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Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire

 
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DR IDRISSI MY AHMED
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MessagePosté le: Mar 27 Sep - 21:47 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant









lematin.ma > nation
Corruption dans les hôpitaux
Les victimes préfèrent se taire
 Publié le : 27.09.2011 | 17h50
 
 

 
 


Le ministère de la Santé veut lancer une croisade dans le secteur.
Pour commencer, une étude pour déterminer l'ampleur du phénomène de la corruption.
 




Abdeslam Aboudrar, président de l'ICPC,
et Yasmina Badou, ministre de la Santé,
signent une convention.

 





















Les résultats de l'étude sur le phénomène de la corruption dans le secteur de la santé ont été présentés hier à Rabat. Très instructive, cette étude conforte l'idée selon laquelle ce phénomène est largement répandu dans les établissements hospitaliers publics.

Les résultats montrent ainsi que la corruption touche l'ensemble du dispositif de prise en charge des patients mais à des niveaux variables. Les hôpitaux sont les plus exposés et particulièrement au niveau des admissions (un taux de corruption avoisinant les 56%). La forme la plus courante de la corruption est le numéraire, autrement dit les pots-de-vin. Selon l'étude, les montants de ces pots-de-vin peuvent aller de 20 à 200 DH et même atteindre des sommes assez importantes 
(5 000 DH, voire plus) en cas de problème de santé grave ou demandant une intervention urgente. Détail important à relever toutefois : l'étude indique que les citoyens sont à la fois victimes et complices, puisque 23 % des répondants reconnaissent avoir été à l'origine de l'acte de corrompre et même en avoir été les déclencheurs. Ce qui est regrettable selon l'étude toujours, c'est qu'elle met en évidence l'ignorance des citoyens de toutes les mesures mises en place par le ministère pour lutter contre ce fléau (et elles sont nombreuses, il faut le reconnaître!). Plus regrettable encore, le taux insignifiant de dénonciation du phénomène (1%). Presque tout le monde préfère donc fermer les yeux et laisser faire (93%). 

Les raisons invoquées pour expliquer cette passivité quasi coupable sont liées selon l'étude à des réflexes et des préjugés pas toujours défendables (les citoyens préfèrent se taire car ils ne veulent pas avoir de problèmes ou parce que, selon eux, les coupables ne seront pas poursuivis, il ne servirait donc à rien de les dénoncer). Constater, c'est bien, mais chercher à comprendre les causes du mal, c'est encore mieux. L'étude explique la forte présence de la corruption en milieu hospitalier par la faiblesse des contrôles, la non-dénonciation et, surtout, un environnement de travail peu adapté et donc favorisant les pratiques répréhensibles et malhonnêtes.Par ailleurs, l'étude, qui dresse une cartographie de 87 risques à maîtriser pour endiguer la corruption, propose une stratégie qui s'articule autour de sept axes et 27 chantiers. Mais globalement, elle préconise de diminuer les motivations qui conduisent à la corruption et surtout d'éliminer tous les moyens d'extorsion. Autrement dit, limiter le pouvoir discrétionnaire conféré aux responsables au sein des établissements hospitaliers, renforcer la transparence et simplifier davantage les procédures.

À en croire l'étude présentée hier, le secteur de la santé serait gangrené par la corruption. C'est justement la conclusion à ne pas tirer, selon le président de l'Instance centrale de prévention de la corruption. Abdeslam Aboudrar tient à mettre en garde contre le fait tirer une interprétation outrancière des résultats de l'étude. Pour lui, les chiffres reflètent la perception du phénomène (et pas forcément la réalité) et doivent par conséquent être exploités avec beaucoup de précaution. Yasmina Baddou partage largement cette analyse. Pour elle, le secteur souffre de certaines pratiques blâmables, mais il regorge de gens honnêtes et dévoués. 

