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Lettre au futur Ministre de la Santé.

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 16:50 (2011)    Sujet du message: Lettre au futur Ministre de la Santé. Répondre en citant

Lettre au futur Ministre de la Santé. Pour une médecine humaine et efficace !!


Posted on décembre 18, 2011 




http://eplume.wordpress.com/author/eplume/


Dr Zouhair Lahna   |   


 eplume.wordpress.com 






Monsieur le Ministre de la Santé…C’est votre Heure. Osez la Réforme !!




Pour une médecine humaine et efficace. 




Interrogé sur les dysfonctionnements du système de santé marocain, un ancien ministre de la santé, avait répondu tout en s’étirant dans son fauteuil : « Vous savez que dans ce pays toutes les administrations vont mal. Pourquoi voulez-vous que la santé, toute seule, aille mieux !! » Visiblement satisfait de sa réponse, il a affiché un large sourire, sorte de mélange de cynisme et de realpolitik.


M. le ministre, Je me suis fait violence pour vous écrire même si je ne me fais guère trop d’illusions. J’écris à la fonction puisque vous n’êtes pas encore nommé. Vous le savez peut être, le pouvoir est dangereux, il fait avaler des couleuvres. Quant au  système, il est coriace. Ses hommes et ses femmes sont installées dans leurs habitudes et leurs certitudes. Il n’y a que des battants qui ont une foi dans leur destin pour mener le changement. Etes-vous de ce genre de personnes ?


M. le ministre, les marocains savent que leur système de santé est malade. La plupart ne lui accordent pas confiance. Ils cherchent et vous aussi d’ailleurs, en cas de maladie ou d’accident, des amis ou des connaissances, pour espérer des soins acceptables et une échappatoire aux arnaques.


M. le ministre, ceux  qui vous ont précédé à ce poste n’ont pas pu améliorer les services ni l’offre des soins et encore moins la qualité de l’accueil dans les hôpitaux et les urgences. Sans parler de la corruption qui a rongé ce secteur. Des soignants qui prennent des billets de la part d’un patient atterré par la maladie et la pauvreté ne sont pas meilleurs que des vautours qui lunchent un gibier blessé, à terre et sans défense !!


Pour ne pas être nihiliste, il y a eu des ministres qui ont apporté leurs touches à ce ministère, comme feu le Professeur Al Harrouchi qu’une partie des professionnels lui reconnaît ses compétences chirurgicales, pédagogiques et administratives. Il connaissait bien le milieu et il avait un souci du service rendu au malade. Mais ses excès envers les soignants utilisant seulement la politique du bâton sans carotte, lui ont été fatals, du moins dans le domaine qui nous intéresse.


Les marocains se souviennent de la ministre sortante. Elle est arrivée avec des programmes ambitieux sur quatre ou cinq ans, Programmes concoctés au préalable plus par les agences onusiennes de la santé que par les cadres de son parti. Elle s’est attirée au fil des années les foudres des professionnels et l’incrédulité des usagers. Tout le monde avait compris qu’elle n’avait rien à faire dans ce domaine.  Pas seulement qu’elle n’avait pas de formation médicale, mais du fait de son ignorance des rouages de la profession et des besoins réels des marocains. La santé dans les pays du sud est un domaine qui met la politique à nue. 


On ne peut claironner des améliorations statistiques tandis que les hommes et les femmes ne sentent pas de changements dans leurs quotidiens. Les effets d’annonces et le faire semblant n’ont aucun impact face à un malade souffrant et un système inadapté.


M. le ministre, pour réussir dans votre tâche, je vous invite à  vous  mettre à la fois à la place des professionnels et des malades et leurs familles. Si les premiers devraient avoir de bonnes conditions d’exercice assorties de sanctions en cas de négligence ou de corruption, les seconds, surtout les pauvres en milieux semi-urbains et ruraux, ont besoin aussi bien d’un système de transport innovant et adapté, qu’un accueil chaleureux et humain. Ils ont besoin de médicaments essentiels et d’une nouvelle politique de gestion des urgences.


