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Lhoussaine Louardi : " Il est indispensable de restaurer la confiance

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 19:21 (2012)    Sujet du message: Lhoussaine Louardi : " Il est indispensable de restaurer la confiance Répondre en citant






Lhoussaine Louardi : «Il est indispensable de restaurer la confiance du citoyen dans son système de santé» 

C’est en effet un département qui a la particularité d’être juge et partie dans son domaine d’action. En résumé, il nous faut agir dans le sens d’une démocratisation sanitaire.


ALM: Peu avant votre nomination vous avez réalisé une étude sur le système de santé dont la pertinence a séduit. Le ministre que vous êtes confirme-t-il le diagnostic du politique qui a conduit ce travail?
Lhoussaine Louardi: Avant de vous répondre, laissez-moi rendre hommage à Yasmina Baddou et à son équipe. Ils ont fait de l’excellent travail. Mais bien évidemment il reste à faire, tant les dysfonctionnements sont nombreux. Ainsi de la mortalité préhospitalière qui atteint le chiffre aberrant de 63%, du taux d’occupation des lits dans les hôpitaux qui est de 56%, ce qui veut dire qu’un lit sur deux est vacant à un moment où peut-être des femmes accouchent et des malades souffrent le martyre dans des couloirs adjacents. Des dysfonctionnements, il y en a aussi au niveau de la consommation des soins où 20% de la population la plus riche consomme 56% des soins disponibles et où 20% des plus pauvres n’ont accès qu’à 3% de ces soins. Dysfonctionnements aussi sur le plan de l’accès aux soins entre la ville et la campagne…

Ce diagnostic appelle quelle thérapeutique?
Le premier objectif de l’action que mon équipe et moi comptons mettre en œuvre est de faire en sorte que tout citoyen ait accès aux soins selon ses besoins et non pas selon ses capacités de paiement. C’est au demeurant un droit constitutionnel que cet accès aux soins. Le deuxième objectif nous commande de travailler à une offre de soins sécurisés et de qualité. Il y a donc des efforts à fournir.

Comment?
En allant au plus simple. Je ne crois pas en effet que la multiplicité des intervenants ou le saucissonnage des procès serve l’offre de soins tant au plan qualitatif que quantitatif. Un exemple? L’assurance maladie. Les intervenants y sont si nombreux qu’elle n’a plus rien à voir avec l’universalité qui devrait être la sienne. Il me semble également de la plus haute importance de renforcer l’institutionnalisation du ministère. C’est en effet un département qui a la particularité d’être juge et partie dans son domaine d’action. En résumé, il nous faut agir dans le sens d’une démocratisation sanitaire. Outre l’élargissement de l’accès aux soins, cet objectif passe également par la représentation de tous les intervenants à la prise de décision. En particulier dans les conseils d’administration des hôpitaux. De surcroît, il est indispensable de restaurer la confiance du citoyen dans son système de santé, comme il est nécessaire d’avoir une politique préventive plutôt que répressive ou réactive. 

On a pu dire que la santé est malade de la corruption. Quel remède a été prescrit pour l’en guérir?
Il est évident que le ministère souscrit résolument au souci de moralisation qui agite l’appareil de l’Etat et la société dans son ensemble. Il est tout aussi manifeste que nous ferons de la transparence une ligne de conduite de tous les instants et que pour ce faire nous recourrons à l’informatisation du plus grand nombre de procédures. C’est un projet qui peut se révéler d’une grande utilité puisqu’il élimine l’intermédiation qui fait le lit de la corruption. 

On dit que notre système de santé est centralisé à l’excès. Quel impact sur son rendu?
C’est vrai, et c’est un réel handicap. Alors évidemment au moment où la concentration est décriée comme une aberration coûteuse, nous ne pouvions moins faire que de travailler à la décentralisation, laquelle me semble admirablement servie par la régionalisation. Il va sans dire que c’est un de nos grands chantiers et que nous y travaillons d’arrache-pied. 
Un projet nouveau que nous comptons mettre en œuvre sur ce plan est le lancement d’appels d’offres pour le pourvoi des postes de responsabilité. Ce sera le début d’une ère de contractualisation des compétences, chevillée à l’obligation de résultats. Donc l’avènement de la bonne gouvernance.