CoopérationEn marge de la présentation des résultats de l'étude sur le phénomène de la corruption, le ministère de la Santé et l'Instance centrale de prévention de la corruption ont signé une convention. Le but est de promouvoir la coopération entre les deux parties et de renforcer leur coordination en vue de lutter plus efficacement contre ce mal qui ronge le secteur de la santé.
Mais cette convention n'est pas le seul cadre de partenariat entre le ministère et l'ICPC. Déjà les deux parties avaient réalisé une étude sur le phénomène et sur les efforts consentis pour le contrecarrer. 
Cette étude, qui s'est déroulée en quatre phases, avait conclu notamment que le secteur de la santé souffrait «d'un certain nombre de contraintes et de dysfonctionnements» qui pourraient être résumées ainsi :
• Des difficultés quant à l'accès au soin de santé pour les catégories les plus vulnérables, notamment en milieu rural.
• Des insuffisances au niveau de la gestion des hôpitaux publics.
• Des difficultés liées à la gestion des ressources humaines.
• L'absence d'une politique de partenariat avec la société civile et avec le secteur privé dans ce domaine.
 
 
 
 
 
 












 Repères
Protéger les victimes
 

L'étude a été présentée en présence de la ministre de la Santé Yasmina Baddou et du président de l'ICPC, Abdeslam Abou Drar.
 

L'étude indique que les patients donnent souvent des pots-de-vin pour rapprocher la date d'un rendez vous, avoir droit à un lit ou pour avoir accès à certaines prestations censées être gratuites.
 

Le ministère avait mis en place un numéro économique pour recevoir les doléances des victimes de la corruption 080 100 53 53.

 
Par Jihane GATTIOUI | LE MATIN


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Dernière édition par DR IDRISSI MY AHMED le Jeu 29 Sep - 21:54 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Sep - 21:47 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 29 Sep - 21:51 (2011)    Sujet du message: Hôpitaux : corruption à tous les étages Répondre en citant

Quotidien marocain d'information générale

 
Hôpitaux : corruption à tous les étages




SLIDERSOCIÉTÉ | KHADIJA SKALLI |
29 SEPTEMBRE 2011 




Consacrée à la prolifération du phénomène dans nos hôpitaux publics et dans les cliniques privées, une étude de l’Instance centrale de prévention de la corruption révèle la prévalence des pots-de-vin. 
 








Une convention a été signée mardi 27 septembre entre l’ICPC et le ministère de la Santé pour lutter contre la corruption. 
 
  
Les pots-de-vin dans les hôpitaux et les cliniques sont devenus monnaie courante voire une culture ancrée. Pour se faire soigner, le citoyen est contraint de payer son droit de passage à tous les niveaux : accès à l’établissement, consultation chez le médecin, délivrance de certificat, analyses, médicaments…, la corruption est omniprésente dans le secteur de la santé. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). Le phénomène prend une dimension préoccupante dans les grandes agglomérations comme Casablanca, Rabat et Marrakech. 
 
« La corruption sévit beaucoup plus dans les établissements sanitaires étatiques que privés », soulignent les auteurs du rapport. Selon ces derniers, la petite corruption est devenue la règle, les dessous-de-table sont en effet exigés à tous les niveaux. Le montant varie entre 20 et 200 DH. Le personnel médical et administratif perçoivent ainsi des commissions, pour accorder la priorité ou un meilleur traitement aux patients les plus généreux. 
 
Le patient, victime ou complice ?
Cependant, les professionnels de la santé renvoient la balle au citoyen, qui selon eux, « est l’élément déclencheur de tout acte de corruption. Il serait complice de la majorité des pratiques de la corruption ». Le rapport de l’ICPC souligne que dans 23% des cas de corruption, le citoyen est initiateur. Alors que 25% des personnes interrogées disent que c’est le personnel qui a exigé de manière directe le pot-de-vin, 30%  affirment que la demande de bakchich a été implicite. Le patient est-il complice ou victime ? Difficile de trancher. Face à des personnes avides, pas d’hésitation à faire: il faut dénoncer. Mais la tâche n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. 
 
Citation:
Sur les 3200 personnes interviewées, 1% seulement affirment avoir dénoncé la corruption. Dans les cliniques, ce taux atteint 3%. 
 

