leurs biens, leur unité et leur assurer la sérénité et la bouffe dans leurs quartiers ! Et faire face surtout à l'ennemi tellurique qui a volé les terres. L'ennemi atavique qui ne fait pas de quartiers !

Cet état de grâce vint avec beaucoup de largesses dans la forêt. Il plut, il fit chaud, il poussa des fleurs et des fruits. Les cadeaux fusèrent des arbres et du ciel. Tout le monde en fut joyeux! Car en se mariant enfin, il montait sa maturité, sa masculinité, ses capacité. Et il y eût le changement le respect l'amour et la joie. Mais sans quitter aucun de ses vieux copains. Et c’est pour cela qu’on l’aimait sans fin.

Misères de cour et appuis extérieurs
La valse Assad-Lion-Singe


Souverain décontracté, on le divinisait, on le côtoyait, on le choyait, de plus en plus, car il savait sourire et donner. Et même soigner, puisqu'il est à l'origine, médecin de son état, ce roi Assad, est lion, singe, humain (et monstre à la fois )! Sauf que certains l’aimaient si tendrement qu’ils lui arrachaient littéralement la peau des fesses et les poils de la barbe. Il n'est pas intégriste pour autant ! Le laissant glabre et nu, par endroit, ils le montrent du doigt
Un singe sans poils, va avoir froid et se brûler au soleil. Et puis ce n’est pas aussi beau un blanc ! Ça fait tâche dans la forêt verte et brune ! Un singe sans toison, c’est la honte pour toute l’humanité. Ces animaleries, ces niaiseries de gosses de la part de ses copains, l’ont carrément, dévasté et dénudé. Tout le prestige s’en va sans le pelage.

Dans sa dépendance, le Singe-Lion, l'Assad, avait beau avoir des appuis, des parapluies lourds comme soutiens et des amis impliqués, la menace régionale, perverse, fourbe et ostensible, le voyait et le savait sans peau ! Sans protection et sans tuteur, fortement faible et isolé ! Ses alliés lui valaient quelque chaleur, mais eux-mêmes vivaient des problèmes existentiels dans la région. Qui plus est des enquiquinements et des embarras de la part des puissance ''impérialistes''. Ces "diables" qui contrecarraient les acquisitions en forces et techniques nouvelles. Des manipulateurs qui provoquaient maintes révolutions et qui suscitaient des révoltes pour les réduire les acquisitions et les annihiler. Pour stériliser enfin toute entraide et empêcher toute union entre voisins et frères. Leur ôter toute velléité de fraterniser entre tribus animales de la région. Pour fomenter des troubles et créer la zizanie. Pour leur fabriquer de quoi s'opposer et guerroyer. Bref, le singe vivait fragile, et nu, au milieu d'un vaste complot, fait d'intox, de propagandes et d'aides à ses ennemies. Mon Dieu, pourquoi veut-on devenir chef ou roi et être de la sorte harcelé, stressé et physiquement ciblé ? Le roi singe était aussi un philosophe, nous l'avons dit.

Comment voler encore de branche en branches,

Comment donner sa justice, là, dénudé et sans vêtements. Voire bombardé et pilonné ! Et faire la justice dans la république, pour le Lion ?! Caustiques et caricaturaux, les copains de sa famille, qui l’ont dépouillé et pillé, sapé et humilié, se moquent encore de lui et lui ricanent au nez pour sa nudité. L’un d’entre eux lui souffla même de Le laisser faire La Justice à sa place. Le remplacer pour le soustraire de la honte, afin de ne pas laisser la masse animale le voir s'exhiber dans cet état. S'enfermer en paix, avec ses joyaux, sa dignité et ses emblèmes royaux pour éviter les ricanements de peuple, qui ne cesse de crier, de critiquer et de quémander ! Et puis honorer ses femelles, pardon ses dames, à sa place! Le temps que sa toison royale repousse et qu’Il soit, SM, moins effrayant…Un autre lui offrit d’aller tuer son frère, Abel et de se couvrir de sa peau, comme d’un masque ! Le temps que ça repousse aussi ! Mais personne de ses vieux compères ne lui fit l’offre de son propre cuir ! Dieu, protégez le roi de sa famille et de ses amis ! Ils se révèlent tous un jour des plus ingrats.