Vaste programme, serait-on tenté de dire. Le ministère suffira-t-il à la tâche?
Si je m’élève contre la centralisation ce n’est pas pour faire cavalier seul peu après. Tout ou presque ce que j’ai énoncé comme projets se feront avec la participation des protagonistes à l’acte sanitaire: les médecins, les auxiliaires, les laboratoires, les patients, la société civile et cela tous secteurs confondus: le public comme le privé. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous comptons organiser prochainement un colloque national sur les perspectives offertes au système sanitaire. C’est également ce qui préside aux séances permanentes d’audition que nous allons initier en vue de recueillir l’avis des citoyens sur le système de santé et leurs attentes.

Tous secteurs confondus, dites-vous. Comment cela, alors que privé et public sont peut-être frères, mais plus certainement concurrents?
Détrompez-vous, ils sont complémentaires plutôt qu’ils ne s’excluent. Je crois sincèrement que le système de santé gagnerait en efficience s’ils se donnaient la main. Si par exemple il y avait entente entre les médecins des deux bords pour assurer des tours de garde efficaces, si le secteur public recourrait aux équipements et aux prestations du privé en cas de besoin… bref, si les deux branches du système de santé coopéraient dans le sens de la généralisation de l’accès aux soins et l’amélioration de la qualité de ces derniers.
Le 19-01-2012 à 17:59
Par : Ahmed Salaheddine
DNCR à Rabat
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MessagePosté le: Mar 24 Jan - 00:35 (2012)    Sujet du message: Lhoussaine Louardi : " Il est indispensable de restaurer la confiance Répondre en citant

SantéLe nouveau ministre de la santé très attendu par les professionnels sur plusieurs fronts 

http://www.google.com/buzz/post
Après les industriels du secteur pharmaceutique et les officinaux, le collège des spécialistes du privé monte au créneau pour évoquer les problèmes restés en suspens. 
 
Parmi les membres du gouvernement, le nouveau ministre de la santé est sans doute l’un de ceux qui n’auront pas la tâche facile. El Houssein El Ouardi est attendu sur un grand nombre de dossiers. Après l’investiture du gouvernement Benkirane devant le Parlement, il devra se pencher sur plusieurs problèmes épineux qu’il connaît parfaitement, selon ses pairs. En effet, spécialisé en médecine d’urgence et doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, le ministre est au fait des diverses questions et problématiques du secteur de la santé au Maroc. Comme les industriels de la pharmacie qui ont déjà élaboré un dossier, le Collège syndical national des médecins spécialistes du privé (CSNMSP) compte rencontrer le nouveau ministre pour lui soumettre les points, discutés avec son prédécesseur Yasmina Baddou, mais qui n’ont pas été totalement résolus.
Parmi les dossiers encore en suspens figure la révision de la tarification nationale de référence (TNR) de l’assurance maladie obligatoire (AMO). Entamées en 2009, les négociations pour la révision de la TNR n’ont, jusqu’à présent, pas abouti. Le ministère de la santé avait certes souligné la nécessité de réviser les tarifs, jugés trop bas, pour certains actes, et ce, d’autant plus que cette révision devait intervenir trois ans après le lancement de l’AMO, mais il n’a pas pu concilier les positions en raison de l’opposition des caisses gestionnaires de l’AMO, la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui craignent que cela n’alourdisse leurs coûts et brandissent, à juste titre d’ailleurs, les déficits prévisibles du système AMO et conditionnent toute hausse des tarifs à des obligations à remplir par les médecins, et notamment la prescription de génériques, pour alléger le coût des paniers de soins.
Il faut rappeler qu’actuellement les médecins, tout en étant conventionnés AMO , ne respectent pas les tarifs de référence et fixent librement leurs honoraires. Résultat : les patients paient le ticket modérateur au prix fort. Le ministère de la santé devra donc trancher et fixer une tarification de référence conformément aux dispositions de la loi 65-00 qui autorise l’administration à décider si les parties intéressées n’arrivent pas se mettre d’accord.