Il est vrai que le ministère de la Santé a mis en place des guichets spéciaux au sein des hôpitaux pour recevoir les doléances des patients et un numéro vert pour que les citoyens puissent dénoncer et signaler toute tentative de corruption en milieu hospitalier. Cependant, en l’absence d’une réglementation qui protège les dénonciateurs, ces derniers s’abstiennent. Sur les 3200 personnes interviewées, 1% seulement affirment avoir dénoncé la corruption. La dénonciation de la corruption est très peu pratiquée dans les hôpitaux. Dans les cliniques, le taux de dénonciation atteint 3%. Les raisons avancées par les citoyens pour expliquer cette abstinence varient « les responsables ne seront jamais poursuivis », « ceci ne sert à rien », « pour ne pas avoir plus de problèmes »…La crainte d’être incriminé par la suite décourage les victimes de la corruption. 
 
Facteurs favorisant la corruption
Par ailleurs, l’étude s’est également intéressée de très près aux facteurs favorisant la corruption. Les auteurs du rapport ont défini huit facteurs dont « la faible optimisation dans la gestion du matériel, des fournitures médicales et des médicaments ». Ils pointent du doigt la non disponibilité des médicaments, des fournitures médicales au niveau des hôpitaux et les défaillances récurrentes du matériel médical. Les mécanismes de contrôle sont jugés « peu renforcés » par le rapport, qui critique l’environnement de travail, jugé « faiblement adapté » : difficultés de gestion des flux, rallongement des procédures et multiplication des intervenants.
Pour lutter contre ce phénomène qui mine le secteur, l’ICPC s’est allié avec le ministère de tutelle. Une convention a été signée mardi 27 septembre dans ce sens entre les deux parties. « Le secteur de la santé souffre de plusieurs dysfonctionnements dont la difficulté d’accès aux soins notamment pour les personnes démunies, plus particulièrement celles résidant dans les zones rurales », a déploré lors de la cérémonie de signature le président de l’ICPC, qui n’a pas manqué de critiquer les « défaillances » de la gestion de nos hôpitaux publics.◆ 
 

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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 01:26 (2011)    Sujet du message: Collaboration entre la Santé et l'Instance de prévention de la corruption Répondre en citant

Lutte contre la corruption dans le secteur de la santé :
Collaboration entre le ministère de la Santé et l'Instance centrale de prévention de la corruption


 
Écrit par Ouardirhi Abdelaziz   

 









La corruption dans le secteur de la santé est comparable à une plaie profonde infectée par des germes résistants à toutes sortes d’antibiotiques, mêmes les molécules de dernières générations. Une corruption qui dure et perdure depuis des décennies, une corruption qui  a la peau dure.
Une corruption qui résiste à toutes les actions entreprises par le ministère de la Santé pour la déraciner à telle enseigne qu’elle figure en bonne place dans la stratégie du ministère de la Santé 2008-2012. Une corruption qui déjoue tous les mécanismes qui visent à la combattre, une corruption tentaculaire,  c’est une véritable gangrène qui infecte le secteur de la santé.


Le  ministère de la Santé suit de très près la problématique de la corruption dans le secteur de la santé. Des mesures qui visent à moraliser ce secteur vital ont été initiées, des sanctions ont été prises à l’encontre de plusieurs professionnels. Des avertissements, des  blâmes, des mises à l’écart, des révocations temporaires sans salaires, des dégradations ont été prononcées par les commissions disciplinaires à l’adresse des  brebis galeuses qui  tirent profit de la misère et de la détresse de pauvres malades, ce qui bien entendu finit par ternir l’image de marque du secteur de la santé.

Le ministère de la Santé, conscient des dangers que représente la corruption dans ce secteur vital, a procédé  mardi 27 septembre 2011 à  une cérémonie de signature visant à favoriser la lutte et la prévention  contre la corruption grâce à la collaboration avec l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). 

Il ne fait aucun doute que cette initiative fort louable contribuera à redynamiser le processus de réformes entrepris par le ministère de la santé pour combattre la corruption dans ce secteur important dont les missions sont éminemment humaines. 

Il est clair que la cérémonie de signature de cette collaboration entre le ministère de la Santé et l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC).représente une étape importante qui est à marquer d’une pierre blanche car a l’évidence, c’est le début d’une nouvelle ère dans le processus de la prévention des actes de corruption, la fin de l'impunité et, partant,  la protection des citoyens malades.