Les cèdres millénaires sont un vaste temple dédié au dieu Shiva. Les feuilles de cet arbre sont une divine médication. Il a suffit au macaque de s’écarter de ses mauvais conseillers et de se frotter aux feuilles pour faire repousser les poils du roi. Superbe crinière, il y en eût des poils sur la face, pardon des cheveux, sur le dos, sur le ventre et sur la queue, à recouvrir même son illustre et bienfaisante quéquette. Laquelle depuis un moment ne lui servait à plus rien. Brahma l’avait entendu. Brahma, c’est le Bouddha des Indous. Pour peu sa crinière dorée allait devenir aussi épaisse que celle de son défunt prédécesseur et ami, Le Lion, le premier, le méchant, le vrai ! Grâces soient rendues aux divins cèdres ! Je n'ai pas dis vin et cidre ! Enfin ces résineux qui ressemblent à ceux de l'Atlas des Maures et du Liban syrien. Arbres, temples et maisons, que nous les Singes, squattons et qui nous servent de couches et de couettes.

Le sexe dans la religion chez les indous

Les ruines d'à côté, envahies par la forêt, montraient dans les bas reliefs de leurs façades et des murs intérieurs, des scènes érotiques aux postures variées. Des statues d’humains, nus figurent leurs ébats sexuels. Dynamique muette et véritables bestiaires où les humains empruntent toutes les positions de leurs corps, pour s'aimer physiquement, coïter et engendrer. Quoi de plus vrai ? Quoi de plus naturel, enfin ! Qui accroupis, qui assis l'un sur l'autre, qui couchés en sens inversés, qui pénétrés debout, tous s'adonnent en spectacles, plus moins cocasses à la face des pieux visiteurs du temple et des barbus blasés. Allez imaginer ça dans une mosquée maghrébine, en pays de Pharaon ou sur les murs d'une synagogue, chez les affidés de Moïse. Fussent-ils aux installés aux States comme de richissimes stars ou des acteurs politiques puissants !

Figés dans des positions lubriques et sur la pierre, Dieu sait depuis combien de siècles, ils couchent ainsi, ils doivent être repues et plus que satisfaits. Euphoriques et Vidés, mais aussi coincés qu'ankylosés. Emouvantes fidélités, inscrites à jamais dans l'éternité. A moins que des fanatiques, bourrés de dogmes et surexcités, ne viennent un jour casser la baraque et détruire ces gracieux et aguichantes statuettes, dont nous, les singes, avons fait nos hôtes, nos emblèmes et nos logis !

Le singe eût honte en les regardant la première fois. Il n'a pas pu depuis de s'en inspirer. Quand même de s'en amuser, alors que les Lions et les barbus de par la gente prosélyte, les ignoraient par décence ou les trouvaient osées et incongrues. Et dire que cela figure dans leurs bestiaires de livres et sur les murs de leurs temples religieux ! Le comble de l'exhibitionnisme est d’en devenir divin ! Est-ce que l'amour n’est pas un rite religieux? Une pratique de la religion qu'on oublie de pratiquer dans ce registre sacré ? Par pudeur ou par ignorance. Le culte et le cul, en religion, est une paradoxale apostasie ! Nourritures contradictoires, qu'on nous dit indigestes et antinomiques de la morale bourgeoise ! Or, c'est une forme de vie, une fonction vitale de la vie, qui est à l'origine même de la vie, et qu'il faut manifester, avec franchise et dignité. Voire pratiquer avec honneur pour montrer sa force et sa puissance, au su et au vu des mammifères, sans fausse pudeur, sans abris et sans hypocrisie ! Ceci est la parabole et la voie du Singe, qui devenu Lion, ne va pas l'imposer aux croyants. Ceux d’ici ou d'ailleurs, tranquillisez-vous ! Surtout pas en Syrie, quand le plaisir n'est plus de faire l'amour mais de tuer….Ou s'entretuer.