Le risque de voir les médecins être sous la coupe des gestionnaires de cliniques

Autre dossier qui est toujours d’actualité, celui du débat sur la réglementation du temps plein aménagé. Dans  le cadre d’un partenariat entre les secteurs privé et public de la santé, les cliniques privées pouvaient faire appel aux médecins des hôpitaux publics pour la prestation de certains actes médicaux, une manière de pallier le déficit de compétences en la matière. Mais des abus ont été constatés : les hôpitaux publics étaient désertés par les médecins qui préfèrent travailler chez le privé avec des honoraires élevés. Pour mettre fin à ces pratiques, le ministère de la santé avait certes mis en place, en collaboration avec les praticiens, le temps plein aménagé (TPA). Destiné aux professeurs seulement, le TPA leur permet de travailler deux demi-journées par semaine dans le secteur privé. Mais sur le terrain, cette réglementation n’est pas du tout respectée car ce sont tous les médecins du public, et non pas uniquement les professeurs, qui pratiquent le TPA, gênant ainsi leurs confrères du privé et compromettant la formation des jeunes médecins dans les CHU.  
Enfin, El Houssein El Ouardi est également appelé à se prononcer, après concertation avec les médecins, sur l’ouverture du capital des cliniques aux non-professionnels (aussi bien étrangers que locaux) qui risque, selon les médecins, de dévoyer l’exercice de la médecine en soumettant les praticiens au pouvoir des gestionnaires. La même interrogation se pose concernant l’autorisation des médecins étrangers à pratiquer au Maroc (voir encadré). 
Pour les deux autres dossiers, notamment la couverture médicale des médecins et l’organisation des instances ordinales, les discussions devront reprendre dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de la santé et les organismes impliqués. Aucun rendez-vous n’a encore été pris avec le ministre de la santé à qui les médecins, optimistes, car «il s’agit de quelqu’un de la maison», disent-ils, veulent laisser le temps de bien étudier les dossiers.



Maroc - Santé : Faut-il autoriser les médecins étrangers à pratiquer au Maroc ?Jusqu’à présent, la loi 10-94 sur l’exercice de la médecine n’a jamais permis aux médecins étrangers de venir s’installer au Maroc pour y exercer leur profession. Seule exception autorisée, être conjoint d’un citoyen de nationalité marocaine. Un projet de réforme -aujourd’hui déposé auprès du Secrétariat général du gouvernement- avait été élaboré par le ministère de la santé. Le texte en question spécifie des durées limitées et des types d’interventions précis. Mais il avait suscité un tollé dans la profession qui estime que l’arrivée des médecins étrangers relève de la concurrence, qui n’a pas lieu d’être et qui propose que l’appel aux médecins étrangers se fasse dans le cadre unique du secteur public pour couvrir des régions où les locaux ne veulent pas s’installer et après avoir lancé des appels d’offres restés infructueux.

Il faut noter qu’à l’heure actuelle des médecins et cliniques privés font appel à des étrangers pour des interventions ponctuelles ou des consultations précises. Le médecin étranger est alors rémunéré pour la prestation effectuée en plus de la prise en charge de son séjour au Maroc. Son intervention se fait en dehors de tout cadre légal.