Mr le ministre, savez-vous que  différentes recettes qui ont été concoctées sous d’autres cieux ? et ensuite copiés – collés par les cadres du ministère n’ont pas donné de résultats probants. Elles étaient tout simplement décalées par rapport aux réalités du pays et aux besoins des patients et leurs familles.
M. le ministre, savez-vous que la plupart des morts dans les pays du sud dont le nôtre sont dus à la déficience des moyens de transports et de communication. Les accidentés attendent des heures avant qu’on puisse les transporter et les femmes surtout en milieu rural continuent de risquer la mort suite à un accouchement compliqué.


Pour une amélioration de la prise en charge des marocains de leurs domiciles, leurs champs ou encore usines,  jusqu’aux urgences et services, il faudra puiser dans notre patrimoine et notre culture. Activer les mécanismes d’entraides et en faire un système adjuvant et permanant. Il n’y a pas d’autres recettes meilleures que celles de mobiliser ses propres moyens humains et matériels et les capitaliser. Vous connaissez bien le proverbe populaire : ‘’Celui qui est habillé par les affaires d’autrui est nu !!’’


M. le ministre, vous serez le ministre de la santé, pas seulement de la santé publique, ayez un regard pour le secteur privé, tant dénigré et décrié. Les médecins et autres soignants qui exercent, quoi que l’en dise, rendent bien des  services à la population, et plus est, sous un climat pesant de défiance. En vous intéressant à leurs exercices et  à leurs difficultés. En encourageant leurs installations dans les régions (Maroc inutile)  et surtout en intervenant dans les barèmes fiscaux afin qu’un cabinet médical ne soit pas traité comme une entreprise et qu’une clinique comme une société de services. Cela pourrait améliorer le rendement des soignants et leurs rapports avec l’administration fiscale et coupera court aux corruptions et aux fausses déclarations. On pourrait alors rêver, qu’un jour prochain, le patient puisse  traverser le seuil de la clinique ou du cabinet avec une certaine confiance retrouvée !!


M. le ministre, en prenant à bras le corps votre tâche, mettant en avant l’amour pour les marocains et surtout les plus fragiles d’entre eux (les malades) vous pouvez entrer dans l’histoire. Personne ne se permettra de se mettre sur votre chemin parce qu’il deviendra de fait impopulaire. La santé est située dans un carrefour entre le transport, la justice (sociale), le combat contre la corruption et les passes droits. Elle peut hisser tous ces secteurs vers le haut et redonner aux marocains un bien précieux qu’ils ont tendance à perdre jour après jour. C’est celui de l’amour et de la fraternité.


M. le ministre, vous pouvez essayer de faire en sorte que le marocain malade et sa famille soient bien accueillis et bien traités, pas seulement parce qu’ils  connaissent du monde, qu’ils ont un passe-droit ou qu’ils glissent un billet. Mais tout simplement parce que le malade est un être humain qui a droit au respect et à l’entraide de la communauté dans laquelle il évolue. Sinon, comment voulons-nous lutter contre ce sentiment déstabilisant, si souvent exprimé par les jeunes du 20 février et ressentis par ceux qui en souffrent en silence, celui de la Hogra (Humiliation) ?
Ça y est je me suis encore mis à rêver !!!
 
Dr Zouhair Lahna
Médecin, Acteur associatif. 


