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LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 18:54 (2012)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI Répondre en citant

Édition N° 3696 du 2012/01/10 
LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI
INTERVIEW DU NOUVEAU MINISTRE DE LA SANTÉ
LE RAMED, LA GRANDE PRIORITÉ
POLITIQUE DE PROXIMITÉ DE LA PRISE EN CHARGE DES URGENCES HOSPITALIÈRES
LA POLITIQUE DE REMBOURSEMENT SERA AJUSTÉE


Pour le ministre de la Santé, le Pr El Hossein El Ouardi, il est urgent de mettre fin à la psychiatrie asilaire en intégrant la santé mentale dans la pratique médicale quotidienne. Le but est d’intégrer cette spécialité dans toutes les unités hospitalières pour avoir des structures aux dimensions humaines


  http://www.leconomiste.com/print/890282       


- L’Economiste: Vous venez d’être nommé ministre de la Santé. Dans quel état avez-vous trouvé le secteur?
- Pr El Hossein El Ouardi: Le secteur a réalisé des acquis. La mortalité maternelle mais aussi infantile ont baissé. Il y a un début de moralisation, la carte sanitaire a été adoptée mais n’est pas encore mise en œuvre. Le taux d’occupation est de 56%, les ménages participent à 58%. La mortalité pré-hospitalière, due aux accidents graves de la voie publique, est de 63%. Mais il y a des insuffisances. Les rapports annuels de l’OMS jugent sévèrement la réactivité du système national de santé, considéré comme faible. Ce qui classe le Maroc dans la queue du peloton des pays à économie similaire. Les raisons d’un tel classement sont multiples. J’en citerai trois dont l’extrême complexité du système de santé qui se caractérise par une multitude d’intervenants sans harmonisation ni coordination de leurs activités. Le financement est faible et fragmenté. La troisième raison a trait à l’absence d’une politique agressive et cohérente en matière de santé.

- Quels sont les axes de votre stratégie?
- D’abord, l’accès de tous les citoyens à des soins de santé au moment opportun, selon leurs besoins et leur capacité de paiement. Je pense qu’il est important de renforcer les acquis et continuer les chantiers lancés comme la réforme des CHU, l’assurance maladie, en particulier le Ramed.

. Il s’agit de développer le rôle du ministère en tant que garant de l’équité, la distribution de l’offre et la démocratisation des soins. L’objectif est de rendre confiance dans le système de santé via la moralisation du secteur, l’amélioration de l’accueil, l’information, la propreté, la disponibilité des médicaments et du matériel médico-technique. Autant de mesures qui ne demandent pas d’argent. Mais cela doit nécessairement passer par une vraie régionalisation, accompagnée d’une déconcentration. Les directions régionales auront pour missions la planification, la coordination, la gestion basée sur des résultats et le partenariat public-privé. Il faudra réduire la part supportée par les ménages à moins de 20% contre 58% actuellement. Et puis, comme j’ai beaucoup travaillé dans les urgences, il y a une obligation à résoudre ce problème qui plombe la vie des Marocains. Il faut développer une politique de proximité de la prise en charge des urgences hospitalières et pré-hospitalières par la réorganisation, la restructuration et l’équipement des services d’urgence, la mise en place du Samu et la normalisation des ambulances.

- Vous êtes du domaine, vous avez certainement un premier dossier prioritaire. Si oui, lequel?

- Le Ramed, le régime d’assurance maladie pour la population démunie. Des citoyens sont opprimés. Il faut qu’ils puissent accéder aux soins avant d’aborder le recouvrement. La généralisation de ce système sera rapide. Car des choses ont été faites dans ce domaine. Je tiens à rendre hommage au travail accompli par Mme Yasmina Baddou. Nous allons le compléter par de nouvelles idées. Je suis du domaine. Et les services de santé offerts sont de qualité, sécurisés, efficaces et axés sur le patient.

- Au Maroc, les médicaments coûtent très cher. Comptez-vous réduire les prix?
- Je vais inviter les collègues du secteur du médicament à trouver des solutions. Ils sont partants pour prendre en charge cette problématique. Il s’agira également d’investir dans le médicament générique. Il faudra mettre en place des mécanismes pour protéger les médicaments essentiels et de très grande utilité pour la population. Leurs prix doivent être maintenus ou abaissés. Par contre, les produits de semi-confort, de confort ou de luxe pourront être relativement libérés. L’objectif est de protéger le pouvoir d’achat de la population et lui garantir un accès suffisant aux médicaments indispensables et essentiels. De même qu’il faudra ajuster la politique de remboursement car il n’est pas logique de rembourser un produit de confort au même taux qu’un produit essentiel. 

- Pas grand-chose n’a été entrepris dans la santé mentale. Que faut-il faire pour redresser la barre?
- Cette catégorie de patients est stigmatisée. L’idée est de mettre en place une politique dédiée. La première action est d’affecter à la psychiatrie plus de postes budgétaires. Il est urgent de mettre fin à la psychiatrie asilaire en intégrant la santé mentale dans la pratique médicale quotidienne. Le but est d’intégrer cette spécialité dans toutes les unités hospitalières pour avoir des structures aux dimensions humaines. Dans toute cette opération, le développement de partenariats avec les ONG et la coopération internationale sera indispensable.