Aziza Belouas. La Vie éco
www.lavieeco.com
2012-01-23
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MessagePosté le: Mer 25 Jan - 00:49 (2012)    Sujet du message: Lhoussaine Louardi : " Il est indispensable de restaurer la confiance Répondre en citant

Le ministre de la Santé préside une réunion de concertation à Casablanca : Améliorer l’état de santé des citoyens http://albayane.press.ma/index.php?view=article&catid=72%3Asante&id…
 
Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   
Le nouveau  ministre de la Santé, le professeur Houcine Louardi est un fervent défenseur de la maxime qui consiste à dire : «ne laissons pas à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui».De passage à Casablanca le vendredi 20 Janvier où il a été honoré par ses pairs, il a mis à profit sa présence dans la capitale économique
pour se réunir avec l’ensemble des délégués de son département au niveau de la Wilaya du grand Casablanca.
Ont pris également part à cette première prise de contact avec le ministre de la Santé, les directeurs des différents hôpitaux, les responsables administratifs, les infirmiers et infirmières responsables du S.I.A.A.P et des soins infirmiers au niveau des centres hospitaliers .
Pour bien comprendre la situation sanitaire qui prévaut au niveau de la région du grand Casablanca, la meilleure approche c’est celle qui consiste à donner la parole aux responsables des différentes délégations préfectorales du ministère de la Santé, aux directeurs des différents centres hospitaliers, aux  représentants des  syndicats  qui connaissent parfaitement  quelles sont  les forces  mais aussi  les faiblesses des différents établissements de santé (réseaux de soin de santé de base et réseaux hospitaliers) existant au niveau de la région de Casablanca.
Parmi les forces de la région du grand Casablanca,  les structures hospitalières existantes (03 centres hospitaliers universitaires, 10 hôpitaux préfectoraux, 01 hôpital neuropsychiatrique, 01 hôpital national de dermatologie) qui totalisent 3486 lits, ainsi que les différents centres de santé 102 et 03 laboratoires d’épidémiologie et d’hygiène du milieu sont autant d’atouts dont dispose la région du grand Casablanca pour assurer à chaque citoyen des soins de qualité dans un souci d’équité, d’accessibilité, d’efficience, de participation et de solidarité qui sont des valeurs nobles auxquelles le département de la santé accorde un très grand intérêt afin de démocratiser l’accès aux soins et aux médicaments…
Pour aller plus en avant, mieux cerner les différents problèmes de santé, la parole fut donnée aux délégués, aux directeurs des hôpitaux et aux responsables des réseaux des soins de santé de base.
Il ressort de toutes ces interventions  (11 délégués) que la région de Casablanca a des spécificités qui concernent l’épidémiologie, les ressources humaines, les moyens alloués  à cette région. Casablanca, c’est à la fois la ville et en même temps la région.
Le moment est opportun pour entamer une réflexion  au sujet des critères d’octroi des budgets aux centres hospitaliers. Aujourd’hui, nous constatons qu’il y a une simple reconduction des budgets qui ne tient compte d’aucun critère.
La répartition des professionnels de santé est inéquitable au niveau de la région de Casablanca et pour remédier à cette lacune, nous souhaitons que le ministère puisse  mettre en place une approche qui permettra de procéder à un redéploiement des ressources humaines.
Concernant le RAMED, les responsables du secteur de la santé au niveau de la région de Casablanca ont tenu à rappeler qu’ils sont mobilisés pour permettre à ce projet social une grande réussite, mais il faut parallèlement réfléchir aux moyens à mobiliser pour permettre une mise à niveau des structures existantes, de trouver des solutions aux problèmes des médicaments, de motiver les professionnels afin d’obtenir une large adhésion, de respecter la filière des soins.
Harmoniser les actions pour rehausser les prestations de soins notamment au niveau des maternités, des services d’urgences et des plateaux techniques.
La gestion des déchets hospitaliers a aussi été au centre des préoccupations des délégués et des directeurs des hôpitaux.
Au total, ce sont presque les mêmes problèmes qui ressortent que l’on soit à Mers Sultan Al Fida – Anfa – Al Bernoussi – Hay Mohammadi, Sidi Othman- Hay Hassani – Mohammadia – Mediouna…. Des problèmes humains, matériels, médicaments, sécuritaires  - bâtiments 
Cette réunion  que le ministre de la Santé a présidée s’inscrit bien évidemment dans le cadre d’une prise de contact avec les responsables des délégations médicales et les directeurs des centres hospitaliers et des formations sanitaires des soins de santé de base. Une démarche qui a eu le mérite de faire une connaissance des femmes et des hommes qui œuvrent inlassablement  pour rehausser le niveau sanitaire de la population de la région du grand Casablanca.
Le ministre de la Santé, Houcine Louardi, a remercié toute l’assistance, il a tenu aussi à dire combien il se sentait heureux d’être parmi les siens avec comme principales préoccupations communes celles  qui consistent à tout mettre en œuvre ensemble main dans la main pour dynamiser le secteur de la santé.