Ancien Chef de Clinique des Universités, Paris VII 
& Ancien Vice-Président d’Aide Médicale Internationale
_________________
DR IDRISSI MY AHMED
aamm25@gmail.com
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 16:50 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Dr.Rached
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MessagePosté le: Lun 19 Déc - 10:29 (2011)    Sujet du message: Lettre au futur Ministre de la Santé. Répondre en citant

« Vous savez que dans ce pays toutes les administrations vont mal. Pourquoi voulez-vous que la santé, toute seule, aille mieux !! »


La solution est résumée en un seul mot "tout(e)"
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Lun 19 Déc - 22:34 (2011)    Sujet du message: Abdelhak SERHANE : Lettre à Monsieur Abdelilah Benkirane Chef du gouvernement marocain Répondre en citant

QUE LES JEUX SOIENT FAITS OU QUE LA CORRUPTION SOIT GÉNÉTIQUE  ?
A PROPOS DE CETTE DÉFECTION DE LA LUTTE CONTRE NOS TENDANCES PESSIMISTES
DEVENUES INSTINCTIVES OU INSTITUTIONNALISÉES CETTE LETTRE DE  ABDELHAK SERHANE
AU NOUVEAU CHEF DU GOUVERNEMENT ABDELILAH BENKIRANE
















DIMANCHE 18 DÉCEMBRE 2011




Abdelhak SERHANE : Lettre à Monsieur Abdelilah Benkirane Chef du gouvernement marocain
 
 
Lettre à Monsieur Abdelilah Benkirane 
 

 
 
Chef du gouvernement marocain 
 

 
 
Par Abdelhak SERHANE (Ecrivain et universitaire, 18/12/2011 
 
 
 
«Tout le monde prie dans ce pays parce que plus personne ne croit plus en rien (…). Ce pays est dépecé comme un fruit de razzia. Il entrera dans l’Histoire quand le dernier des membres de cette tribu d’«historiques» sera mort.» Mohamed Kacimi 
 
 
 
 

 
Monsieur, 
 
 
 
L’alternance consensuelle de 1998 entre Hassan II et les socialistes avait suscité en nous, les victimes des années de plomb, l’immense espoir, naïf certes, que l’USFP changerait les choses en faveur des faibles. Longtemps dans l’opposition pure et dure, seul parti n’ayant jamais été aux commandes depuis la dissolution du gouvernement Abdallah Ibrahim, nous croyions en eux, en leurs positions critiques vis-à-vis des gouvernements et des partis du Palais. Ils sont arrivés au pouvoir, sont restés le temps de faire fortune, renier leur passé, discréditer leur idéal socialiste. D’opposant historique, Youssoufi s’est converti en valet du makhzen. Devenu royaliste dans le tard, l’ancien opposant a fini par être jeté comme un vieux linge, laissant derrière lui les relents d’une amère déception populaire et d’un échec politique cuisant. Le pacte qu’il a passé avec Hassan II a entravé sans doute sa démarche et restreint sa marge de manœuvre. 
 
 
 
Votre parti a gagné les élections législatives du 25 novembre grâce à la peur du printemps arabe et au mouvement du 20 février que vous n’avez jamais soutenu mais que vous avez manipulé en l’incitant à ne pas lâcher la pression. La volonté des urnes ? S’il aspire au changement, le peuple a été mesuré dans son vote. Personne n’est dupe. Les résultats des législatives, comme ceux du référendum, ne sont ni significatifs ni indiscutables. L’Intérieur est habitué à faire monter la mayonnaise au profit du Palais pour désamorcer la colère populaire et étouffer le mouvement du 20 février. N’ayant pas une majorité confortable, vous êtes déjà pénalisés, fragilisés, car contraint à des alliances contre nature. Tous les partis politiques ont vendu leur âme au diable depuis longtemps. Une chose est sûre. Le PJD ne représente pas le peuple dans sa majorité. Sur 21 millions de Marocains en âge de voter, seulement 8 sont inscrits sur les listes électorales. 6 millions sur 8 ont voté dont 1,5 millions de votes blancs. 13,5 millions de citoyens ont boycotté les élections comme ils ont boycotté le référendum malgré ce qui a été annoncé par le ministre de l’intérieur. Votre victoire, si elle évidente, n’est pas pour autant absolue. 
 