- Quelles sont les réformes institutionnelles que vous comptez mener?
- Nous allons engager des réformes pour renforcer la déconcentration et la régionalisation à travers un nouveau partage des rôles entre les niveaux central et régional. La refonte du financement vise à améliorer davantage la solvabilité de la demande par la solidarité et la mutualisation du risque. Le financement global du système de santé sera augmenté. A cela s’ajoute la réforme hospitalière qui ambitionne d’améliorer la qualité des prestations par le renforcement de l’autonomie des hôpitaux, la mise à niveau de leurs équipements, des bâtiments et l’introduction de nouveaux outils de gestion.
Citation:
Parcours 
Le Professeur El Hossein El Ouardi est le nouveau ministre de la Santé. Il n’arrive pas en terrain inconnu puisqu’il est doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca depuis mai 2005 à ce jour. Il y enseigne en tant que spécialiste en anesthésie réanimation et en médecine d’urgence et de catastrophe. Très actif dans le secteur, il est chef du service des urgences au CHU Ibn Rochd de Casablanca mais aussi président délégué du Samu social de la même ville. Parallèlement, il a organisé plusieurs caravanes médicales pour les régions sous-médicalisées comme notamment Aït Bougammaz, Saka, Guercif et douar Tinidr. Il est également auteur de plusieurs publications. Politique, le Professeur El Hossein El Ouardi est le coordinateur national du secteur de la santé au sein du PPS, dont il est membre du bureau politique. Il est spécialiste de la médecine d’urgence et de catastrophe. 


Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 18:54 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 10 Fév - 22:07 (2012)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI Répondre en citant

Grève dans le secteur de la santé : Les raisons d’une fronde  
 
 
Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   
Le débrayage de deux jours (1 et 2 Février 2012) observé par le secteur de la santé n’est pas né d’aujourd’hui, c’est le résultat d’une longue série de contestations qui perdure depuis plus de 04 années.Ce malaise est réel, il est très profond, il traduit  le ras le bol des professionnels de santé
face  aux multiples injustices auxquelles ont été confrontées les femmes et les hommes qui travaillent dans ce secteur vital.
Ces femmes et ces hommes ce sont des médecins, des chirurgiens, des réanimateurs, des anesthésistes, des radiologues, ce sont aussi  des infirmières, des infirmiers, des sages-femmes, des techniciens de laboratoires …
Des professionnels qui sont mobilisés 24H/24H, de jour comme de nuit, les Week-end et les jours fériés pour soigner, soulager, réconforter les malades.
Ces professionnels de la santé travaillent souvent dans des conditions difficiles, ils ne sont pas reconnus dans la noblesse du travail qu’ils accomplissent, ils se sentent marginalisés, sous-payés par rapport aux autres départements (finance, justice ….) qui bénéficient d’avantages, d’indemnités, de primes de rendement et de responsabilité, mais aussi qui ont  d’autres avantages tels des prêts logement, l’acquisition de terrain, des sites de vacances pour eux et leurs enfants, des œuvres sociales, des crèches, des espaces pour la pratique sportive…
Depuis plus de 04 ces professionnels demandent que justice leur soit rendu, mais en vain. 
La grève de deux jours (1et 2 Février 2012) dans le secteur de la santé et  le sit-in organisé devant le ministère de la Santé le mercredi  1er février à partir de 11 H par la fédération nationale de la santé (UMT) est une réalité qu’il convient de prendre très au sérieux. Le nouveau ministre de la santé, le Professeur Houcine Louardi connaît toutes les causes de ce malaise, il a depuis fort bien longtemps fait le diagnostic de la situation. Il s’agit aujourd’hui, pour lui, de trouver le meilleur traitement pour faire correctement face à ce malaise qui remonte à loin. Une tache difficile pour quelqu’un qui vient tout juste de  prendre en charge un département des plus sensibles.
Le pourquoi de la grève ? 

Pour celles et ceux qui suivent les différents dossiers du secteur de la santé, il est aisé de savoir que cette grève était programmée depuis bien longtemps, avant les dernières élections législatives et avant donc la constitution du nouveau gouvernement.
Si elle intervient en ce moment, c’est tout simplement une question de calendrier qui devait être respectée par toutes les parties qui avaient décidé de prendre part à cette grève.
Tout a éclaté au lendemain de la signature par l’ancien gouvernement de Abbas El Fassi  et quatre centrales syndicales d’un accord d’un montant de 672 millions de DH (MDH) relatif à l’amélioration des conditions du personnel du secteur de la santé. Cet accord, dont la cérémonie de signature avait été présidée par le Premier ministre M. Abbas El Fassi, signé, côté gouvernement par les ex-ministres de la Santé, Mme Yasmina Baddou, de l’Economie et des Finances,  Salaheddine Mezouar, celui chargé de la modernisation des secteurs publics, M. Mohamed Saâd Alami, et côté syndicats, par la Confédération démocratique du Travail (CDT), la Fédération démocratique du Travail (FDT), l’Union générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) et l’Union nationale du Travail au Maroc (UNTM).