Intervention du ministre de la santé 

Le ton a été donné dès les premières phrases que le ministre de la Santé a prononcé : «Je suis là pour vous écouter et pour répondre aussi à vos questions. Nous devons travailler dés aujourd’hui  et ne pas attendre qu’une charte soit élaborée …. »
Tout ce que vous avez rapporté dans vos différentes interventions et fort utile, très instructif, à l’évidence, il y a des idées à développer pour mieux asseoir une politique sanitaire plus efficiente.
Ce travail j’entends l’entreprendre avec vous tous, je serais toujours présent à vos côtés pour vous apporter toute l’aide nécessaire dont vous aurez besoin pour permettre à nos citoyens d’avoir accès à des soins de qualité, c’est une des priorités que nous nous sommes fixé.
Dans cet ordre d’idées, il est du devoir de chacun de nous de tout mettre en œuvre, de tout entreprendre dans la limite des possibilités existantes pour contribuer à atteindre cet objectif qui est à notre portée.
De grands efforts ont été déployés au ministère de la Santé, des réalisations importantes ont vu le jour, des indicateurs  encourageants ont été obtenus.
Le ministre de la Santé Houcine Louardi, tout en rendant hommage à son prédécesseur,  a tenu à rappeler qu’il allait préserver les acquis réalisés dans le secteur de la santé,  qu’il va poursuivre les chantiers lancés, et  qu’il mettra tout en œuvre afin de concrétiser le programme du gouvernement concernant le secteur de la santé.
Nous allons mettre en place tous les outils susceptibles de moraliser le secteur de la Santé, d’assurer l’équité de l’offre de soins entre régions et entre les milieux rural et urbain, nous nous investirons pour faciliter l’accès aux soins pour les plus démunis et pour la population rurale, en particulier les habitants des zones difficiles d’accès ou des zones enclavées. 
Il est clair que nous allons travailler au niveau du terrain aux côtés des professionnels de la santé, nous serons aussi très proches des malades et de leurs familles afin de concilier les citoyens avec les structures de santé.
Nous voulons redonner et rétablir la confiance du citoyen à l’égard des établissements sanitaires. Pour atteindre ces objectifs, nous devons revoir nos comportements, nos agissements, nous devons accorder une grande importance à l’amélioration de l’accueil au niveau de toutes les structures de santé, de tous les services hospitaliers,  nous devons  être à l’écoute des patients et leurs familles.
Les urgences doivent s’humaniser, mieux s’adapter aux réels besoins de notre population, la propreté des hôpitaux doit être exemplaire, l’équité et la disponibilité des médicaments doivent pouvoir profiter à toutes les régions et à tous les citoyens. 
Concernant le Régime d’Assistance Médicale aux Economiquement Démunis, le professeur Houcine Louardi a rassuré que le RAMED sera rapide afin de faciliter l’accès aux soins particulièrement dans les établissements hospitaliers, «le citoyen a besoin d’actes concrets plus que des paroles». Nos concitoyens ont le droit à des soins de santé au moment opportun, selon leurs besoins et leur état de santé et non en fonction de leur capacité de paiement.
Concernant les axes stratégiques de son département,  le professeur Louardi a promis de veiller au développement de la politique de proximité de la prise en charge des urgences hospitalières et pré-hospitalières notamment par la réorganisation, la restructuration et l'équipement des services d'urgences et la mise en place du SAMU.  Il a également promis de surveiller de près les moyens de gestion des hôpitaux, afin de résoudre les problèmes liés directement à la santé du citoyen marocain.
Le ministère de la Santé jouera son rôle en tant que garant de l'équité,  de la distribution de l'offre et de la démocratisation des soins, soulignant que l'objectif est de restaurer la  confiance dans le système de santé à travers  la moralisation du secteur, l'amélioration de l'accueil, l'information, l’hygiène,  et la disponibilité des médicaments et du matériel médico-technique. Dans ce sens, le ministre a annoncé que le ministère organisera prochainement  un forum national portant sur le système de santé.