Nous sommes tous conscients que la lutte contre la corruption dans le secteur de la santé  constitue l’un des défis importants auquel nous devons tous faire face. De ce fait,  nous sommes tous interpellés car lutter contre la corruption dans le système de la santé est vital pour  notre pays où des catégories de citoyens démunis, très  pauvres, ne peuvent tout simplement pas accéder aux  soins, aux  médicaments parfois même  les plus élémentaires. 


Le phénomène de la corruption dans le secteur de la santé est exacerbé par la multiplicité des parties impliquées, des différentes catégories d’intervenants dans le système de santé, parfois on ne sait pas qui est qui, c'est-à-dire qui est médecin, qui est infirmier, qui est stagiaire, agent de service, gardien, cuisinier.  Tous portent la blouse blanche et fatalement aux yeux des citoyens c’est kif –kif.

A côté, il y a la  mauvaise gestion des hôpitaux, des services hospitaliers qui dans bien des cas sont confiés à des personnes qui n’ont pas le profil requis, des individus qui ne donnent pas le bon exemple  et donc fatalement cela finit par nuire, car l’exemple nous vient toujours d’en haut. 
Face à ce genre de situations où prime le laisser aller, le je m’en foutisme, le clientélisme et autres dérives nuisibles. Certains agents de la santé n’hésitent pas à exploiter la misère de pauvres citoyens, à se faire de l’argent sale  sur le dos de la misère et de la  maladie, de l’ignorance, du désarroi et du désespoir que vivent parfois des patients et leurs familles. Par leurs agissements malsains, nuisibles, ces criminels portent atteinte à tout un système, à l’image de nos structures. Ils salissent la blouse blanche qui est synonyme de pureté, de probité, d’altruisme et d’humanisme. Parmi ces hyènes assoiffées de gains malhonnêtes, certains sont devenus des professionnels dans le racket qui consiste à se faire verser des dessous-de-table tous les jours, des compléments de salaires informels pour multiplier leurs revenus par dix, vingt, voire plus. Ce qui est inadmissible, ce qui choque le plus, c’est le peu de cas qui est fait aujourd’hui par les responsables de certains établissements de santé face à ces dérives.


Et on peut dire à cet effet et en toute légitimité que la stratégie 2008-2012 de la santé a eu le privilège de relever les dérapages inhérents à la pratique de la corruption, la ministre de la Santé Yasmina Badou a eu le courage de jeter un pavé dans la mare et avait, depuis son installation à la tête du département de la santé, fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. 
C’est pourquoi la  stratégie 2008-2012 de la santé s’est penchée sur le sujet et  elle s’est fixée comme objectif de moraliser le secteur de la santé en impliquant tous les gestionnaires des structures sanitaires afin que chacun puisse assumer pleinement ses responsabilités. Mais cette stratégie a montré ses limites, par la faute du peu de cas dont on fait preuve certains agents qui refusent les changements qui vont dans le bon sens.

Avec la signature de la convention de collaboration  entre le ministère de la Santé et l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) qui se fixe comme objectifs la lutte et la prévention contre la corruption dans le secteur de la santé, il y a lieu d’être optimiste.

C’est une bonne chose et chaque professionnel de santé soucieux de préserver l’image de marque du secteur de la santé devrait en toute bonne logique apporter une pierre à cet édifice pour barrer la route à tous ceux et celles qui, par des agissements immoraux, malsains, veulent nuire  au secteur de la santé  qu’il soit public ou privé.



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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 19:17 (2011)    Sujet du message: UN BAKCHICH DE 20 À 50 DH POUR SE SOIGNER! 3 PATIENTS SUR 10 «PAYENT» A RABAT ET CASA Répondre en citant

Édition N° 3627 du 2011/09/30 




 
UN BAKCHICH DE 20 À 50 DH POUR SE SOIGNER !