Un malaise qui existe depuis des années 
Deux jours seulement après la signature de ladite convention des syndicats contestataires se sont manifestés pour condamner cet accord. L’Organisation démocratique du travail (ODT), l’Union marocaine du travail (UMT) et le Syndicat indépendant des médecins du secteur public ont refusé de signer cet accord, qu’ils ont depuis dénoncé surtout en ce qui concerne deux points essentiels, à savoir le manque de clarté de la convention et l’absence d’un calendrier bien défini qui trace la mise en œuvre des mesures annoncées.
Des grèves, toujours des grèves.
Depuis, des grèves ont été organisées par les professionnels de santé (médecins-infirmiers – administratifs…) c’est le cas en 2011 et plus exactement  le mercredi 5 et le Jeudi 6 octobre 2011, une grève qui avait eu un grand impact et qui a rappelé  en son temps une réalité amère que nous avons toujours dénoncé sur ces mêmes colonnes depuis plusieurs années, à savoir le ras le bol général qui caractérise les professions de santé.
Un malaise profond ronge le secteur de la santé depuis plusieurs années, le ministre actuel de la Santé, Houicine Louardi, en est très conscient, de l’inutilité des quelques solutions de replâtrage apportées ici et là qui au final  n’ont servi à rien. 
Avec cette énième grève et  le sit-in organisé devant le ministère de la Santé le mercredi 1er Février  2012, on est en droit de se poser des questions pour savoir à quoi cela a servi d’avoir signé une convention avec certains syndicats alors que d’autres très représentatifs de la profession s’y sont opposés. A l’évidence, le résultat est là.
Le nouveau ministre de la Santé, Houcine Louardi, se trouve pénalisé avant d’avoir commencé à étudier les grands dossiers du département de la santé, mais comme à son habitude, il saura, en professionnel aguerri à la tâche, en gestionnaire hors pair  et en spécialiste dans le domaine de la communication  écouter les uns et les autres, répondre favorablement à ce qui peut l’être en fonction des moyens existants et des possibilités du ministère de la Santé.
Il saura mieux que quiconque fédérer autour de lui et toutes les composantes de la grande famille de la santé, avec des idées fortes, nobles et citoyennes. 
Il n’est nullement déplacé ou outrancier  au détour de cette grève de dire que la crise laissée par ceux qui sont partis ne peut être dénouée que par ceux  qui arrivent.



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MessagePosté le: Ven 17 Fév - 08:17 (2012)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI Répondre en citant

That's right.
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MessagePosté le: Ven 17 Fév - 10:29 (2012)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI Répondre en citant

El Ouardi au Parlement : Consolider et fortifier le recrutement du personnel médical
Écrit par admin   
Le ministre de la Santé s’engage à poursuivre l’effort de recrutement des cadres nécessaires.  Le ministre de la Santé, le professeur  EL Houssaine El Ouardi, s’est engagé, mardi devant la Chambre des Conseillers, à poursuivre l’effort de recrutement du personnel médical nécessaire pour combler le déficit en la matière et ce dans la limite des postes budgétaires accordés à son département. Répondant à une question relative à ce sujet, le ministre a indiqué que son département a déployé des efforts inlassables pour régler ce problème de manque des cadres médicaux, qui remonte à plusieurs années. Il a fait savoir aussi que le nombre limité des postes budgétaires accordés annuellement au ministère n’a pas aidé à trouver une solution définitive au problème.
En dépit de cela, le ministère, a-t-il fait savoir, n’a pas cessé de recruter des cadres médicaux. C’est ainsi qu’il a été procédé au recrutement de 515 médecins en 2008, de 636 en 2009, de 456 en 2010 et de 814 en 2011 dont seulement 323 ont rejoint jusqu’à présent leur poste de travail. 
Dans le but d’améliorer les services médicaux offerts aux citoyens, le ministère a recruté aussi une série de cadres médicaux spécialisés dont 286 médecins spécialistes en 2008, 251 en 2009 et 235 en 2010.
En 2011, a-t-il poursuivi, 224 médecins spécialisés ont été affectés dont 198 ont rejoint jusqu’à présent leur poste de travail. Ces médecins ont été répartis entre les différentes régions du pays dans le but de combler le déficit dont elles souffrent en la matière, a souligné le ministre.
Il a également affirmé que  l’effectif sera doublé et consolidé au cours de cette année, à travers les postes budgétaires qui seront octroyés au ministère de la Santé dans le cadre du budget 2012.

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 23:14 (2012)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI Répondre en citant

c'est bien tous ca MAIS OU EST LE PERSONEL DANS TOUS CA????
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:39 (2017)    Sujet du message: LES «URGENCES» DU PR EL HOSSEIN EL OUARDI

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