Amélioration de la qualité des prestations  

Le secteur de la santé a réalisé comme on le voit un parcours honorable, comme il a aussi réalisé des progrès certains depuis quelques années. 
C’est un fait, une réalité que nul ne peut aujourd’hui contester, les chiffres sont à ce sujet très parlants et fort édifiants. On ne peut que nous réjouir en constatant  par exemple la réduction de la mortalité maternelle et infantile, la prise en charge totalement gratuite des accouchements et des césariennes au niveau des hôpitaux publics.
Le nombre des postes budgétaires connaît une croissance constante pour permettre un plus grand recrutement des différentes catégories de professionnels de la santé. 
Nous veillerons avec l’aide des autres départements pour maintenir et augmenter ces postes budgétaires. 
La prise en charge des maladies chroniques, tels le cancer, le sida, l’insuffisance rénale, le diabète, fera l’objet d’un intérêt constant. 
Concernant l’amélioration des conditions de travail des professionnels de santé, la satisfaction de certaines revendications, je vais étudier le cahier revendicatif, je ne ménagerais aucun effort pour que ce dossier soit réglé, il faut juste faire preuve de patience.
Tous ces acquis et tant d’autres constituent à l’évidence des motifs de satisfaction et de fierté, mais il faut dire qu’ils ne peuvent trouver leur juste traduction que s’ils génèrent une plus grande satisfaction du citoyen.
La qualité de service est au cœur des préoccupations du professeur Houcine Louardi, comme le sont tout autant les autres préalables qui conditionnent un état de santé satisfaisant.
Le ministre de la Santé est conscient de cet aspect de la chose, et en tant que professionnel maitrisant à la perfection tous les aspects qui concourent à la satisfaction des citoyens, il est très sensible aux effets que peuvent induire sur la santé des citoyens  des prestations de mauvaises qualités. 
C’est pourquoi dans les réformes institutionnelles envisagées figure en bonne place la réforme hospitalière qui ambitionne justement d’améliorer la qualité des soins. 
Le ministre de la Santé entend mettre en œuvre un véritable programme de qualité des soins pour mieux protéger, mieux prévenir et évaluer la prise en charge globale de la santé des citoyens. Il entend aussi mettre le citoyen au centre des intérêts de tous les professionnels de la santé qui devront être plus attentifs aux doléances des malades, les écouter, les soutenir et les accompagner  afin de rendre aux citoyens la confiance dans le système de santé.
Au terme de cette réunion que l’on peut qualifier de familiale, tous les responsables du secteur  public de la santé au niveau de la région du grand Casablanca ont manifesté leur satisfaction et se sont dit très motivés et prêts pour s’impliquer dans la réalisation des objectifs tracés par le ministre de la santé.
A l’évidence  une ère nouvelle commence, la meilleure preuve de ce que j’avance, c’est cette détermination qui consiste à mettre la santé au service du développement, le ministre de la Santé Houcine Louardi rassure et s’engage pour de nouvelles perspectives dans le secteur de la santé, on ne peut qu’être optimiste et lui souhaiter une pleine réussite dans la mission qui est la sienne.


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