TROIS PATIENTS SUR DIX «PAYENT» DANS LES HÔPITAUX


RABAT ET CASABLANCA, VILLES CHAMPIONNES








Les patients affirment que «les expériences de corruption vécues concernent d’abord les infirmiers (63%), les médecins (16%) et les agents de sécurité (8%)». Les ambulanciers seraient également impliqués. Ils exercent des extorsions sur les accompagnateurs des patients transportés: du carburant pour le trajet par exemple 
 

  http://www.leconomiste.com/print/887412       



Voilà une autre étude sur la corruption qui va faire grincer des dents! Elle vise spécialement les hôpitaux et vient d’être réalisée par les consultants de Mazars au profit de l’Instance centrale de prévention contre la corruption (ICPC). Une institution qui depuis le référendum constitutionnel du 1er juillet 2011 a désormais changé de dénomination: l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption. L’étude commanditée par l’ex-ICPC, la première du genre, «a retenu la définition énoncée par Transparency Maroc». Celle-ci considère la corruption comme «l’abus d’un pouvoir reçu en délégation à des fins privées». D’ailleurs l’ONG avait elle-même déjà fait des rapports où justement le secteur de la santé émerge comme étant l’un des milieux les plus corrompus aux côtés de la justice, de la police et de la douane. Ce nouveau diagnostic basé sur une enquête de terrain livre un taux de corruption (voir infos). «Cet indicateur correspond au nombre de personnes ayant déclaré avoir eu recours à la corruption pour bénéficier d’un service, de droit ou en passe-droit, sur le total des personnes interviewées ayant bénéficié du même service…», selon le rapport. Ils étaient 1.197 personnes interrogées dans les villes de Casablanca, Rabat, Tanger, Oujda et Marrakech. Y compris les zones rurales de ces grandes métropoles. Les enquêteurs ont pu dresser ainsi une liste des différents actes de corruption. Il y a par exemple les rétributions indus et les pots-de-vin, le favoritisme, les gratifications… Mais aussi les traitements abusifs. C’est lorsqu’un «patient subit des traitements, prestations et services non nécessaires». Puis l’on retrouve aussi les surtarifications, les facturations frauduleuses basées sur des soins fictifs… 
L’un des grands constats est que les «pots-de-vin et les petits pourboires de 20 à 50 DH surtout constituent la forme de corruption la plus observée dans les établissements de soins». 


 



Les dispositifs les plus «contaminés» par ces pourboiressont l’accueil, l’information, l’orientation et la délivrance des certificats médicaux.Le numéro vert destiné «à dénoncer et à signaler les tentatives de corruption en milieu hospitalier» n’a pas servi à grand-chose. Il a été pourtant créé par le ministère de la Santé au même titre que les guichets spéciaux destinés à recevoir les plaintes des usagers. Dispositifs parmi d’autres instaurés par son Plan d’action 2008-2012. Comment expliquer le faible engouement des usagers sur ces moyens anti-corruption? Les professionnels de la santé jettent la balle aux citoyens. Ils les considèrent comme «l’élément déclencheur de tout acte de corruption». Ce qui est en partie vrai. Mais une telle déclaration laisse entendre que ces professionnels de la Santé ne sont visiblement pas tenus par leur propre moralité ou leur déontologie. 
Culturellement, les gratifications en milieu rural sont une «reconnaissance». Acte qui pour les habitants d’un douar exprime une solidarité vis-à-vis de «la situation pitoyable du personnel et sa disponibilité 24h/24h». 
Toujours est-il que dans les établissements de santé publique, «3 personnes sur 10 ont déclaré avoir eu recours à la corruption pour bénéficier de prestations de soins». La corruption est plus répandue dans les établissements publics (hôpitaux et centres de santé publique) que dans les institutions privés (cliniques privées). Sa fréquence passe du simple au double. C’est surtout dans les grandes agglomérations où corrupteurs et corrompus sévissent. «Casablanca et Rabat affichent les taux de corruption les plus importants», relève l’étude. C’est Oujda qui s’avère être la moins touchée.

F. F. L'ECONOMISTE  
 
 
 

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 21:05 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant

 
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Les hôpitaux malades de la corruption
 Publié le : 02.10.2011 | 12h38
  
 

Pots-de-vin, assistance de personnes influentes (favoritisme)
et avantages en nature sont les grandes formes de corruption
énumérées par une étude réalisée par le cabinet Mazars.