 
 
Depuis quelque temps, votre discours et votre attitude ont changé. Vous n’avez pas soutenu les révoltes du peuple dont la destinée est entre vos mains aujourd’hui. Vous n’avez pas cessé de faire l’éloge de la nouvelle constitution alors qu’elle ne règle pas les problèmes de fond du Maroc. A chaque occasion, vous avez adressé vos remerciements au roi pour son discours du 9 mars alors que sa démarche n’a fait que repousser l’échéance du rendez-vous. Vous avez imploré Dieu pour que le malheur qui a frappé les autres chefs d’Etat arabes l’épargne, défendant sa sacralité et la légitimité de sa commanderie des croyants... Vous avez même justifié l’absolutisme d’Hassan II. Il y a ce que veut le roi et ce que revendique le peuple. Vous avez fait le choix du roi et vous êtes arrivé au pouvoir. L’Histoire va-t-elle récidiver avec les pratiques détestables du makhzen ? J’espère me tromper. Après l’annonce des résultats des élections, vous avez fait allégeance au roi, à Midelt, là où un maire PJD a été arrêté pour corruption. Et, comme Youssoufi, vous avez prêté sermon devant lui avant même l’investiture de votre gouvernement. Quel a été le pacte passé entre vous ? Youssoufi n’a jamais révélé le secret. «Le chat et le rat, dit le proverbe hébreu, font la paix sur une carcasse.» On ne reste pas vertueux dans un système où un homme monopolise tous les pouvoirs. Vous savez que le discours du 9 mars, la révision light de la Constitution, les élections législatives anticipées et la victoire de votre parti ne peuvent, à eux seuls, assurer la stabilité du pays. De Tanger à Laayoun en passant par Séfrou et Sidi Ifni, la voix du peuple marocain n’a cessé de gronder avant même le printemps arabe. Imprévisible, la réaction de la rue, car le ras-le-bol est général. 
 
 
 
Le mépris du Palais pour la culture est effarant. Apres une presque illettrée à la tête du ministère de la culture, un pseudo philosophe est arrivé pour dégouter les âmes charitables de ce cirque qu’il a géré comme un héritage de famille. Avant de dégager, il vous a adressé une lettre pour vous mettre en garde contre les intellectuels et les journalistes « dont la relation, exécrable avec les gouvernements antérieurs, a empiré avec le gouvernement sortant. Des ministres ont été l’objet de toutes sortes d’injures et de calomnies de leur part, offensant leur amour propre et portant atteinte à leur vie privée ». Il a mille fois raison. Nous n’avons jamais toléré les opportunistes, ni les narcissiques instables, les suffisants et les lâches. Et nous les avons toujours combattus. Un Himmich, qui n’a fait la promotion que de SA propre inculture en tant que ministre, nous donne de l’urticaire. Plusieurs fois, des voix furieuses se sont élevées pour qu’il « dégage ». Lui qui a manqué de discernement, vous exhorte à « avoir du courage et d’oser régler les dysfonctionnements du système. » Pauvre époque ! Je ne ferai pas comme cet individu. Je ne vous demanderai pas de lutter contre les désordres du l’Etat ; corruption endémique, injustice, inégalités sociales, misère, passe-droits, mépris, chômage, dépenses publiques, détournement des richesses du pays, abus de pouvoir, manque de liberté, prohibition… A coups de répression, nous avons intégré ces pratiques honteuses du système dans notre vie quotidienne au point qu’elles font partie intégrante de notre identité et de notre inconscient collectif. Je sais par expérience que rien ne changera fondamentalement dans la vie des sans défense. Depuis cinquante ans, le mal a pris racines dans notre société par les méfaits du makhzen.  
 