L’homme, dans ses privations, délire ou tue !

Nous, les fauves et autres mammifères de la forêt, nous ne véhiculons guère ces meurtres et ces complexes. Nous sommes plus libres ainsi. Nous faisons autant de coïts que nous voulons, avec tendresse, sans violer personne, de bon grès et sans rien payer ! Rapides ou ininterrompus, nous coïtons sans compter, we erzaq âla rabbi we ettabiâ ! Quel mal y aurait-t-il à manger, dehors, devant les gens, en public, plutôt que de le faire cachés ? Je ne parle pas de vos jeunes qui ne jeûnant pas veulent manger ostensiblement pour narguer…Question de se sentir en liberté. Faut-il croire que c’est la seule licence qui leur manque dans vos pays ! Nous ne forniquons pas nous ! Nous obéissons, par les voies naturelles à nos hormones et nos humeurs génésiques, pour prolonger l'espèce à travers le don de la vie, dont nous sommes les fragiles et néanmoins inéluctables instruments. Pas vous, mes frères ? Licencieux mangeurs d’animaux, prédateurs gourmands et féroces carnassiers ! Et l’on nous traite de fauves, nous les Lions et de bestiaux ! Il faut croire que pour les humains, nous autres les animaux, nous ne serions pas si évolués que ça. Qu’ont-ils de si humain, après tout ? Du bétail, comme nous ! Regardez-les saigner, griller et se faire exploser ! Qu’ont-ils de civilisés ces pelés avec toutes leurs arrogantes identités ? Des armes, des arts, internet, voilà tout ! Et que nous n'aurions guère de leçons de conduite à leur donner ! Mais, aujourd'hui, on se libère et on libère les femelles aussi.

Ainsi donc, loin des foules, des potentats et des autocrates, notre roi de la jungle était doublé d'un artiste-danseur et d’un philosophe de surcroît. Adepte de Brahma et de Vishnou, entouré d'une cour d'adeptes et d’adorateurs, faite de ministres et d'amis, certains l'aimaient chaud ! D'autres l'appréciaient pour la bouffe, les affaires et les gros cachets ! Pourquoi les traiter de ‘’cachés’’, ces salaires s'ils sont mérités ? Ou, s’ils sont payés en monnaie de singe ? A fortiori ! Évidemment à leur lionnistique* et caudales effigies ! On n'a pas les amis qu'on mérite. Une monarchie, c'est comme une ruche d'abeilles. Il y a des individus qui piquent, d'autres qui volent, pendant que d'autres font du miel.

Et l'Inde, ce continent aux couleurs féériques, dansait, chantait, faisait l'amour, priait ou se chamaillait avec les musulmans, à cause du cache-misère, du Cachemire. Mais jamais entre les castes ou les vaches, les vraies à cornes ou les porcs, que religieusement on se devait de respecter.

La sagesse des trois singes

Il fait bon de suivre la sagesse et les préceptes des anciens, et à la lettre, pour réussir dans l'éducation, la guerre ou la diplomatie. Oublier ses humeurs, ses problèmes personnels, pour diriger sans surprendre et mieux guider. Notre singe, arrivé au pouvoir depuis quelques années, à la surprise de tous, savait garder les yeux fermés, la bouche close et les oreilles bouchées. La sagesse des 3 macaques, il la connaît. Il savait écouter et parler, sans violence et décider par la suite, sans préjugés ni partis-pris et surtout sans se hâter. Son secret et sa conduite, son rituel était de ne pas avoir peur des étrangers, mais de les surveiller, de les admettre, voire de les aider, mais sans rien exiger d'eux et sans céder à leurs pressentes lubies. Les Singes, comme les Lions, ne se laissent pas faire.
Les serpents hypnotiques et les crocodiles aux dents acérées, il les connaît, les porcs et les loups, les ploucs et les apaches, Gandhi, Rama et les anglais aussi ! Il les fréquentait de loin. Un mystère de la communication, dont il a le secret ! Sa conviction de sage est de tout connaître pour se méfier et pour dénicher les dangers ! Il avait une culture et des informateurs, des confidents et parmi eux, des conseillers !