 



L'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) vient de rendre publique l'intégralité de l'étude sur la corruption dans le secteur de la Santé. Réalisée par le cabinet Mazars, cette étude jette une lumière crue sur le phénomène. Elle tente surtout d'en cerner l'ampleur et d'en expliquer les tenants et les aboutissants. S'agissant des différentes formes que prend la corruption, l'étude montre ainsi qu'elles peuvent être regroupées en trois catégories : les pots-de-vin, l'assistance de personnes influentes (favoritisme) et les avantages en nature. Les pots-de-vin et les petits pourboires constituent la forme de corruption la plus observée dans les établissements de soins. Selon les professionnels de santé, cette forme de corruption est généralement déclenchée par les citoyens. Les montants des pots-de-vin sont généralement inférieurs à 100 DH (75%). Les acteurs rencontrés s'accordent sur la prépondérance des montants compris entre 20 et 50 DH. Les petits pourboires (moins de 20 DH) sont plus répandus dans les hôpitaux publics. Les dispositifs les plus « contaminés » par ces pourboires sont l'accueil, l'information et l'orientation et la délivrance des certificats médicaux.

La planification des interventions chirurgicales est le dispositif qui coûte le plus cher en matière de corruption, aussi bien au niveau des établissements de soins publics que privés. Au-delà de la planification des interventions, les hôpitaux publics affichent les montants de la corruption les plus élevés respectivement au niveau des dispositifs liés à l'attribution de fournitures médicales, la transfusion sanguine, l'admission et la tarification. Au niveau des centres de santé dans le milieu rural, les cadeaux en nature constituent une forme de corruption relativement répandue. Par ailleurs, l'étude montre que globalement les pratiques de corruption sont plus répandues dans les établissements publics (hôpitaux et centres de santé publics) que privés (cliniques privées). L'enquête menée auprès des citoyens montre que le rapport est du simple au double en termes de fréquence du phénomène.
Selon les professionnels de la Santé, les aspects culturel et comportemental des citoyens sont les principaux facteurs qui favorisent la corruption dans les établissements de soins publics.

Et le privé ?

Dans le secteur privé, les manifestations de la corruption concernent essentiellement les pratiques de sur-taxation des prestations, des traitements abusifs ou non nécessaires ainsi que la facturation de traitements fictifs. D'autres pratiques résultent des diverses interactions avec le secteur public. De plus, les manifestations de la corruption se traduisent tout au long du circuit de prise en charge du patient. Ces manifestations sont répandues au niveau de l'ensemble des spécialités/services de l'offre de soins avec une forte concentration au niveau des services dits chauds (urgence, accouchement et hospitalisation). 

De par leur caractère urgent et critique sur la santé, l'admission et la planification/programmation des opérations chirurgicales semblent être les points où la vulnérabilité des victimes de la corruption est la plus importante avec des taux de corruption respectivement de 53% et de 43%. 

La population manifeste plus de vulnérabilité et cède à la facilité de la corruption. Parmi les enseignements les plus importants révélés par l'étude : les citoyens sont à la fois victimes et complices. Les avis divergent quant à l'acteur initiateur de la corruption dans les rapports liant le citoyen avec le personnel de santé. Selon les professionnels de santé, «Le citoyen est l'élément déclencheur de tout acte de corruption». Il serait complice dans la majorité des pratiques de la corruption. En revanche, les citoyens dénoncent les extorsions exercées par le personnel de santé : ils déclarent à 55% que les pots-de-vin versés ont pour origine une demande du personnel de santé dont 25% seraient des extorsions explicites. 

Par ailleurs, la non dénonciation des extorsions qui seraient exercées par le personnel de santé peut être assimilée à une implication tacite du citoyen. La réticence à la dénonciation encourage les acteurs de la corruption à poursuivre leurs démarches d'extorsion et de chantage, le cas échéant. Malheureusement la présence d'intermédiaires complique les choses. Ces derniers profitant des défaillances du système.
Pour ce qui est des facteurs favorisant la corruption, ils sont aussi nombreux que divers selon l'étude. Ils constituent autant de leviers qui doivent être pris en compte dans le cadre de la prévention et de la lutte contre ce mal. Il s'agit principalement de la banalisation du phénomène et de la prédisposition de la population à corrompre grâce aux pressions exercées par des personnes influentes. 