 
 
Mais je vous demanderai une chose : sauver le système éducatif. Les nantis, notables et intouchables, ont le collège royal, l’Université Al Akhawayn, l’université internationale, la mission française, l’école américaine, les écoles privées et tant de possibilités à l’étranger. Nos enfants n’ont que l’école publique, devenue une fabrique de générations sacrifiées de chômeurs et d’incultes. De grâce, que le PJD n’enterre pas l’école des pauvres que la politique démagogique de Hizb l’Istiqlal a anéantie à coups d’arabisation et d’islamisation abusifs alors que sa progéniture fréquente les établissements non marocains qui leur ouvrent les portes de l’emploi et de l’avenir. Si vous sauvez l’école vous sauverez le Maroc. Le citoyen cultivé, éduqué, bien formé est un homme libre. Il peut avoir la vertu de refuser corruption, injustice, inégalités, atteintes aux droits de l’homme... Le défi est énorme, certes. Mais la solution existe. Demandez-vous pourquoi l’instruction publique aujourd’hui est un échec total, une catastrophe nationale, alors que celle de notre génération permettait aux enfants des classes défavorisées l’accès aux grandes écoles et aux plus hautes fonctions… En ruinant l’école, l’Istiqlal a fait place nette pour sa descendance dans la haute administration, les affaires, la politique, la finance, les entreprises… convertissant nos enfants, au mieux en lecteurs de coran dans les cimetières et pendant les veillées funéraires, au pire en terroristes ou en kamikazes. Le salut de la nation réside dans le salut de tous ses enfants à qui l’école peut rendre l’intégrité qui leur fait défaut, la fierté, le bonheur d’être enfin des citoyens et non de misérables diplômés-chômeurs qui s’immolent par le feu devant le Parlement et les ministères. C’est mon cri pour vous. Sauvez l’école publique et vous nous sauverez tous ! C’est notre seule richesse et notre unique chance ! 
 
 
 
Le Himmich a raison de vous mettre en garde contre nous. Nous ne laisserons pas ce pays aller à la dérive. N’oubliez pas une chose. Avec le printemps arabe, la peur est tombée et le souvenir d’Omar Benjelloun est vivant en nous. Nos slogans est Nos banderoles sont prêts depuis le 20 février. Nous descendrons tous dans la rue pour défendre nos droits et notre liberté. La rue marocaine qui n’adhère à aucun parti, à aucun mouvement religieux, sera désormais votre seule et véritable opposition. Alors, quand nous descendrons en masse dans la rue pour crier notre désarroi, enverrez-vous les services de sécurité pour nous tabasser et nous tuer ? Et quand nous publierons une caricature ou un article contre le roi ou son entourage, allez-vous nous arrêter, nous juger et nous écrouer ? Les regards ne se sont pas détournés du printemps arabe. Ben Ali est en fuite. Moubarak est jugé dans son pays sur une civière. Kadhafi est tué comme un sale rat par les rebelles. La rue au Yémen revendique la tête d’Ali Abdallah Saleh pour ses crimes. Saïf al Islam est fait prisonnier. Bacha el-Asad finira comme Kadhafi. Gbagbo est jugé par la Cour internationale de justice de La-Hay. Les familles de ces charognards sont décimées ou en fuite. A qui le tour demain ? La liste est longue et la révolution n’épargnera aucun chef d’Etat, qu’il soit d’Orient ou d’Occident. Et le ras-le-bol du peuple marocain aura raison des iniques et des cyniques. Mohammed Khair-Eddine écrivait : 
 
 
 
« Toutes les nomenclatures tombent 
 
Au pied d’un mur incandescent 
 
Ces sacs de son qui te condamnaient, peuple, 
 
Ne furent jamais que ton sinistre bâillement » 
 
 
 
Je vous souhaite, Monsieur le Chef de gouvernement, de réussir là où tous les autres ont échoué. Je suis marocain comme vous, musulman comme vous. Mais ma marocanité est désintéressée et mon islam n’est pas politique. C’est un islam de tolérance, d’ouverture, de liberté, de respect de la différence. Défendons ensemble ces valeurs, elles relèvent d’un humanisme universel. 
 
Ne faites pas du Maroc un second Iran détestable et détesté ! 
 



 
 











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