Il les fréquentait de loin, par appréhension qu'ils ne détruisent la forêt, qu'on la donne aux colons ou qu'on leur vende, pour rien, à son insu et qu'on érode son trône et l'adhésion de ses sujets, leur confiance candide et leur amour aussi ! Sa force revenue, était sur son peuple instaurée. Sans racisme ni discrimination entre les races, tout le monde l'adulait dans la forêt, ou presque. Et la forêt se grise de vies, de couleurs, de plumes, de poils, de feuilles. Elle résonne de langues multiples, de bruits, de cris et d’appétits divers. Et elle apaise parfois ou inquiète, par la tension de ses silences muets.

Un roi de jungle averti, en vaut deux!

Non, un seul Assad, suffit, et qu'on l'investisse ailleurs. Il se méfiait de ses adorateurs plus que de tout. Il appréhendait les faussaires et les hypocrites, les profiteurs et les affairistes, les bigots et les objecteurs, ennemis de son régime et des libertés qu'il savait donner et faire respecter. Il aimait rester pudique et discret. Rarement ses colères étaient manifestes, sauf s'il devait pour l'exemple les publier pour corriger. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à danser, se plaisait-il à répéter. Il était plus qu'un sage, un singe ! Capable de jouer un rôle, prenant la vie pour ce qu'elle est !

Un roi averti est comme un dieu pour les siens. Disait-on pour gouverner les hommes…Lui, il n'y croyait pas tant. Il n'était qu'une âme, il avait une mission, et c'était là son seul souci. Vivre et laisser vivre, protéger et se défendre, sans besoin des tuer. Passer le relais, donner ce qu'il y a de mieux à son peuple sans détruire la forêt. Et c'est comme s'il avait appris les sentences et les aphorismes, les versets écrits par les humains sur les murs du temple, qui git là, sous les pieds des grands arbres. Un patrimoine qu'on pilonne, un musée que l'on pille, un mausolée en train de tomber en ruine. Ces images et ces méfaits le révulsent. Les singes sont les gardiens des temples en Inde. On les nourrit d'offrandes pour cela. C'est pour cela qu'ils n'ont pas besoin de chasser.

Le Roi de la jungle est ancêtre des hommes

C’est une chance pour les fauves d'avoir ce refuge à proximité. C'est comme si Dieu leur parlait pour leur donner la sagesse. C'était leur parapluie, face aux puissances du ciel qui des fois donnaient de la voix et grondaient, menaçant de liquider tout le peuple simiesque en abatant ses refuges, les arbres, sous les bourrasques et les trombes d'eau.

Il n'a pas de palais, le roi des singes, où il pourrait se protéger. Que faire, quand SM, elle-même est menacée ? Alors qu’un roi est supposé protéger les autres. Tout est vanité. Personne n'est à l’abri des éléments dans cette forêt indienne. L'Inde qui est en paix et qui n'est guère menacée par ses adversaires, ses voisins ou des ennemis ! Lui, le roi élu et choisi, se devait de protéger et de guider le peuple vers le bonheur, la paix, le sexe, la nourriture à bon escient sans excès, la cohésion sans discrimination entre les mammifères, les reptiles, les insectes, les arbres et les fauves. Son peuple polyglotte aux multiples couleurs vivait dans l'égalité. Ses adeptes, ses zélotes inclinaient à son passage leur cou, en signe de respect, attendant de lui, une morsure gentille, une banane sauvage, un cri aigu et fier, un mot, un geste de la main ! Comment appelez-vous les mouvements de la cime, des branches et des troncs que font les arbres sous le vent ? Danse de gaité, gymnastique ou louanges ? Même les plantes savent adorer le bon dieu et se pencher au passage du vent !