Il s'agit aussi de la connaissance limitée des mesures anticorruption mises en place, de l'insuffisance des mécanismes de dénonciation et de l'environnement de travail jugé faiblement adapté. L'étude conclut que la corruption est un phénomène complexe. Son éradication n'est pas chose aisée. Elle requiert avant tout la coordination entre les différents acteurs, l'implication des représentants de la société civile (syndicats, associations,…) dans le cadre des actions de communication et de sensibilisation de la population et la mise en œuvre des mécanismes de suivi et d'évaluation.

ImpactSelon l'étude, le ministère de la Santé a engagé d'importantes actions pour la modernisation du secteur et la lutte contre la corruption. Ces actions sont en relation avec l'organisation des services (parcours de soins, accueil, urgences, affichage…), la gestion des ressources humaines (recrutement, avancement, mouvements….), la gestion des médicaments (centralisation des achats, encouragements des génériques, construction des dépôts régionaux de médicament…) et avec le contrôle et l'inspection (audit de performance, inspections des services, inspection des cliniques privées….). En revanche, l'impact attendu de ces actions, malgré leur importance, n'est pas encore suffisamment perceptible par les citoyens.


 
 
 
Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 21:07 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant


 


 


  
 






 
 




Les hôpitaux malades de la corruption
Abdelwahed Rmiche
Le matin : 02 - 10 - 2011







Pots-de-vin, assistance de personnes influentes (favoritisme) 
et avantages en nature sont les grandes formes de corruption 
énumérées par une étude réalisée par le cabinet Mazars.




L'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) vient de rendre publique l'intégralité de l'étude sur la corruption dans le secteur de la Santé. Réalisée par le cabinet Mazars, cette étude jette une lumière crue sur le phénomène. Elle tente surtout d'en cerner l'ampleur et d'en expliquer les tenants et les aboutissants. S'agissant des différentes formes que prend la corruption, l'étude montre ainsi qu'elles peuvent être regroupées en trois catégories : les pots-de-vin, l'assistance de personnes influentes (favoritisme) et les avantages en nature. Les pots-de-vin et les petits pourboires constituent la forme de corruption la plus observée dans les établissements de soins. Selon les professionnels de santé, cette forme de corruption est généralement déclenchée par les citoyens. Les montants des pots-de-vin sont généralement inférieurs à 100 DH (75%). Les acteurs rencontrés s'accordent sur la prépondérance des montants compris entre 20 et 50 DH. Les petits pourboires (moins de 20 DH) sont plus répandus dans les hôpitaux publics. Les dispositifs les plus « contaminés » par ces pourboires sont l'accueil, l'information et l'orientation et la délivrance des certificats médicaux.


La planification des interventions chirurgicales est le dispositif qui coûte le plus cher en matière de corruption, aussi bien au niveau des établissements de soins publics que privés. Au-delà de la planification des interventions, les hôpitaux publics affichent les montants de la corruption les plus élevés respectivement au niveau des dispositifs liés à l'attribution de fournitures médicales, la transfusion sanguine, l'admission et la tarification. Au niveau des centres de santé dans le milieu rural, les cadeaux en nature constituent une forme de corruption relativement répandue. Par ailleurs, l'étude montre que globalement les pratiques de corruption sont plus répandues dans les établissements publics (hôpitaux et centres de santé publics) que privés (cliniques privées). L'enquête menée auprès des citoyens montre que le rapport est du simple au double en termes de fréquence du phénomène.
Selon les professionnels de la Santé, les aspects culturel et comportemental des citoyens sont les principaux facteurs qui favorisent la corruption dans les établissements de soins publics.


Et le privé ?