Ses colères magistrales comme ses sourires divins, sa baraka, ses bénédictions, étaient une aubaine, un onguent et de la lumières qui revigoraient les âmes de parmi les vivants. Qui refuserait de faire parti de ce cercle de privilégiés, où l'on ne manquait ni de droits ni d'agréments ? Vigilant, le roi des animaux ne devait pas faire de jaloux (car il se ferait des ennemis indirectement) et les mérites et ses agréments étaient publiquement décernés. S'il prend rarement des vacances, on prétend que c'est par peur d'aller si haut. La peur du ciel et des orages, la peur des dieux et de l'inconnu, ou de la hauteur et des avions ? D'aucuns disent que c'est par crainte de laisser la chaise vide ! Pour ne pas subir le sort des républiques, qui ont vu leurs dirigeants sauter seuls, ou avec tous leurs avions ! S'il parle peu et s'il sort dehors et va si peu aux congrès, c'est pour ne pas tenter le diable et pour s'éviter des parlotes inutiles et des confusions, des amalgames avec les despotes et les tyrans.

Adam, version primate

Il refuse de sortir de la forêt, inutilement, pour demeurer près des siens, à leur écoute constante. Les rois des Indes et les Maharadjas ont quasiment disparu. Mais le singe à queue lustrée, le macaque au poitrail blanchi, vit plus comme un moine, un gourou et un sage, qu'un prince sanguinaire dans sa forêt.
S'il refuse des jeux ou des ébats charnels inutiles, s'il ne copule que lors des ruts prescrits, c'est pour le rite et la bonne gouvernance, pour la communion avec son espèce et celle ses assujettis !

Car depuis la mort du Lion, son père spirituel, il a beaucoup muri et longuement réfléchi. S'il consomme un fruit et qu'il fasse la diète, c'est qu'il a le don, le sentiment de devenir comme Adam. Un homme nouveau, entier, pourvu qu'il n'écoute point les sifflements de Satan et qu'il évite les pommes de cet arbre interdit. Cet arbre qui découvre la nudité, la concupiscence et l'amour instinctif des excès en toutes choses et l'attirance vers les interdits. Et il sait que les serpents, c'est leur sort de servir comme agents du Diable et de rester toujours à l'affut.

Le secret de la lumière

Est de voir où nous marchons. Pour nous, vestiges des humains, le Diable on sait qui c'est. Même si on a la chance de ne pas le rencontrer…Il n'est qu'un symbole, celui des grandes puissances. Pas les States, la Chine ou la Russie, celles des ténèbres. Et pourtant, Lucifer, est ''le porteur de la lumière'', selon l'étymologie de son nom. Voire le porteur, issu du feu ! Demandez aux soufis et aux astrophysiciens, ceux du boson de Higgs ! Alors les plus illuminés, les plus intelligents, seraient nos vrais ennemis ? Aie !

Sauf que là, si bas et si loin

et sauf votre respect, monsieur le Maire, je vais vous dire : "qu'entre deux merdes, il y a toujours des crachats à éviter ". Sur nos sentes forestières, pardon on est sorti du conte, je veux dire sur nos avenues du Centre Ville, quand on a l'heur de marcher encore, debout, à pied, on fait de tristes rencontres. Là dans l'entrechoc des cafés et des voitures, qui comblent les trottoirs, sous votre regard de responsable. Là, sous les feux des scanners inquisiteurs, ceux des badauds assis, qui occupent les ruines de nos artères vomies. Là, on est sorti de la ville, de l'urbain, de l'humanité, de la citoyenneté pour râler. Ne nous demandez plus d'aller voter, messires. On remplira les urnes de cailloux crantés d'urines prostatiques, de menstrues embaumées. Et c’est pour cela que les singes doivent rester sur là haut, sur les branches, dans leur verdeur éthérée, au dessus des hommes, du courroux des lions, du struggle des armes et des nuées impérialistes emmêlées !

Je sais que vous ne me lirez pas,
mais je vous laisse la paix dans ce zoo,
où les primates sont nos meilleurs frères,
nos ancêtres pour demain, peut-être !

Les Chroniques différées de Mme Student
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 1er Septembre 2012














_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Mar 4 Sep - 22:16 (2012)    Sujet du message: Publicité

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