Dans le secteur privé, les manifestations de la corruption concernent essentiellement les pratiques de sur-taxation des prestations, des traitements abusifs ou non nécessaires ainsi que la facturation de traitements fictifs. D'autres pratiques résultent des diverses interactions avec le secteur public. De plus, les manifestations de la corruption se traduisent tout au long du circuit de prise en charge du patient. Ces manifestations sont répandues au niveau de l'ensemble des spécialités/services de l'offre de soins avec une forte concentration au niveau des services dits chauds (urgence, accouchement et hospitalisation).
De par leur caractère urgent et critique sur la santé, l'admission et la planification/programmation des opérations chirurgicales semblent être les points où la vulnérabilité des victimes de la corruption est la plus importante avec des taux de corruption respectivement de 53% et de 43%.


La population manifeste plus de vulnérabilité et cède à la facilité de la corruption. Parmi les enseignements les plus importants révélés par l'étude : les citoyens sont à la fois victimes et complices. Les avis divergent quant à l'acteur initiateur de la corruption dans les rapports liant le citoyen avec le personnel de santé. Selon les professionnels de santé, «Le citoyen est l'élément déclencheur de tout acte de corruption». Il serait complice dans la majorité des pratiques de la corruption. En revanche, les citoyens dénoncent les extorsions exercées par le personnel de santé : ils déclarent à 55% que les pots-de-vin versés ont pour origine une demande du personnel de santé dont 25% seraient des extorsions explicites.
Par ailleurs, la non dénonciation des extorsions qui seraient exercées par le personnel de santé peut être assimilée à une implication tacite du citoyen. La réticence à la dénonciation encourage les acteurs de la corruption à poursuivre leurs démarches d'extorsion et de chantage, le cas échéant. Malheureusement la présence d'intermédiaires complique les choses. Ces derniers profitant des défaillances du système.


Pour ce qui est des facteurs favorisant la corruption, ils sont aussi nombreux que divers selon l'étude. Ils constituent autant de leviers qui doivent être pris en compte dans le cadre de la prévention et de la lutte contre ce mal. Il s'agit principalement de la banalisation du phénomène et de la prédisposition de la population à corrompre grâce aux pressions exercées par des personnes influentes.
Il s'agit aussi de la connaissance limitée des mesures anticorruption mises en place, de l'insuffisance des mécanismes de dénonciation et de l'environnement de travail jugé faiblement adapté. L'étude conclut que la corruption est un phénomène complexe. Son éradication n'est pas chose aisée. Elle requiert avant tout la coordination entre les différents acteurs, l'implication des représentants de la société civile (syndicats, associations,…) dans le cadre des actions de communication et de sensibilisation de la population et la mise en œuvre des mécanismes de suivi et d'évaluation.
Impact
Selon l'étude, le ministère de la Santé a engagé d'importantes actions pour la modernisation du secteur et la lutte contre la corruption. Ces actions sont en relation avec l'organisation des services (parcours de soins, accueil, urgences, affichage…), la gestion des ressources humaines (recrutement, avancement, mouvements….), la gestion des médicaments (centralisation des achats, encouragements des génériques, construction des dépôts régionaux de médicament…) et avec le contrôle et l'inspection (audit de performance, inspections des services, inspection des cliniques privées….). En revanche, l'impact attendu de ces actions, malgré leur importance, n'est pas encore suffisamment perceptible par les citoyens. 


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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 20:28 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant

lahawla wa la  koata ila bilah
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MessagePosté le: Mer 16 Nov - 17:57 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant

tous ce que vous avez dit c'est juste mais qu elle est la solution ?
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MessagePosté le: Ven 18 Nov - 01:19 (2011)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire Répondre en citant

EN VRAC


Refaire le monde :
refaire notre culture , religieuse morale , éthique civique et citoyenne,
personnelle, toute notre  ré-éducation , scolaire familiale et celle de la rue 
payer les gens correctement développer le sens de ETRE au lie de celui d'AVOIR 
la culture et non les apparences, le  vêtir , le paraître 
la suffisance, l'estime de soi et le respect d'autrui , de ses droits....
développer la justice , mais il faut effacer celle-là !
Bien des choses...
Je vous laisse continuer 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:37 (2017)    Sujet du message: Corruption dans les hôpitaux : les victimes préfèrent se taire

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